<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719</id><updated>2011-08-20T14:08:31.403+02:00</updated><title type='text'>Nihil ex nihilo</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>128</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5106120137033615987</id><published>2011-03-15T20:24:00.001+01:00</published><updated>2011-03-15T20:37:20.373+01:00</updated><title type='text'>Ritournelle</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il s'agissait de rassembler le plus de personnes disparates dans un minimum d'espace. Faire que les conversations s'éteignent avant de débuter, avec l'envie qui se ferme au rythme du volume sonore et oublier le bruit de la mort qui cogne aux fenêtres. Manœuvrer entre ceux qui l'ouvrent, ou font semblant, les centres d'attention, les lèvres bleuies par le vin, la fumée froide de cigarette, les dents grisées. Pousser les meubles pour que rien ne s'arrête, ne pas penser au lendemain disaient-ils en piaffant d'impatience, jusqu'à la prochaine information qui circulera sur l'éventualité d'une continuation, dans un autre lieu, avec d'autres gens, si possible en sous-sol. Le renouvellement des corps viciés dans un processus invariable de climatisation physiologique, jusqu'à ce que le premier tombe.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors les têtes se levaient comme pour marquer la mesure&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;- on y va, là, après ? Il me dit  qu'il vient d'arriver, c'est blindé&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il aime ce genre d'endroit et de moment, affirme-t-il, être fondu dans une masse de tons indicibles, le champ de vision flou, du brouillard et une lumière tamisée, avoir l'impression, même, de ne plus exister tellement chaque posture est interchangeable. Vivre sa vie en ricochet noyé dans une lame de fond collective. On décollerait leurs visages sur des pics en cure-dents, ils se les échangeraient en rigolant, se cacheraient derrière, se les tendraient l'un après l'autre ces masques luisants, rien à foutre. C'est ainsi qu'il faut s'amuser, évider sa cervelle en petites boules de melon ou de glace, bien arroser de liqueur, allumer. Sel et poivre&amp;nbsp;: resservir jusqu'à saturation.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle se tortille sur une jambe, se croise les mains, les passe dans ses cheveux, plisse les yeux, retrousse son nez, se gratte la gorge, lui caresse l'épaule, fait reposer son menton sur deux doigts, son coude appuyé dans une autre paume. Elle ressemble à ces petits mannequins de bois pour apprendre le dessin, sauf que tout va trop vite et qu'elle risquerait de percer le sol tellement elle tourne sur elle-même. Si elle n'y prend pas garde, elle arrivera à l'étage du dessous assis en pleine énigme policière sur écran projetant des lumières d'ambiance colorée sur le mur. Elle se ravise, elle tente la contenance, quelques secondes, puis elle rit si fort que le reste se retourne et s'arrête, provisoirement.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je crois entendre le coucou qui chante dans le coucoutier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5106120137033615987?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5106120137033615987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5106120137033615987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2011/03/ritournelle.html' title='Ritournelle'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4377901489752126663</id><published>2011-02-12T03:59:00.001+01:00</published><updated>2011-02-15T19:29:11.574+01:00</updated><title type='text'>Impeccable</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il dit que les poules ont toujours besoin d'un coq, que c'est comme ça, qu'elles sont mieux avec que sans, que ça les rassure. Il le dit avec ses dents qui n'en sont plus, l'espèce de chuintement caractéristique de prothèse et la lèvre inférieure en dedans. C'est comme si je me forçais, en fait, à ressentir un quelconque sentiment positif en sa présence, j'ai mal aux joues à force de me crisper à sourire. La cuisine sent la potée au chou froide, la toile cirée colle, des mouches finissent de crever dans un serpentin de glu, accroché au plafond. Sa femme a l'air foncièrement débile, ils mangent dans des assiettes en plastique et lisent des petits fascicules de &lt;i&gt;Nous Deux&lt;/i&gt;. Les restes de nourriture qui surnagent me dégoûtent, il a de grosses mains et des doigts larges et aplatis, le dessous des ongles noirs.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout cela commence inéluctablement à sentir le cadavre, et l'humanisme est une insulte, m'a-t-on dit un jour, et j'ai trouvé la formule heureuse. En réalité, sa vie m'indiffère le plus absolument du monde, sa figure de bibliothèque illettrée me creuse, et j'essuierais bien mes chaussures sur son bon sens populaire, s'il ne m'avait pas raconté son histoire, peut-être inventée, d'un petit geste de résistance.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je pourrais lui préparer un gâteau à base de têtes de poussins qu'il ne s'en rendrait pas compte. Il dirait qu'il trouve ça bon, qu'il a congelé le reste, et sa femme agiterait sa peau du cou de dindon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4377901489752126663?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4377901489752126663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4377901489752126663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2011/02/impeccable.html' title='Impeccable'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8054032044888107021</id><published>2010-11-23T02:33:00.000+01:00</published><updated>2010-11-23T02:33:33.167+01:00</updated><title type='text'>Cadre</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est au terme d'un énième métamorphose que je pense avoir compris le truc, les rideaux fermés, la subsistance en roue libre : il n'y aura pas de fin. Ce n'est même pas que l'idée rassure, non, ce n'est pas cela, c'est juste une idée qui colle, le carré qui rentre dans le bon trou et le rond pareil. Ça glisse, c'est fait pour, il n'y a pas grand-chose d'autre à chercher, et le doute te mettra en joue.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Poser une question, c'est déjà désobéir, qu'ils disaient, les hommes taillés pour écraser de leurs bottes tout le reste. Les brindilles sur le bord de la route, les feuilles mortes, le frôlement du balai sur le goudron, le danger, l'idée folle d'un pistolet tiré. De celles qui touchent du doigt l'antiphrase, car il n'y a rien à réfléchir, juste des réflexes à pousser l'un vers l'autre, attendre que l'électricité s'occupe de tout. Oui, les muscles prendront le relai, l'automatisme automatique des articulations huilées. A sa place, tout rentrera.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est au terme d'un terme qui n'en était pas un que j'ai cru le comprendre, l'espèce de hic essentiel, le terme qui déroule tous les autres comme d'autres construisent des murs brique après brique, mortier ciment jointure. Le mouvement : ne jamais s'arrêter si tu tombes tu meurs, encore avancer et marteler la troupe, indifférence larvée des scories – comme une évidence, ce qui ne se remarque pas s'énonce clairement.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A la fin de ces rêves encerclés en de petits ballots de paille alignés l'un vers l'autre dans un équilibre savant, disposés pour que jamais l'édifice ne s'écroule (au pire, on sentira rapidement l'odeur du brûlé demain), j'ai compris, il me semble, quel était le cœur de l'argument : ne deviens pas humain. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8054032044888107021?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8054032044888107021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8054032044888107021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/11/cadre.html' title='Cadre'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5444537176300609824</id><published>2010-11-22T02:47:00.000+01:00</published><updated>2010-11-22T02:47:02.978+01:00</updated><title type='text'>Bleu horizon</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ça leur donne une occupation, un but, une régularité. Un rythme et des habitudes, d'autres font bien pousser des plantes en pot. Ils disent : «&amp;nbsp;et dire qu'il m'arrivait là il y a encore peu de temps&amp;nbsp;», avec le geste de se cisailler la poitrine, et même un peu en dessous. Certaines admettent que ça a recadré leur vie, que cela leur a offert quelque-chose qui manquait, comblé un vide, les ritournelles. Une véritable école de la maturité, des responsabilités, ne plus se dire seul, plus jamais, une sorte de malédiction, une merde qui ne cesserait jamais de coller, et même qu'on pourrait en remplir des bidons et se fourrer la tête dedans, pour voir si on est encore capable d'y faire des bulles.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A leurs pieds des morceaux de chair, des lambeaux liquides, mous, flottant dans un bain de lait, de sperme et de sang, tirés à demeure, difficilement. Un peu comme une mauvaise blague élimée mais à laquelle tout le monde souhaite encore rire, par politesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le clair de lune pour unique réverbère, l'espoir en moins. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5444537176300609824?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5444537176300609824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5444537176300609824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/11/bleu-horizon.html' title='Bleu horizon'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6460183638401556649</id><published>2010-11-03T23:44:00.000+01:00</published><updated>2010-11-03T23:44:13.187+01:00</updated><title type='text'>Champignon</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce n'est pas dans le cœur, que ça se passe, s'il fallait le situer quelque-part, ça serait plutôt dans la peau du crâne, à l'intérieur, quelque-chose qui pousse, qui n'a pas suffisamment de place, qui serait  assise au milieu d'une grande pièce, la nuque pliée, douloureuse, acide, et pleine de regards tout autour, du haut, rivetés, comme des néons mal réglés, des mouches à l'agonie sur le dos, qui tournent, tentent de se débattre et n'ont certainement pas une quelconque conscience de l'absurde et du pilote automatique qui se met en marche, la bouche qui se ferme, les yeux clos, cousus, collés. L'écho étouffé des cadavres dans lesquels on s'enfonce, les deux pieds devant, les deux pieds dedans, la chair est trop molle, liquide, de plusieurs jours et de plusieurs mois de décomposition. On s'y essuie le dessous des chaussures, on le souligne, râpé, cloué, crocheté.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Trop en avaler à se déchirer la bouche, la mâchoire qui crie à l'aide, poussée, frottée, écartelée : sectionner en de nombreux petits bouts et en de nombreux endroits, faire en sorte que tout explose dès qu'on la tire même de nulle part, que tout s'effondre et qu'on en parle plus. Déblayé, rangé, casé, et il y en a beaucoup (un une plusieurs) à juger, estimer, soupeser, classer, avoir la bonne réponse à la bonne place, toujours au singulier, les tiroirs tirés, glissés, définis, le mot qu'il faut, le moment t, l'engrenage.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'huile, en quelque sorte, celle qui fait coulisser les gonds des portes d'armoires.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6460183638401556649?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6460183638401556649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6460183638401556649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/11/champignon.html' title='Champignon'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5817043013644065169</id><published>2010-10-17T02:58:00.000+02:00</published><updated>2010-10-17T02:58:11.596+02:00</updated><title type='text'>Bis</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tous les soirs, les choucas et les corbeaux se rejoignent pour aller dormir dans les arbres du bois. Ils arrivent par différents groupes de directions différentes, des plus denses des plus petits. Puis ils s'amassent en une grosse nuée – quelques oiseaux se battent parfois en périphérie, puis passent à autre chose, suivent le mouvement. Une nuée qui enfle, rétrécit, se dilate, et tourne sans cesse, comme si elle glissait sur les rebords d'un entonnoir, toujours un peu plus bas mais pas tout de suite. La descente dans l'arbre n'est pas directe, ils tournent, s'énervent, croassent, on dirait qu'ils se font des signes, se disent des choses, prêts pour l'atterrissage désarmement des toboggans.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;D'en bas, ils ont l'air bien cons, on se demande : mais pourquoi tant de simagrées, et pourquoi ne vont-ils pas se coucher, c'est qu'il commence à faire froid et il y a encore le dîner à préparer. C'est que nous sommes si différents, si autres, pas comme ça, pas à tournoyer pendant de longues et froides minutes pour faire quelque chose qui aurait pu se régler en quelques secondes – voilà, posez-vous et qu'on n'en parle plus. C'est qu'ils le font tous les soirs en plus, ils ne s'en souviennent pas, cervelle de piaf elle a bien une raison cette expression, nous on aurait déjà su quelle trajectoire était la meilleure, la meilleure façon de ne pas se faire remarquer et comment éviter les prédateurs,  nous on aurait même pu construire un pont ; elle sert à ça notre grosse tête. Non, nous ne sommes pas comme ça, nous sommes autres, jamais les mêmes causes ne produisent les mêmes effets, jamais de déjà vu, toujours la marche inéluctable vers un progrès sans fin, du neuf du nouveau du renouveau, toujours apprendre de ses erreurs et en faire des dictons. La bonne blague.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Heureusement un peu plus tard  les ailes du dernier retardataire feuleront dans le silence.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5817043013644065169?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5817043013644065169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5817043013644065169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/10/bis.html' title='Bis'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4551153326511383545</id><published>2010-09-20T17:18:00.000+02:00</published><updated>2010-09-20T17:18:40.703+02:00</updated><title type='text'>Chauffe, Marcel.</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est qu'on n'en peut plus, vous savez, de toutes vos amitiés factices, vos hystéries surjouées, vos petites formules à la file, vos mains qui se serrent, vos haines mercantiles, vos dents en plastique, vos paupières puant l'ennui et vos regards l'un vers l'autre, toujours, omniprésents, sous surveillance étroite du risque de déraper. Vos mèches bien peignées, vos ne pas en faire trop, vos casses, vos tests, vos moucherons à merde collés sur vos gencives. Il y en a tellement des comme vous, l'un après l'autre, sans cesse renouvelés, si ce n'est pas toi c'est donc ton frère, à la chaîne, en cadence infernale, tellement de bruit, tellement de heurts, on n'en peut plus de vos malheurs tellement uniques, si dispensables, vos feintes, vos petits salamalecs, vos yeux qui clignent, vos rictus malades, toutes ces choses à raconter, les clous qui se chassent, l'un, l'autre, et se remplacent. L'un et l'autre, ici, là, et ailleurs, partout, encerclant, tapant des pieds, vous mortifiant, pardon madame merci madame, vos gémissements, vos bonnes, blagues, vos réflexes, vos castes, vos coups joués d'avance et vos nuances ternies. Tout comme vos bavardages, vos bouches toujours ouvertes, sèches, et les échos qui remplissent les silences trop courts de vos prises de respiration. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4551153326511383545?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4551153326511383545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4551153326511383545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/09/chauffe-marcel.html' title='Chauffe, Marcel.'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6490502173613216714</id><published>2010-08-26T15:13:00.000+02:00</published><updated>2010-08-26T15:13:55.731+02:00</updated><title type='text'>Viaduc</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ça sentait le catéchisme, et la soupe poireaux-pommes-de-terre froide, l'air un peu perdus avec leurs cartes de randonnée et leurs sandales orthopédiques. Comme s'ils se devaient de parler, conjurer le sort d'une atmosphère trop lourde, trop vieille, sentant la charogne et les conversations bon teint. Comme pour oublier le pain mou, les gaz du lendemain, l'haleine à l'ammoniaque, les cheveux secs, blancs, qui s'arrachent par poignées. Ils piapiataient dans tous les sens, faisaient semblant de rire, la main devant la bouche, les yeux grands ouverts, pour de faux, quand l'un des leurs tentait une sortie :&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- On s'est mariés pour le meilleur  et pour le pire, hein, pas vrai ?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Oui, et surtout pour le pire.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Assis en rond, ou face à face, le cliquetis des couverts insupportable à entendre seul, ils en rajoutaient donc des louches à mesure que les plats en sauce faisaient leur apparition.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Oh, et elle a eu ses enfants tard,  à 24 ans...&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Las depuis leur naissance à apprendre par cœur la position d'une fourchette à poisson, les choses qu'ils ne diront jamais, les nez repoudrés, les serviettes repliées les mains derrière le dos. Toutes leurs récitations honteuses, les doigts dans l'encrier pris sur le fil accroché à la patte d'une mouche. Des cernes tombantes, sur leurs joues, comme tout un corps en fuite, coulant, s'excusant, presque, d'avoir un jour crié trop fort – en pensée.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au regard traînant de l'une d'elles sur le papillon posé sur la table, j'en déduisais qu'elle l'enviait, lui, de savoir sa mort pour le lendemain.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6490502173613216714?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6490502173613216714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6490502173613216714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/08/viaduc.html' title='Viaduc'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5943421807560034951</id><published>2010-08-04T16:05:00.000+02:00</published><updated>2010-08-04T16:05:46.922+02:00</updated><title type='text'>Domestication</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des fois, au fond du crâne, derrière, ce n'est pas vraiment un rêve mais plutôt une sorte de vision, je prends de l'élan près de la porte, cours quelques mètres, m'appuie sur la chaise devant la fenêtre et m'envole. Évidemment, même s'il m'arrive de regarder les oiseaux par en-dessous et d'essayer d'analyser la mécanique du mouvement, je ne vole pas, au mieux je rebondis quelques secondes et m'écrase bien vite, en bas, pas même le temps certainement d'agiter les jambes. Parfois je passe aussi en revue tous les étages connus, du plus bas au plus haut, et j'imagine la chute, les quelques instants supplémentaires de répit, penser à ce qu'on pense à ce moment-là, si on pense quelque-chose à part qu'on va bien se l'exploser, la gueule.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout ce qui dérive, et flotte, crâne mollement dans des échauffourées, il y a des gens aussi, ils existent, je le sais, qui réfléchissent des heures et des jours à la fermeté de leur poignée de main, qui font des exercices pratiques, des séminaires de mise en condition, avec des petits stylos faits pour l'occasion posés sur des chaises, et des papiers à en-tête.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et c'est là que je referme la fenêtre, pour plus de précaution.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5943421807560034951?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5943421807560034951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5943421807560034951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/08/domestication.html' title='Domestication'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3565298335791315466</id><published>2010-07-16T15:56:00.003+02:00</published><updated>2010-07-16T20:26:16.127+02:00</updated><title type='text'>Sans queue ni tête</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce sont des cliquetis de vases, de fourchettes et de sucs gastriques. Des bols alimentaires en dissolution, des miettes surfant dans des tubes, des litres et des litres pour faire passer, éviter que ça remonte façon fourmis en expédition («&amp;nbsp;Salut !&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Salut !&amp;nbsp;»). Le clinquant des paupières baissées pour l'occasion, et les bras levés de la victoire. L'érotisme, c'est de monter ces escaliers le début de ta faute, à te retrouver avec lui derrière toi sans personne. Tu n'aimes pas depuis qu'on te suive sur des marches et te demandes aussi pourquoi les portes de sortie sont en hauteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vous parlez de quoi ? Tu ne t'en souviens pas ; la tête te grésille et tu t'interroges encore, à savoir pourquoi tu n'as pas hurlé, ou cassé un truc, fait du bruit n'importe quoi comme improviser un projectile de manière à ne pas, certes, voir ta caution remboursée, mais empêcher ce qui commençait et que d'un coup tout s'arrête. Rien à laver plus tard, à effacer, à rationaliser, à rassembler en images matérielles, à avoir le choix, à oublier. Peut-être te semblait-il si absurde de devoir te défendre, à ce moment-là.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu ne sais toujours pas et te dis que forcer les souvenirs ne serait pas une bonne chose, qu'il y aurait de l'incohérence, des questions en suspens, des lèvres mouillées ça va encore mais pas, non, cet élastique qui tire et la réalisation que l'avenir immédiat semble bien mal embouché. Le poids autrefois si léger, ta cervelle en terrain vague, attendre que ça passe, sa petite affaire terminée. Le voir comme un cadavre en action et devenir plastique, verre, boite automatique, chose pas là, fantôme. Une jambe en nuage sur laquelle se frotte un teckel. Tout au mieux un sujet à tourner en dérision, vu que c'est la dernière chose qu'il te reste.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3565298335791315466?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3565298335791315466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3565298335791315466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/07/sans-queue-ni-tete.html' title='Sans queue ni tête'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5626089981297230861</id><published>2010-06-16T19:38:00.003+02:00</published><updated>2010-06-16T21:12:19.462+02:00</updated><title type='text'>Pleine Lune</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'esprit en perpétuelle tension. A gérer, calculer, assimiler, informer. Ne pas trop faire peur (pas plus loin que le divertissement), respecter et tranquilliser. Sur la brèche en permanence, avec les tendons qui craquent, comme l'unique point fixe et solide au milieu de murs qui s'effondrent. Ne pas faire attention à la poussière qui s'accumule sur tes épaules, oublier tes yeux qui grattent, et tes oreilles seront vite bouchées par les gravats. Se concentrer, sur autre chose, ce n'est qu'un mauvais moment à passer.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Se mettre entre parenthèses, comme ces animaux à carapace, ceux à piquants aussi qui se figent dans un mouvement de défense bien rôdé (depuis tout ce temps c'est sûr). Espérer qu'on ne détecte pas ton souffle, te tenir la bouche certes, mais tenir surtout en place. La moindre vibration suspecte, le moindre grésillement en trop pourra faire basculer la douleur dans l'autre sens, vers l'irréversible.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et là : clac.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5626089981297230861?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5626089981297230861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5626089981297230861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/06/pleine-lune.html' title='Pleine Lune'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6831032546951431947</id><published>2010-06-13T01:07:00.000+02:00</published><updated>2010-06-13T01:07:47.072+02:00</updated><title type='text'>Tarte à la crème</title><content type='html'>Il y a le monde où les femmes sont des anges à la patience infinie et les hommes des chiens fous brûlant leur jeunesse par tous les bouts. Un monde qui s'ennuie tellement où que faire d'autre à part compter les balles, un et deux divisées pour mieux régner et où d'autres soulèvent les fesses devant une façade murée. Il y a ce monde où les gens s'embrassent, comme dans les films, ceux qui pensent à la photo d'abord, le bustier bien en place, les mains là où il faut. Il y a ceux qui placent les souvenirs avant tout, avant même qu'ils arrivent, prêts à tout pour l'image qu'ils laisseront sur la cheminée, sur la table de nuit, ou dans l'entrée histoire de te mettre en condition quand tu leur rendras visite. Il y a ce monde où ils crient dans la rue, des paniers remplis et des paillettes sur le front – parce que c'est la tradition. Il y a ce monde où ils parlent pour ne rien dire, où le but du jeu consiste à remplir le silence, quoiqu'il en coûte, et où les mots n'ont pas le sens qu'on leur intime, en général. Il y a ce monde gavé à craquer, surchauffé et sec, de champs d'échardes et d'eau impropre à la consommation, ce monde où ils répètent à l'envi ce qui a été entendu la veille, et où ils étendent à l'infini des informations qui n'en sont pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et parfois le bonheur me fait tellement mal au cœur qu'il en coule par les yeux. Ce qui ne tient à pas grand-chose, vous en conviendrez, comme ces filaments de salive tendus entre deux doigts. Ces choses fragiles, fugaces, fuyantes. Une musique, un texte, les deux qui se mélangent et la vue qui se brouille. La toute toute petite encadrée de noir, brute, à l'air, respirant, éclatant, avec les infirmes tâches de rose qu'on n'avait pas détectées, ni analysé, traité, passé au cerveau, remonté tout là-haut jusqu'à ce que ça fasse bing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans demander son reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6831032546951431947?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6831032546951431947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6831032546951431947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/06/tarte-la-creme.html' title='Tarte à la crème'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-151316396208611304</id><published>2010-06-01T17:28:00.002+02:00</published><updated>2010-06-01T17:33:11.749+02:00</updated><title type='text'>Lessive</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils ont des yeux tristes, des peaux grasses, des cheveux hirsutes, des ceintures colorées et des dents jaunes, des polos rentrés dans leurs pantalons, des revers à leurs jeans. Ils rient, ils rient, ils rient, collés, des élevages de pucerons sur des bâtons sucrés, bien serrés, bien au chaud, et tous tournent la tête l'un vers l'autre et se regardent derrière les rideaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des avalanches de bonnes idées, de bons mots (applaudissements), les entraides se défont à mesure que les gens passent, s'enroulent et reviennent, au gré des relais d'opinion, des personnes en vue, des rumeurs persistantes sur untel, le voisin, de loin, celui qui ne parle pas assez pour être honnête. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une existence tendue dans un unique mouvement, une oscillation permanente, un tournis sans fin sans faille, des joues qui rosissent, des sourcils relevés. Et ils s'en vont main dans la main, épingle à cheveux et peaux de bananes («&amp;nbsp;tu ne l'as pas volée celle-là&amp;nbsp;»). Un mouvement de foule, la vague dans les gradins, la huée des spectacles et des mises en scène bien rodées pour confronter l'ennui et le mettre en cage.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Toujours alertes, suivis, guides, partenaires, jeux de dupes périssables, plans de table aléatoires, noyaux durs, peur, soumission. Serments de fidélité, partage, pour que jamais tu ne m'oublies. Dans les poches des petits cailloux secs et coupants, les mains saignent et les pupilles s'irritent, telle la poire pour la soif.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Prendre conscience de la clameur, du vide, et comme des cloportes sur le dos : paniquer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-151316396208611304?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/151316396208611304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/151316396208611304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/06/lessive.html' title='Lessive'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4467283121750809463</id><published>2010-05-13T16:16:00.001+02:00</published><updated>2010-05-13T16:46:40.106+02:00</updated><title type='text'>Julius &amp; Augustus</title><content type='html'>La vie, ce n'est pas ça, même s'il n'y a aucune définition valable. Ce n'est pas les gens qui se croisent dans les rues. Ce n'est pas cet homme, assis sur son rocher comme une grenouille et qui pérore des affaires en cours, de l'actualité, des scandales, des débats. La vie, ce n'est pas ça. Ce n'est pas les coups d'œil de portières, les dragues aux feux rouges, les airs entendus. La vie, ce n'est pas untel qui a dit d'un autre qu'il bouffait comme un porc. La vie, ce n'est pas ça, ce n'est pas savoir que Monsieur Ducon a tel ou tel avis parce qu'il lit le journal. Ce n'est pas ces trois abrutis qui discutent des femmes en laisse et qui rient. La vie, ce n'est pas ça, ce n'est pas raconter du pâté dans la bouche les alertes incendie, les manigances, les spectacles du monde où le &lt;i&gt;peuple &lt;/i&gt;accuse ses dirigeants de maux inventés. La vie ce n'est pas ça. La vie ce n'est pas s'agiter tellement qu'on oublie l'idée même du silence. La vie ce n'est pas ça. Ce n'est pas les comptes sur des grilles de lotos, des dessins gribouillés au téléphone, des pucerons, des charognes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne fonctionne pas. Pas comme de la colle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4467283121750809463?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4467283121750809463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4467283121750809463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/05/julius-augustus.html' title='Julius &amp; Augustus'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2600074587297812462</id><published>2010-05-10T22:19:00.003+02:00</published><updated>2010-05-10T22:20:26.475+02:00</updated><title type='text'>Banquise</title><content type='html'>Rappelle-toi, disait-elle, que lorsque une personne te fait connaître un livre ou une musique que tu aimeras à la folie, cela n'aura rien à voir avec elle. Ne te laisse pas contaminer, disait-elle, ne laisse pas polluer tes souvenirs de mains écartelées dans le vide, la tête posée presque à l'envers sur le matelas, par des émotions annexes. En trop. Ne te laisse pas identifier la figure d'un passeur avec celle de la mélodie se déroulant à l'intérieur de ton crâne, grattant l'os par en-dessous, rebondissant sur la chair de ta cervelle, en gouttes électriques irisant tous tes muscles. Cela n'a rien à voir, disait-elle, et des générations et des générations de naïfs ont été prises au piège, flouées par des connards en kit complet qui avaient les bonnes références, les mains roses et les bermudas retroussés. Il n'y a rien dans ce qu'ils te donnent qui ne leur appartienne, disait-elle, ils ont eu simplement la bonne idée d'être là au bon endroit au bon moment, et ce n'est pas un luxe, il n'y a pas de médaille à accrocher sur leur peau (même si cela pourrait les faire saigner). Efface tes yeux, nettoie tes oreilles, disait-elle, retrouve les reliques de leur absence, creuse, racle avec tes ongles, fais place nette. Sois seul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2600074587297812462?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2600074587297812462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2600074587297812462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/05/banquise.html' title='Banquise'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2868486735981241032</id><published>2010-05-06T15:57:00.000+02:00</published><updated>2010-05-06T15:57:43.691+02:00</updated><title type='text'>Baudruche</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il y a quelque chose de liquide dans tous ceux qui n'existent pas : ceux qui rentrent pour cocher leurs courses sur catalogue, qui allument la télé alignée au divan, ceux aux nounous noires et aux enfants blancs. Il y a quelque chose de rampant dans ces existences molles, des cheveux errant dans l'eau, des ventres mous, gazeux, comme une odeur de merde, aussi, dans leurs murs à moulures, leurs graines pour oiseaux savamment dispersées. Il y a quelque chose d'humide dans leurs réponses toutes faites, leurs gros yeux roulant, maman, comme une envie de conquête déçue, une saveur de nation. Il y a quelque chose de fondamentalement faux, dans leurs chaussures carrées, leurs mentons fuyants, leurs lunettes sans monture, leur souffle écrasant. Une chaleur en queue de rat, du malheur en tirelire, un peu de poudre, par petites touches, car point trop n'en faut. Il y a quelque chose d'amer dans leurs gestes cadrés, leurs cérémonies annuelles, leurs descentes aux flambeaux, des boucheries de chair, des corps qu'on entasse, ramassés à la pelle, un goût de caniveau. Il y a dans leurs fenêtres des meurtrières, larges d'adrénaline et coupées au couteau, des charnières invisibles, de l'humus – un peu trop. Il y a dans leurs escalades, leurs mélodrames sentis, leurs opinions prévues et leurs travaux forcés, quelque chose de mort, à bien vite enterrer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2868486735981241032?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2868486735981241032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2868486735981241032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/05/baudruche.html' title='Baudruche'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5533119090713943471</id><published>2010-04-11T17:41:00.005+02:00</published><updated>2010-04-11T17:43:50.163+02:00</updated><title type='text'>Oisiveté</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;(...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- et c'est comme ça que j'ai réussi à t'avoir &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- oui, mais ce n'est absolument pas ça qui m'a séduite chez toi &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ouais, mais quand même, regarde le, lui, il part en camping avec des filles, son duvet est cassé, il doit dormir avec une meuf, et ne la touche pas du tout &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- de toute la nuit ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- mais clair ! Il a même eu vachement de mal à dormir, essayant de se faire une frontière mentale avec le corps de la fille&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;- l'hallu, mais en même temps, moi ce que j'aime chez toi, c'est que tu sais ce que tu veux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ah non mais j'ai aussi mes barrières, mes limites, mais le truc, c'est que tu prends ton rôle de femme vachement au sérieux, et ça j'adore, au niveau de la cuisine, mais aussi au niveau du glamour tu vois, tu me valorises vachement &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- et sinon pour les vacances on fait quoi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le sud-ouest ? ... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ah non, merci, avec tous les consanguins là, non, moi j'ai envie de partir de France, du genre aller dans un pays où les gens sont différents, sourient à la vie, où on ne sait plus quand c'est le jour, quand c'est la nuit, quand on se lève, quand on rentre... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le Portugal ? &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;On te tuera pour te faire taire, par derrière comme un chien... Et tout ça pour rien ! Et tout ça pour rien ! &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5533119090713943471?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5533119090713943471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5533119090713943471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/04/oisivete.html' title='Oisiveté'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5685283627977586465</id><published>2010-04-04T23:54:00.002+02:00</published><updated>2010-04-04T23:54:57.939+02:00</updated><title type='text'>Protocole</title><content type='html'>Il me serait pénible que tu m'écrives une dernière lettre à laquelle je ne pourrais pas répondre comme nous le faisions tant, en intercalant mes passages des tiens, en soulignant, en te montrant que là tu n'avais pas bien compris, qu'il n'y avait pas à savoir si la vie était belle ou valait le coup d'être vécue, qu'il n'y avait pas à se demander à quoi bon, ou pourquoi, et hurler au crayon gras que de me laisser là toute seule n'était ni une bonne idée, ni très sympathique de ta part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'on peut bien rebondir et pousser ce qui tombe, je serais bien en peine de m'y remettre en ne te sachant pas là, à portée de martinet dans les rues désertées d'août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu meurs, ne m'écris pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5685283627977586465?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5685283627977586465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5685283627977586465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/04/protocole.html' title='Protocole'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2177643235013710382</id><published>2010-03-29T17:51:00.001+02:00</published><updated>2010-03-29T17:51:06.911+02:00</updated><title type='text'>Hameçon</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme un odeur de poisson huilé transpire de ses gencives. Elle sourit, toujours, tout le temps, dès qu'elle tourne la tête et en croise une autre, ses lèvres se retrouvent et elle sort ses dents. Elle plisse les yeux la main sur les hanches, en présentoir, on pourrait y faire tenir un plateau sans problème. Ses globes oculaires s'étirent et sa bouche s'ouvre, un peu, en meurtrière blanche et brillante, les reflets des lunettes en plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle aiguise sa voix, fait la fragile, mime la dépendance et la moue, couine, caquette, conteste toute force et se roule en boule. Elle gratte de ses doigts courts les murs en meulière sur lesquels j'essuierais bien son visage enfantin.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais elle hausse les épaules aussi, l'une, puis l'autre, cligne, tchin, avance les bras, tente de l'attraper puis revient, applique les leçons apprises dans un manuel en feuillets – mais sans trop insister et sans en avoir l'air. Des paupières lourdes, un corps engourdi, elle dormirait bien là et tâte le moelleux des chaises longues, au-delà des portes closes. Le blanc de ses yeux soulignés, la concavité terne et l'amertume en berne, tout en elle paraît facile, ici, maintenant. Ses os pourtant cachés sous un dos rond.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et la voûte du crâne étincelante.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2177643235013710382?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2177643235013710382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2177643235013710382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/03/hamecon.html' title='Hameçon'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2655928202522297756</id><published>2010-03-14T02:51:00.003+01:00</published><updated>2010-03-14T05:06:57.133+01:00</updated><title type='text'>Sans rancune</title><content type='html'>En cercle, comme au théâtre – le spectacle autant sur scène que dans la salle. Ceux du haut regardent ceux du bas qui gonflent les poitrails et prennent des airs savants. Ils s'accrochent à leurs bras comme on se rattrape aux branches, elles se calent dans leurs cous, sur leurs poitrines si fermes, rassurantes. Ils sentent leurs parfums, exhibent des pull-overs roses et gris, et des chaussures aux bouts carrés. Ils parlent avec leurs mains, un peu, se tiennent le menton, froncent et plissent, s'éventent en été, ont des regards complices. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n'entendent rien de ce qu'elles disent, ont des poignées viriles, savent ce qu'ils veulent. Ils crient «&amp;nbsp;ça me débecte&amp;nbsp;», et chantent sous leur douche, boivent, font des mélanges. Ils titubent sous les réverbères et ne s'en souviendront pas. Plus tard, elles les attendront, furieuses pour avoir oublié le repas du dimanche, même si ce n'était pas vraiment ça le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont émus quand la nuit tombe, et se couchent un peu plus tard. Adorent les livres d'écrivains, sont soucieux du temps qu'il fait. Les vagues, l'humus, le cri des mouettes, les épines dans les sandales et la peau qui tire. Elles s'affalent dans des fauteuils et craignent les puces de lit. Font tenir des crayons sous leurs seins, ouvrent la bouche et tirent leurs lèvres en rond. Ils disent s'en foutre, elles savent qu'ils mentent. Leur œil morne quand elles se déshabillent. Car elles n'y croient plus à tout ça et c'est à elles qu'ils tiennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur vie n'a pas d'odeur et rebondit sans faire de bruit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2655928202522297756?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2655928202522297756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2655928202522297756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/03/sans-rancune.html' title='Sans rancune'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1641454105339999371</id><published>2010-02-27T23:03:00.003+01:00</published><updated>2010-02-27T23:03:09.907+01:00</updated><title type='text'>Tendinite</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des grenouilles bien rangées dans des bidons de formol, sur des étagères en verre. Les peaux épaissies et blanchies, les yeux vitreux, les bras ouverts dans un dernier appel à l'aide. Ils avancent, côte à côte, font balancer leurs mains, soufflent, s'étirent et sautillent. Gonflés d'orgueil comme des chats noyés, si fiers d'être là si tôt, de fêter à leur façon le rallongement des jours, le tiédissement du ciel, les yeux qu'on commence à plisser des matins réchauffés, les odeurs qui explosent et l'herbe qui pousse.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il faut se motiver oui, sortir de sa tanière, se décrasser les pores et détoxiquer son foie, vivre sainement dans un esprit sain sans être contre un chocolat en terrasse – le fond de l'air est encore frais, elle va garder son manteau.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils regardent les nuages et y voient des visages, ils rient s'esclaffent mettent la main devant leurs bouches. Croquent la vie à pleines dents et laissent l'acide aux bêtes, qu'ils écraseront nonchalamment entre deux plaintes de porte. Ils ondulent des joues, rougies, et replacent leurs cheveux derrière leurs oreilles, masque mortuaire d'une vie sexuelle bien mise.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour se détendre de n'avoir rien voulu, ils se retrouveront autour de kiosques à journaux, piafferont un feuilletage pour le finir en tube, dans un sac en papier. Ils me regarderont comme un mauvais présage, désolés eux aussi d'en avoir tant manqué.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1641454105339999371?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1641454105339999371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1641454105339999371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/02/tendinite.html' title='Tendinite'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4330296062360500412</id><published>2010-02-25T01:38:00.003+01:00</published><updated>2010-04-04T23:57:04.160+02:00</updated><title type='text'>Impasses</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Ils font des photos sur des polaroid pour de faux – ils les prennent avec leurs téléphones. Mais ça donne l'ambiance recherchée. L'idée passée, un peu racornie et voilée d'une vie qu'ils auraient voulu vivre avant et par super 8. Ils prennent des poses : il serait Serge, elle Jane, lui John, elle Yoko, ou encore Patti Smith. D'ailleurs depuis peu il s'est fait pousser la barbe et porte des t-shirts toute l'année, avec des dessins dessus. Elle c'est les shorts et les talons compensés. Elle enfonce sa tête dans son cou, fait tomber sa frange sur ses yeux, il fume des cigarettes en fronçant les sourcils.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Ils alignent les bouteilles sur les cheminées à moulure, les amis passent et les félicitent. Ils sont une sorte de modèle pour tout le monde, alliant l'esthétique à l'agréable, et méritent toutes ces images collées dans les coins des miroirs, un peu penchées, pas symétriques. Parce qu'il ne sont pas comme ça.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Ils crient à leurs fenêtres, ça les fait rigoler. Les soirs de foot, ça leur arrive de boire des bières et de se plier devant l'écran qui trône toujours au milieu d'un salon aux canapés blancs. Ils lèvent les bras, s'embrassent, transpirent. Vibrent. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Ils s'énervent aussi sur de la politique, sur les sous-verres des bars, mais sortent volontiers pour fumer, parce qu'ils calent leurs poussettes à côté des manteaux et font des yeux ronds sur leurs nouveaux bébés. Appelés de noms mythologiques ou littéraires choisis, souvent courts et simples à articuler.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Ils vivent des vies pastels qu'ils regardent à travers des filtres qui floutent. Roulent en boule sur les flancs des collines pour finir exténués. Du sang sur les mains. En dispersion rangée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4330296062360500412?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4330296062360500412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4330296062360500412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/02/impasses.html' title='Impasses'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7133083526330469441</id><published>2010-02-13T01:49:00.001+01:00</published><updated>2010-02-13T01:49:54.642+01:00</updated><title type='text'>Le feu - la porte - le trou - la fin</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Je perdais du sang noir acre et métallique. La maison vide, chaude et froide. Sans bruit la route gelée. Un peu de gadoue qui vole quand les voitures passent. Mes yeux se fixaient sur le sol, le trottoir et la neige en plaque, ça monte, attention à ne pas glisser. Les maisons en rang d'oignon grises, le ciel livide et les marcheurs étouffés. L'air trop parfait, trop mis en scène, trop là. Dans la grande maison vide, chaude et froide, je regarde mon index et la cicatrice de morsure de perroquet.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Arrête, ne mets pas ton doigt, reste tranquille, il va te mordre, ne l'emmerde pas, voilà, il t'a mordu.&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La trousse de secours dans le coffre de la voiture, le bruit de sable sous les roues, des vieux bandages à l'odeur de camphre. Je perdais du sang noir acre et métallique. De petites quantités collantes, à l'odeur de moisi et de limaille de cuivre. Le fond de la gorge sèche, jamais rassasiée par cette eau vraiment trop froide.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ils tournent et ils posent leurs mains, tournent et posent leurs mains, de plus en plus vite et le tournis prend à mesure qu'ils forment un seul cône de tornade humaine, ou semblent le vouloir. Les gestes sont de plus en plus brefs, les passages de plus en plus secs, les semelles de chaussures de plus en plus plates collent avec la neige qui fond. Ils tournent et touchent, tournent et touchent derviches -travail, famille, Charles de Gaulle. L'indépendance de la France, le culte du secret, la fine équipe soudée, très apprécié très respecté très discret très efficace. Une force de la nature, les cadeaux, la culture. Les sentiments rentrés, le bon fond, la franchise - honnête et droit.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Au mur des cadres en bois coloré et des feuilles d'arbres d'argent et d'or. Je perdais du sang noir acre et métallique, l'acidité montant avec le rouge et la fraîcheur irradiant le fond. Compter en cuillères et fourchettes, car ça voulait tout dire. Les codes à brûler ses calculs. A la maison le fauteuil taciturne est bordé de cheveux secs.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Dans la maison vide, chaude et froide, je perdais du sang noir acre et métallique sur son cercueil scellé à la cire cramoisie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7133083526330469441?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7133083526330469441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7133083526330469441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/02/le-feu-la-porte-le-trou-la-fin.html' title='Le feu - la porte - le trou - la fin'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1462179459713641509</id><published>2010-02-11T02:16:00.007+01:00</published><updated>2010-02-11T02:25:54.960+01:00</updated><title type='text'>Valet</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Dans la rue, j'ai trouvé un carnet bleu. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Un vieil agenda de 2004 ou 2005, avec marqué «&amp;nbsp;carnet de RDV&amp;nbsp;» sur la page de garde et un couverture en skaï. Le carnet est petit, mais rempli : de faux dialogues, de pensées, d'un type, rassemblées visiblement en techniques pour draguer.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Il y a plusieurs parties. Dans la première il fait le gentil, teste des blagues «&amp;nbsp;votre sac a l'air de s'ennuyer, permettez-vous qu'avec mon sac à moi on s'assoie à côté de vous pour déjeuner ?&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la seconde, il se fait plus cassant, cherchant là, peut-être, à jouer le salaud que toutes les filles recherchent, avec des excuses pour pleurer la nuit et se sentir vivantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;«&amp;nbsp;Porterais-tu des chaussures si tu n'avais pas de pied ?&lt;br /&gt;- non&lt;br /&gt;- alors pourquoi portes-tu un soutien-gorge ?&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Dans la dernière, ce sont des réflexions seules et des notes absurdes, et toujours des blagues : «&amp;nbsp;chercher les paroles de Gainsbourg, Love on the Beach, très important&amp;nbsp;» - «&amp;nbsp;les temps sont durs, comme les œufs&amp;nbsp;».&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;«&amp;nbsp;Que faut-il faire quand un éléphant a la chiasse ?&lt;br /&gt;- de la place&amp;nbsp;».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1462179459713641509?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1462179459713641509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1462179459713641509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/02/valet.html' title='Valet'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1679460952013350555</id><published>2010-01-29T13:02:00.006+01:00</published><updated>2010-01-29T13:03:27.885+01:00</updated><title type='text'>Étude sur l'identité</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l'époque, j'avais un fil que j'appelais mon chien. Je l'emmenais partout : mon chien mon chien mon chien. C'était juste un fil, que je traînais, une ficelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l'époque, je faisais des soupes d'herbes, des potions magique avec du sable et des orties écrasées. Des cailloux à touiller dans un pot en plastique avec un bâton en bois.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l'époque, je tapais sur des clous à côté de l'établi, je tordais des vis, je limais des chutes de planches. Je prenais des bouts de colle et je serrais dans l'étau.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;A l'époque, je pensais avoir été trouvée dans une poubelle, laissée là par Highlander. La seule façon d'en venir à bout, c'était de me couper la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je remontais les draps la nuit. Ça je l'ai déjà dit.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1679460952013350555?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1679460952013350555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1679460952013350555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/01/etude-sur-lidentite.html' title='Étude sur l&apos;identité'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-9081324623630675106</id><published>2010-01-23T01:02:00.004+01:00</published><updated>2010-01-23T01:21:47.232+01:00</updated><title type='text'>Croûte</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils étaient des corps vides qui marchaient, des corps vides qui parlaient, des corps vides qui cherchaient des bouteilles vides à remplir. Des cheveux sur de la peau et des organes morts à l'intérieur, ou alors en plastique. Des mouvements réflexes, des phrases toutes faites, des sentences déjà entendues et tout de suite oubliées – &lt;i&gt;et toi quelle est ta formation ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Avant dix ans, c'est sûr, plus précisément je ne me souviens pas ma mère m'avait emmenée au planétarium. Dans le noir la tête à l'envers, j'avais déjà la peur panique qu'on m'égorge et le cou sensible, le drap remonté jusqu'au nez de peur des loups-garous, et des vampires, car de toutes les manières leurs têtes passaient entre les barreaux de mon lit, c'est mon frère qui me l'avait dit et à l'époque on lui faisait confiance. &lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;La voix morne dans le noir et les naines blanches, l'extinction du soleil, la mort de tout. Sans espoir sans issue, la cage à souris qui avait la taille du monde. En revenant les hurlements qu'on allait tous mourir, ma sœur qui se foutait de ma gueule et cherchait peut-être aussi à me rassurer vu que bien avant je serai déjà morte. Elle me disait ça : «&amp;nbsp;tu sais, ça fera longtemps que tu seras morte&amp;nbsp;», en mangeant la bouche ouverte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Depuis à intervalles réguliers j'ai le cœur comme entouré de vent.  &lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-9081324623630675106?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9081324623630675106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9081324623630675106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/01/croute.html' title='Croûte'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1896429628088679184</id><published>2010-01-07T20:17:00.003+01:00</published><updated>2010-01-07T20:18:30.003+01:00</updated><title type='text'>Ferme les yeux et lèche</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Oh la la ils s'y mettent tous avec le feu de camp au milieu, les fesses bien calées les unes contre les autres, les coudes pas trop piquants. Ils digèrent faut dire, alors vaut mieux en faire des blagues, avec les rots qui râpent le fond de la gorge. Leurs voix qui sentent le pâté, le pâté mâché dans les bajoues, une sorte de modification génétique et vocale à base de charcuterie. Les narines qui se dilatent, les sourcils qui graissent, le coin des yeux qui plissent et le haut du ventre qui remue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;oh oh oh&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;ah ah ah&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les clins d'œil en soubassement, parce qu'ils sont par trop serrés pour se la tapoter et signifier leur entre soi qu'on a bien tous compris de quoi il en retournait. Parce qu'eux, ils ne sont pas comme ça, ils n'en n'ont pas de ce genre de problèmes : ni d'argent, ni d'addictions, ni de passades pour leur sucer la bite entre deux contractions. Non, ce n'est pas leur genre, au-dessus de tous à se la détailler, la poutre, qui leur dépasse du canal lacrymal.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est qu'il écrivent des livres, vous savez, et remplissent des pages et des pages de conneries pour parler d'un tas de merde, de leurs cheveux qui tombent, de leurs femmes qui les quittent, du temps qui passe. De leurs considérations existentielles entre deux lignes de coke ou deux prises d'anxiolytiques ; de leurs avis sur la marche du monde (dont tout le monde se fout) et sur la mort des idéologies. Et sur d'autres écrivains, aussi, les morts, à qui on aimerait bien ressembler parce que mourir à trente ans, finalement, quelle ultime sérénité. Quand on y pense. Et ils ont tout compris.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est qu'ils s'emmerdent, vous savez, parce qu'une bonne guerre ça leur donnerait peut-être l'occasion de se redorer le blason et de se la durcir, et que les choses soient bien claires – qui c'est qui commande, qui c'est ton papa. C'est qui, c'est moi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;oh oh oh&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;ah ah ah&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est qu'ils changent l'eau des vases comme la fleuriste leur a dit (la bouche en cœur), avec des sachets de bicarbonate de soude et quelques grains d'aspirine. Dans ce genre de jour où tout est bouché.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais ça passera.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1896429628088679184?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1896429628088679184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1896429628088679184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2010/01/ferme-les-yeux-et-leche.html' title='Ferme les yeux et lèche'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7069140920719000999</id><published>2009-12-20T21:02:00.002+01:00</published><updated>2009-12-20T21:02:17.276+01:00</updated><title type='text'>Politesse</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils travaillent le matin sortent le soir dorment la nuit. Et le lendemain ils recommencent. Bouger c'est exister, arrêter c'est mourir. On ne garde pas son chapeau à table, on ne retourne pas le pain, on la fait passer devant, excusez-moi je vous remercie je n'en ferais rien non c'est moi. On ne dit pas de gros mots, ni ne mâche de chewing-gum devant la reine d'Angleterre, on surveille sa posture, on ne coupe pas la parole, on y met les formes, on évite de blesser, du moins intentionnellement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : ça ne te flatte pas quand on t'aborde dans la rue ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : lui avec ses airs je suis maqué j'allume et je ne touche pas ça va bien (hein)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : tu peux y aller elles sont tellement bourrées il n'y aura pas viol&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;On ne parle pas la bouche pleine, ni même pour ne rien dire. Enfin, en théorie, puisqu'ils pourraient en remplacer des champs d'éoliennes avec leurs discours venteux. Des dizaines, des milliers, empilés de petits bras qui tournent, des yeux qui se plissent et des grandes dents blanches qui sortent sous les lèvres.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : la solitude c'est une maladie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : on va te sortir de là&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils disent : il faut faire quelque chose&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ils parlent aussi du froid et se posent des questions. Ils s'y mettent tous ensemble tous ensemble tous ensemble, hé hé. Pour eux qui s'y frotte s'y pique, et on ne peut pas dire qu'elle ne l'avait pas cherché. Pas de mot plus haut que l'autre, ils y mettent parfois les doigts et tentent de ne pas faire d'omelette sans casser d'oeufs. On ne met pas l'âne devant, on apporte un petit quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;On espère, et on ment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7069140920719000999?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7069140920719000999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7069140920719000999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/12/politesse.html' title='Politesse'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1131136509126980485</id><published>2009-12-13T19:47:00.005+01:00</published><updated>2009-12-13T19:49:45.840+01:00</updated><title type='text'>Résilience</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ils rentrent et ils sont en nage. Froid dehors et chaud dedans, les plaies d'un monde moderne et souterrain sur lesquelles un intellectuel de haut rang aurait certainement des choses à dire. Ils sont en nage, elle est plus petite que lui, il a un gros manteau pour enfermer ses mains, façon mystère parce qu'on ne sait pas ce qu'elle touche exactement, mais parce que c'est assez sensible pour que la supériorité tactile se fasse sentir et que le courant passe. Elle y met les mains, elle le tâte, il lui appartient - ils se collent en nage alors que rien n'est vraiment nécessaire ni vraiment confortable, mais c'est ainsi que les gens font pour s'assurer de soi. Et rassurer les autres aussi, en public, que rien n'est plus baisable qu'un bien baisé. Les plâtres essuyés et séchés, à vous d'y mettre les doigts : les rideaux sont repassés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Elle le regarde par en-dessous, rapport à sa taille, mais rapport aussi à tous ces yeux qui en disent long avec les sous-entendus des draps froissés du plein après-midi qui rendent la clé au type de la réception avec les joues rouges et le regard brillant, façon flétan. Ils soufflent tous les deux et de la fumée en sort, et l'amusement des adultes si sereins quant à leur enfance sublimée qui plissent un peu les paupières et cherchent enfin leurs gants. La complicité, là, comme un bras dessus bras dessous, oh bien sûr personne n'y pense, il n'y a pas d'intention, on fait ça sans conscience à la va comme je te pousse.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Et ils les poussent aussi, les gens. Les ceux qui les regardent, au moins dans leur tête, les ceux qui bavent d'envie, l'aigreur en porte-jaretelle, les ceux sans rien à faire et qui ne perdront rien que les quelques minutes de leurs portes qui peinent à se fermer. Les gens la foule l'humain informe le groupe. Les têtes qui dépassent. La vie qui est si courte et dont il faut savoir profiter. Ils rient.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Il se serrent donc, elle les mains sur ses flancs, lui les bras autour d'elle, elle la joue dans son cou, lui le menton sur son crâne. Puis ses sourcils se froncent, il grogne, quelque chose le gêne. Elle s'accroupira pour retirer le journal froissé qui faisait crisser la semelle du dessous de ses chaussures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1131136509126980485?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1131136509126980485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1131136509126980485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/12/resilience.html' title='Résilience'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4136489234876022814</id><published>2009-11-29T22:44:00.005+01:00</published><updated>2009-11-29T22:50:04.711+01:00</updated><title type='text'>Vélo</title><content type='html'>C'est une femme et un homme, qui dans le métro parlent fort et c'est elle qui tient le crachoir en forme de montées lyriques sur ses passions passées – pour l'instant. Comme les gorilles se sentent le cul, les homo metropolinus se racontent leurs amours d'avant histoire d'y mettre le bout. Pour la femme, il vaut mieux n'avoir qu'une ou deux grandes aventures à narrer, ça fait sérieux et hygiénique. Ça montre qu'on n'a pas peur des engagements. Qu'on saura faire fructifier le petit capital de l'intérieur des bourses, tirer toute la substantifique moëlle qui s'écoule blanche et seule. Car quand on aime on pompe.&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Pour l'homme, à l'inverse, la conquête fait le tout. Plus tu en auras queuté, plus tu seras valable. Alors il faudra dire avec les doigts à faire tomber les bouteilles qu'elle tu l'as baisée, elle aussi, et elle pareil. Tu as d'ailleurs éjaculé sur son visage. Ça la fera pouffer et, la preuve, c'est tes grandes épaules qui même la nuit et devant un sauvage feront toujours barrage en armoire à glace. Sans oublier l'évidence  : pour toi, même, il envisage de changer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Elle raconte  : &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'elle l'a connu jeune. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'ils étaient très amoureux. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'ils ont fait leur crise d'adolescence ensemble. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'a bout d'un moment, il leur fallait aller voir ailleurs. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'il a tiré le premier. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'elle n'a pas supporté. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'elle a beaucoup souffert. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Qu'en même temps elle a beaucoup grandi. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Que c'était un mal pour un bien (ça elle le répète toujours).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Et il est complètement d'accord avec elle. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4136489234876022814?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4136489234876022814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4136489234876022814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/11/velo.html' title='Vélo'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6332599382736168269</id><published>2009-11-23T07:03:00.004+01:00</published><updated>2010-04-04T23:57:53.591+02:00</updated><title type='text'>Escalade</title><content type='html'>&lt;div style="background-color: white; counter-reset: __goog_page__ 0; font-family: Verdana; font-size: 10pt; line-height: normal; margin-bottom: 6px; margin-left: 6px; margin-right: 6px; margin-top: 6px; min-height: 1100px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Elle grappille deux trois détails au passage. L'enfance difficile, l'enfance miséreuse, l'enfance en parcours du combattant tellement dure et tellement qu'on se demande comment on a réussi à s'en sortir - bien du courage. Elle grappille et ça lui reste dans un coin de cerveau, comme un chewing-gum sec sur un mur, grisonnant, ça commence à faire son travail en sous-sol, ça se développe de soi-même, les petites pattes s'agitent et elle se dirait alors qu'elle la prendrait sous son aile, l'ex petite accidentée de la vie, que c'est ça qui lui donnerait tant de charme. Comme les insectes qu'on met sous verre pour se rappeler toujours et encore qu'il y a des contrées si retorses mais aussi tellement belles de grosses bêtes irisées qui bourdonnent. D'ailleurs il n'est pas impossible qu'entre deux mélancolies causées par l'augmentation du coût de la vie ou par la domesticité du quotidien qui nous tue, elle se dise qu'il est temps de se jeter à l'eau : d'aller voir les pays aux gros insectes et, si possible, en ramener des photos.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Il dit d'un air tout neuf et tendu que c'est de sa faute, à elle, finalement, qu'elle n'avait pas besoin de chercher du travail, qu'il en avait assez pour en faire vivre deux, qu'elle aurait dû attendre et capitaliser du temps libre, lui mitonner des&amp;nbsp;petits-plats, lui laisser&amp;nbsp;desserrer&amp;nbsp;sa cravate et enlever ses chaussures et parler des soucis réels, des soucis à lui. Il dit d'un air tout neuf et tendu qu'au fond c'est elle qui a amené&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;lestress&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;lecouple&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;, que si elle s'était tenue tranquille et peinarde sans demander trop rien, l'appartement payé pour l'autre et les trois fellations hebdomadaires, on n'en serait pas là.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Le dos au mur, dans le couloir des toilettes, il regarde les gens qui dansent et qui parlent, les trentenaires en génération de breloques, de sautes d'humeur et de gravité en étendard. La génération très au fait des problèmes&amp;nbsp;sociétaux&amp;nbsp;et des apories du vivre ensemble. La génération qui s'éclate et les soucis entre parenthèses, pour ce soir ça pour sûr. C'est que le gros événement qui s'annonce (elle descend ses deux pouces en V vers son ventre, si jamais son concept était par trop hermétique) va leur remettre les idées en place. Chambouler la routine, essayer de s'y préparer et toujours être pris en faux, parce que c'est ça qu'est beau.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Dans le square&amp;nbsp;Bousicaut, madame et ses fourrures devisent d'un air concerné le petit miséreux. Dans le square&amp;nbsp;Bousicaut, madame et son pauvre devisent de l'avenir du monde.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif;"&gt;Et c'est de la banalité qu'on crève.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6332599382736168269?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6332599382736168269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6332599382736168269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/11/escalade.html' title='Escalade'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2780932641729453829</id><published>2009-11-15T16:48:00.003+01:00</published><updated>2009-11-15T16:49:08.532+01:00</updated><title type='text'>Goutte</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;L'autre jour, je me suis endormie avec des théories sur le cerveau. Il fallait que je me relève, que je les note, que je les empêche de glisser dans l'oubli du sommeil, car je savais très bien que j'allais tout oublier, que ces pensées-là si fugaces et si fortes qui naissent avant de s'endormir, avant que le corps ne se tende une dernière fois dans la peur de tomber, avant que la conscience ne s'enfonce chaude et douce dans l'arrêt des fonctions supérieures, dans la mise en pilotage automatique des organes, poumons et cœur, foie et entrailles, vessie et pousse des ongles, la tête dans l'oreiller, activité cellulaire de l'épiderme, ces pensées-là s'en vont et ne laissent au réveil qu'un souvenir trouble, flou, comme pâtiné sous la pluie, écrasé, épaté, élargi, aux contours incertains. Il y a l'esquisse, rien de bien concret, différentes strates, de différentes fonctions, une idée, rien de bien méchant, mais tout me semblait lumineux et l'urgence de la pente endormie faisait, à tort, sûrement, suspecter des merveilles. Comme les lendemains de cuite à relire ce que tu as écris la veille, dans  la fureur des lobes laissés libres. Et puis plus rien, ou puis rien de bien. A faire pfff.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Il faut toujours laisser un verre aux morts.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2780932641729453829?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2780932641729453829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2780932641729453829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/11/goutte.html' title='Goutte'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4589817045159731204</id><published>2009-11-05T20:03:00.005+01:00</published><updated>2009-11-05T20:06:36.776+01:00</updated><title type='text'>Un rêve</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SvMhYfPQHDI/AAAAAAAAAMg/O7vUBsS-TW0/s1600-h/1237493843_005f1582a8.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SvMhYfPQHDI/AAAAAAAAAMg/O7vUBsS-TW0/s320/1237493843_005f1582a8.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;On était tous les quatre dans une forêt, avec de la boue, froide, et des ombres, des choses qui nous poursuivent, un air de déjà-vu oppressant et noir, des arbres décharnés, des visions au travers, des silhouettes au loin menaçantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'un coup, nous ne sommes plus que deux, lui et moi, enfermés dans un temple maya aux grandes marches de pierre, et des corps nus tout autour se préparent et attendant un sacrifice sûr et certain. C'est l'échange, du cul et puis la mort, obligée, c'est comme ça que ça se passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je ne veux pas, je panique, je ne veux pas crever, surtout pas en échange d'une partouze débile. Lui, il s'excite, il crie «&amp;nbsp;des seins des seins des seins&amp;nbsp;», j'ai envie de le gifler pour lui faire comprendre ce qu'il perd au change et là il me dit : tu-ne-connais-pas-l'étendue-de-ma-misère-sexuelle. Mieux vaut ça et crever, mieux vaut ça et je saurai, mieux vaut ça car je n'en peux plus. Mieux vaut ça, des seins, des seins, des seins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me suit quand même pour chercher la sortie ce demi-trouillard que j'ai tellement envie de frapper, si idiot avec ses yeux de hulotte et sa langue qui traînerait presque parterre, mais voilà qu'un coup d'épaules suffit et nous voici dehors, une double porte enfoncée et une lame d'eau balayant tout, les tuant tous, tous les autres, les corps nus, les partouzards, les goguenards : personne d'autre que nous deux vivants et lessivés au sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du parvis de l'église que je connais bien, l'église des vieux cours de catéchisme où je tripotais des bites sous la table en rigolant comme une mongole avinée, le parvis du mariage de mon frère, les grains de riz et le sourire à l'envers, les photographies payées 10 000 sans même l'assurance de n'avoir pas de front gras au final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lui, toujours à râler, toujours à vouloir y retourner, toujours tellement qu'un rappeur français obèse dans sa voix de poupon mal fessé vient nous chercher en jeep, et je le reconnais, et je sais qu'il va nous ramener dans la partouze morbide et lui aussi le sait : alors encore ses yeux s'écarquillent, et là vraiment je n'en peux plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui colle une torgnole, tue le rappeur, nous voilà sauvés, et c'est moi qui conduis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4589817045159731204?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4589817045159731204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4589817045159731204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/11/un-reve.html' title='Un rêve'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SvMhYfPQHDI/AAAAAAAAAMg/O7vUBsS-TW0/s72-c/1237493843_005f1582a8.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3077830158513110681</id><published>2009-11-01T02:03:00.002+01:00</published><updated>2009-11-01T02:03:42.775+01:00</updated><title type='text'>Bribes</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand je vois ta poitrine rougir et frissonner, quand je sais que tu vas jouir, quand ta chatte s'ouvre, quand elle mouille, quand elle se contracte et se décontracte, quand mon gland est en feu et que cela m'électrise la bite jusqu'à la colonne  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand tu ouvres les yeux, quand tu me regardes, quand tu as tes grands yeux bien ouverts et souriants, quand ma queue s’enfourne tellement au fond de ta gorge que tu ne peux plus respirer, quand tu hoquettes et quand tu pleures un peu, par réflexe, quand tu gobes mes couilles, une par une, puis les deux, et quand tu les fais rouler sur ta langue, quand tu avales à nouveau ma bite, quand j’attrape ta tête et tes cheveux et quand je ne peux plus faire autrement que de juter sur ton palais&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand je rentre dans ton cul, quand il résiste un peu, quand il se resserre et quand il s’ouvre large, quand je rentre profond, quand mon gland te récure le rectum, quand tu te tortilles en gueulant  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand j'ai la bite bien dure et quand tu jouis plusieurs fois avant que je n'éjacule, quand mon gland bien découvert est absorbé par tes muqueuses carnivores  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand tu as envie de baiser n’importe quand, n’importe comment, n’importe où, quand tu sors ma queue de mon pantalon et quand tu te l’enfournes dans ta bouche&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;...quand tu gémis, quand tu cries, quand tu te lâches, quand tu me parles, quand tu réclames que je te foute dedans, que je te bourre le cul, que je défonce la chatte&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...quand tu me suces, quand je vois les allers-retours de ta tête, quand tu as les yeux fermés, ou quand je ne vois que tes cheveux, quand tu gémis, quand tu jouis de la bouche et que j'imagine ta chatte humide, quand je sens le bout de ma bite effleuré par ta langue, quand tu me caresses les couilles ou le cul avec tes doigts  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;...j'aime bien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3077830158513110681?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3077830158513110681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3077830158513110681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/11/bribes.html' title='Bribes'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5810268895017899312</id><published>2009-10-28T18:07:00.003+01:00</published><updated>2009-10-28T19:36:35.041+01:00</updated><title type='text'>La vie</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Suh5uryJ-YI/AAAAAAAAAMY/WDlAyHD8quM/s1600-h/2904382572_fe385755e6_b.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Suh5uryJ-YI/AAAAAAAAAMY/WDlAyHD8quM/s320/2904382572_fe385755e6_b.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;A la télévision, il y a une femme qui est invitée au milieu d'hommes qui parlent de politique. Le présentateur lui demande son avis et la femme dit qu'elle n'a rien à dire, qu'elle laisse les hommes parler car elle, elle est l'élément féminin du débat. Alors elle ne dira rien avec son rouge à lèvres et ses mèches et sa bouche un peu coquine et ses yeux qui sentent le cul.&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur la terrasse, il y a une table de profs qui parlent fort de leurs problèmes de profs, du genre l'emploi du temps de l'un qui est vraiment dingue et les rapports avec l'administration qui sont vraiment difficiles. Il y en a une qui porte une culotte transparente qui dépasse de son pantalon par derrière et on y voit la raie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans le café, il y a une vieille qui regarde tout le monde en touchant son collier de perles et en commandant des meringues, et en faisant peut-être des remarques sur le vin en disant qu'elle connaît bien les antiquaires et que les poinçons sur les cuillères n'ont pas de secret pour elle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans le bus, il y a une grappe de voix féminines derrière moi, si je me retourne je vois qu'elles sont toutes&amp;nbsp;agrippées&amp;nbsp;en grappe autour de la barre qu'il faut tenir pour ne pas tomber si jamais le bus freine ou s'il tourne tout simplement un peu brusquement. Il y en a une qui demande à l'autre avec sa voix de crécelle si ça-y-est elles ont déménagé au septième étage, non on est encore au cinquième et tu as vu Clémentine qui est revenue de congé maternité elle est comme ça (elle lève l'index de façon telle qu'on comprend qu'elle parle de la maigreur extrême de Clémentine).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au cinéma, il y a deux types qui descendent les marches au milieu de la salle en faisant des poum poum poum avec leurs pieds et je regarde les casques de moto qui pendent à leurs coudes et j'entends celui qui a une veste en tweed verte et des cheveux mi-longs chauves sur le devant et collés sur la nuque dire à son copain dis-donc-l'écran-est-à-peine-plus-grand-que-chez-toi ; ce type doit avoir l'impression de conquérir l'Amérique quand il prend son assistante en levrette.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5810268895017899312?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5810268895017899312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5810268895017899312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/10/la-vie.html' title='La vie'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Suh5uryJ-YI/AAAAAAAAAMY/WDlAyHD8quM/s72-c/2904382572_fe385755e6_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2916662906312621074</id><published>2009-10-25T12:33:00.008+01:00</published><updated>2009-10-25T12:45:19.292+01:00</updated><title type='text'>Images</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SuQ3XXwPqXI/AAAAAAAAAMI/XoChtfSBn-E/s1600-h/federman.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SuQ3XXwPqXI/AAAAAAAAAMI/XoChtfSBn-E/s400/federman.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: 13px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Anyone wishing to do so can make a donation to:    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;THE RAYMOND FEDERMAN MEMORIAL FUND FOR INNOVATIVE FICTION&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt; Raymond's American publisher, Starcherone Books, Inc., has set up a memorial fund in Raymond's memory. Books published by Starcherone Books subsidized with money from the fund will bear the inscription, "This publication was made possible with funds from the Raymond Federman Memorial Fund for Innovative Fiction.”  Starcherone Books is a 501(c)(3) non-profit and all contributions are tax deductible.  &lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Designate this fund and make checks payable to: &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dr. Ted Pelton&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Starcherone Books&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;PO Box 303 Buffalo, &lt;br /&gt;NY 14201-0303&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.starcherone.com/"&gt;www.starcherone.com&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Phone: 716-885-2726&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: monospace; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: 13px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2916662906312621074?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2916662906312621074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2916662906312621074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/10/images.html' title='Images'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SuQ3XXwPqXI/AAAAAAAAAMI/XoChtfSBn-E/s72-c/federman.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8114145890832185617</id><published>2009-10-20T01:39:00.005+02:00</published><updated>2009-10-20T01:44:35.519+02:00</updated><title type='text'>La femme malade</title><content type='html'>Elle hurle, elle hurle, elle hurle. Elle te bat les oreilles, elle hurle. Les tympans résistent mal, elle hurle, elle risque de te rendre fou comme ces vents de montagne si forts que tu pourrais te reposer dessus. Ouvrir les bras en croix, tourner le dos, détendre tes muscles et profiter du mouvement. Avec un peu d'appréhension, tout de même, au début : si tout s'arrête, tu te retrouverais là, la tête la première et l'équilibre vacillé. Rassure-toi pourtant, le souffle est permanent : elle hurle, elle hurle, elle utilise tous les termes que tu connais trop bien. La nuisibilité en champ lexical, elle hurle à en allumer les radios, à faire se réveiller le goût de sang en bouche. A faire se battre les pieds, en cadence, à détruire les vitrines, à y mettre les formes. La haine, si confortablement tapie dans ses organes cassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sa naissance, la chose est constante et régulière : elle hurle. Le caractère injuste de toute venue au monde ne semble pas allumer ses ampoules, elle hurle à en perdre patience, les yeux éructés, les yeux injectés, elle hurle, elle va et vient, elle hurle, d'une inconstance l'autre. La fureur en étendard, la fureur nourricière, la fureur qui réconforte, la fureur qui passe le temps et fait oublier, si facile, les vicissitudes d'un quotidien trop &lt;i&gt;vrai &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;dans&lt;/span&gt; l'absence d'innocence qui à jamais la marque, à jamais la martèle – elle hurle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hurle et les machettes ne sont pas loin, à fureter les caches des cagibis pour y trouver du grain à moudre, des ventres trop fertiles qu'on moleste, des victimes qu'on débusque – dératiser, purifier, liquider. Et toujours une raison à se mettre sous la dent, ne serait-ce que tous ces malheurs du monde eux aussi sans retour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8114145890832185617?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8114145890832185617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8114145890832185617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/10/la-femme-malade.html' title='La femme malade'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2680012262155994387</id><published>2009-10-08T00:54:00.003+02:00</published><updated>2009-10-08T01:03:02.310+02:00</updated><title type='text'>Retour au fumier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;A Raymond Federman&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait donc désormais partie des écrivains morts. Un écrivain mort, ça vend toujours plus qu'un écrivain vivant, ça fait plein de remous, ça émeut le chaland, ça fait gonfler des poitrines, soupirer, susurrer, ah la la. Ça fait toujours mieux d'être mort, ça donne de la légitimité, ça va peut-être se rafler des prix posthumes, s'organiser des hommages, s'envoyer des invitations, carré VIP et air consterné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En musique, j'ai voulu mettre la Suite hébraïque de Bloch, puis mes yeux se sont rabattus sur la Symphonie n°3 de Gorécki – tellement clichés finalement, tellement au-delà de ses écrits, de sa voix raillante et riante – de ces rares auteurs qui vont tellement bien une fois entendus, qui ne collent pas à leurs écrits en pollution sonore comme d'autres, trop présents pour être &lt;i&gt;crédibles&lt;/i&gt;. Il y a eu ensuite Requiem for my friend, écrit par Preisner pour Kieślowski, mais il y a quelque chose de ridicule – non, Raymond Federman n'était pas un friend&amp;nbsp;–, et puis les grandes envolées chrétiennes de Preisner, comme de  Kieślowski, ce soir, me fatiguent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis athée, je l'ai toujours été, même lors de mes plus grands délires de reconversion juive, à l'adolescence, il s'agissait toujours là de meilleures histoires que celles racontées au catéchisme. Puis, finalement, rien de mieux que la mythologie grecque. La mort n'a donc jamais eu aucun sens, provoquant cette colère rentrée, ces envies silencieuses de tout envoyer valdinguer, d'hurler pour que ça ne passe pas, pour réveiller, pour &lt;i&gt;vous &lt;/i&gt;réveiller sur l'absurdité de cette chose que vous acceptez comme un dû, parfois comme une délivrance. De ces colères qui vous font voir comme folle, ça passera, elle comprendra bien un de ces quatre qu'on ne peut rien y faire, car &lt;i&gt;c'est la vie&lt;/i&gt;. Non, non, ça ne passe pas, non ce n'est pas la vie, non, ma vie est immortelle, délibérée, totale – on pourrait se flinguer d'ailleurs si on le désirerait. Ça serait ça la vie : une nature immortelle, et la possibilité du suicide, parce que la conscience est parfois celle d'un trop plein, et je suppose qu'après 56800 ou 12630 ans, au bout du compte, on pourrait penser qu'il est temps pour la relève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc échoué (ah ah) sur The Sea II, de Ketil Bjørnstad, David Darling, Jon Christensen et Terje Rypdal. C'est assez jazz pour lui, c'est assez mélancolique pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je ne mesurerai jamais mon bonheur de l'avoir lu et connu, de son vivant.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: 13px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2680012262155994387?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2680012262155994387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2680012262155994387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/10/raymond-federman-il-fait-donc-desormais.html' title='Retour au fumier'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8735953873543598691</id><published>2009-09-24T17:41:00.003+02:00</published><updated>2009-09-24T17:43:13.525+02:00</updated><title type='text'>Marché</title><content type='html'>Un instant, j'ai eu les veines extrêmement bleues, comme prêtes à éclater, sous tout le corps en affleurement : et les paumes, et les poignets, les mains, dans le creux, et les cuisses et les pieds. La peau aussi s'affaiblissant, des plissures, de la sécheresse, un épiderme de vieille qui coule et se décolle de l'armature osseuse, les muscles qui se fluidifient, en-dessous, la graisse qui se déverse, un torrent de calomnie qui enfle et semble ne jamais vouloir cesser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je n'ai compris ni ne comprendrai ce qui vous tient à cœur : votre honneur, votre réputation, les choses qu'on dit sur vous, vos salissures morales, vos blessures psychologiques. Autour du cœur, moi, j'ai un petit cimetière : entretenu, vert, humide, des tombes en cascade, quelques moisissures prenant à la pierre son brillant et lui collant sa grisaille. Vous y marchez, piétinez, pressez-vous à la queue leu leu, car il n'y en aura pas pour tout le monde. Le spectacle est une chose tellement rare il vous faut en prendre plein les yeux à défaut d'archivage, dans des classeurs en plomb. Vous faites des petites cuvettes sous vos pieds, ça poisse, ça s'éponge, ça mouille des joues, ça bave – l'haleine métallique des matins trop tôt. Humus, odeur de terre, de vase, des glouglous de pintades à en dresser des pièces montées, tellement fières sur leurs ergots de jade ; cette pierre lisse, litote de votre pourriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tour à tour exultants, maussades, vindicatifs ou revanchards, vous vous donnez l'impression d'avancer  : et voilà voyez, ça se donne des objectifs, dresse des listes, coche des résultats. On y met tellement du sien aussi. Oui, qu'est-ce que ça travaille et s'efforce au point d'en faire craquer les articulations. Qu'est-ce que ça turbine ! Et tout le monde de bien s'écarter, de se tirailler les chairs jusqu'à ce que ça rompe. Des fissures, des cicatrices, des craquelures, des plaies rouges et roses et blanches, avec un peu de jaune, clair et croûteux. Encore une excuse pour se gratter la panse, aigres en vous cannibalisant l'estomac. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les genoux serrés, les mains croisées, l'air concerné. Je vous hais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8735953873543598691?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8735953873543598691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8735953873543598691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/09/marche.html' title='Marché'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2640895101931166486</id><published>2009-09-18T17:11:00.004+02:00</published><updated>2009-09-18T17:17:54.495+02:00</updated><title type='text'>38.000</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SrOjYOiH1dI/AAAAAAAAAL4/ShVhMngGsU0/s1600-h/2235706739_965cbc03b3_b.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SrOjYOiH1dI/AAAAAAAAAL4/ShVhMngGsU0/s320/2235706739_965cbc03b3_b.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il arrive avec sa veste aux tons verdâtres et de très loin lâche comme une sorte de blazer – rigide et les poches droites. Droit dans ses bottes, comme on dit. Sur le haut du crâne, un toupet, ou une sorte de plaque de cheveux en pelouse artificielle, et orange. L'autre le présente, avec ses cils collés, des petites crottes de maquillage ici ou là, une odeur de poudre, d'eau de cologne ambrée, de cotons colorés sur le rebord de la baignoire ; le tout enrubanné dans de la soie mauve et des pointes de chaussures rouges. De sa main elle caresse l'air du haut au milieu de sa silhouette épaisse, fait l'inventaire, c'est le président de la chambre de commerce. La voilà l'étiquette, et les lèvres se lèvent, des deux côtés. Il sourit et gonfle un peu la poitrine à la manière des gorilles qui se la frappent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c'est moi : ouba-ouba-ouba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'il y en a plein là, rassemblés, des reluiseurs de statut, des frotte-toi les genoux ça fera de la farine, empilés, engoncés, mis l'un dans l'autre sur une mezzanine trop fragile et qui ne tardera pas à s'effondrer, si ce n'est dans mes rêves. Elle a une voix chaloupée, de fond de gorge, qui fonctionnerait parfaitement dans des pubs pour la brioche : on y sentirait les effluves de four ouvert, les petits matins heureux, les replis de couette des grasses matinées, et les miettes qui ne grattent jamais. Arrondir les angles, comme on dit. Du soleil, j'en veux plus, mais pas trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il fera son entrée, la star des livres d'or, le petit-fils du milliardaire entrepreneur qui s'assoit d'un bon œil sur toute la largeur de l'héritage. Le costume en simili-chasse, certainement des poches de cuir sur les coudes, pour faire dans le gentleman farmer et à te dévisager en pensant bien que, d'un claquement de doigts, il te mettrait dans son lit. C'est à peu près tout ce qu'on lui a appris, ou retenu, qu'un gars de son rang, il peut en bourrer, des kilomètres de cul, même s'il est nain, pas très bien rasé et la poignée de main moite. Ainsi va le monde, comme on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils auraient pu se caler dans des gradins, admirer le gratin d'un concours agricole et mettre leurs notes sur un feuillet. Il y a de cela trois-cents ans. Car ce sont toujours les mêmes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2640895101931166486?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2640895101931166486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2640895101931166486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/09/38000.html' title='38.000'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SrOjYOiH1dI/AAAAAAAAAL4/ShVhMngGsU0/s72-c/2235706739_965cbc03b3_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3769511330837576926</id><published>2009-09-12T01:42:00.002+02:00</published><updated>2009-09-12T01:44:40.829+02:00</updated><title type='text'>Porte-mine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sqrg0ZsDV_I/AAAAAAAAALo/KqqHCRCjI8E/s1600-h/3097504029_ae95d31a3b_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 246px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sqrg0ZsDV_I/AAAAAAAAALo/KqqHCRCjI8E/s320/3097504029_ae95d31a3b_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380359895700953074" /&gt;&lt;/a&gt;Les filles ont la même tête, les garçons ont la même tête. Ils sortent en grappe, en bande, en ficelle. Elle va prendre de l'argent au distributeur automatique, il est derrière, il l'accompagne, elle lui donne un baiser sur la bouche, et elle lui dit "essaye de ne pas rentrer trop bourré". L'autre est toujours à attendre, un peu en retrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette femme avec des jambes comme des allumettes et sa jupe supposément collante flotte, un peu comme le linceul d'un cadavre qui aurait maigri trop vite. Les fluides, c'est ce qui part en premier et parfois ça passe sous la porte, ça ruisselle sur les marches d'escaliers jusqu'à en avertir les voisins - parce que le paillasson colle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi du sable vert et jaune sur les pavés, en contrebas, avec cette lumière un peu rasante à en tordre les immeubles, debout sur son pied bien fixe pour une mise au point en trompe-l'oeil. Le drap pour faire le noir, et la petite molette qui fait clic. Une sirène, au loin, qui alerte d'un changement brusque. Ça s'affole, ça patine, ça clopine dans le haut de la rue, les portières claquent et ça traverse les clous en trombe - c'est que la boutique ferme ses portes dans un quart-d'heure, nous prions notre aimable clientèle de terminer vos achats et de vous diriger vers les caisses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3769511330837576926?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3769511330837576926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3769511330837576926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/09/porte-mine.html' title='Porte-mine'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sqrg0ZsDV_I/AAAAAAAAALo/KqqHCRCjI8E/s72-c/3097504029_ae95d31a3b_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6415342757314652299</id><published>2009-09-04T17:07:00.001+02:00</published><updated>2009-09-04T17:11:01.475+02:00</updated><title type='text'>Canevas</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur les bulletins scolaires, les professeurs notaient toujours un « mais » - « brillant &lt;i&gt;mais&lt;/i&gt; bavard », « notes RAS &lt;i&gt;mais&lt;/i&gt; comportement à revoir », « les résultats sont excellents comme toujours, &lt;i&gt;mais&lt;/i&gt; la discipline exécrable, comme toujours... », etc. Il pouvait s'en souvenir aujourd'hui, des décennies plus tard, parce qu'il les avait tous gardés dans des boîtes à chaussures, des coffres à jouet, des cantines de l'armée. Une tonne de souvenirs en papiers et en piles qu'il mettait un point d'honneur à conserver, coûte que coûte, avec leur place de choix dans tous les déménagements, les premières choses qu'il vérifiait à l'arrivée, n'y dérogeait pas.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Parce que les souvenirs, l'enfance, tout ça, ça lui tenait à cœur. Sa famille était loin d'avoir été parfaite : un père hiératique, autoritaire et scientifique, une mère bipolaire, folle et méchante à ses heures, faible et touchante à d'autres. Il l'aimait terriblement, détestait son père, accusait sa froideur, la tenait pour responsable de tous ses maux, y compris le deuil de sa mère, partie « trop tôt » d'un cancer aux allures de suicide. Par sa faute et du haut de son égoïsme, elle qui était si pleine de vie et si spéciale, elle s'était sacrifiée pour lui, pour rien. Mais il ne voyait pas, dans sa fantasmagorie nostalgique, cette vie banale de mère au foyer dépressive, signant des bulletins de notes le regard vide et la main molle de ceux qui n'en ont rien à foutre.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Oui, comme tant d'autres femmes avant elle et ensuite, elle s'était attachée à l'homme qui l'avait mise enceinte, à peine sa majorité consommée. Sans contraception, sans idée même d'un choix possible, elle s'était acharnée des années durant à élever les enfants qu'elle ne désirait pas, s'évertuant aussi, à l'aide d'un speculum, d'un miroir de dentiste et d'une aiguille à tricoter vite stérilisée sur flamme, à viser le petit trou de l'œil, au fond, qui, une fois crevé, lui offrait quelques mois de sursis en guise de cicatrisation. Cinq enfants plus tard et stérile à 37 ans, elle s'était faite au diagnostic pessimiste d'un lymphome agressif – et laisser mourir sur un lit d'hôpital de banlieue, dégoisant encore et encore sur tout ce que sa vie n'avait pas été.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà pourquoi il ne voulait pas d'enfant, voilà pourquoi il lui répétait à longueur de trimestre, tantôt l'air embué, tantôt l'air dur et tranchant. Il lui expliquait qu'il fallait être taré pour mettre un enfant au monde. Que les enfants étaient malheureux - ou finissaient malheureux. Qu'il n'était pas prêt, et ne savait s'il pouvait l'être un jour. Que non, et qu'il fallait s'y faire.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis elle arriva le retard à la ceinture, avec un air de chien battu à faire pleurer les pierres.  Protestant aussi qu'elle n'était plus toute jeune. Que c'était maintenant ou jamais. Avec lui ou sans lui. Il s'y résigna, son bonheur enflant à mesure que les semaines passaient. Mais au bout du cinquième mois, c'est la poche des eaux qui décida de faire des siennes.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il déclara la perte à l'état-civil, lui donna un nom, l'enterra. Il voulait faire les choses en grand, avec cérémonie. Et consulter, chaque année, ces bulletins scolaires qui n'existeront pas.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6415342757314652299?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6415342757314652299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6415342757314652299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/09/canevas.html' title='Canevas'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4317912203278631002</id><published>2009-08-28T16:36:00.004+02:00</published><updated>2009-08-28T16:39:03.305+02:00</updated><title type='text'>Presse-papiers</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.flickr.com/photos/cmbellman/2664738940/sizes/l/"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 250px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Spfrh4EUNwI/AAAAAAAAALY/ZVGKFeMsVpg/s320/2664738940_64cd38c55c_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375023647508674306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle avait 35 ans cette année. Elle allait « passer le cap » en envoyant des cartes d'invitation virtuelles pour ce qui devait être le « nouveau départ » de sa vie. A 35 ans, non on n'est pas vieux, on commence juste à le devenir, riait-elle jaune, et blanc aussi de ces quelques mèches qui la faisait enrager. A 35 ans, tout est encore possible, mais tout devient urgent – en ouvrant grand les paupières elle insistait des yeux pour assurer le passage du message. Mais l'essentiel, c'est de savoir où l'on va, non, feintait-elle de corriger, ce que l'on &lt;i&gt;veut&lt;/i&gt;, marquant là l'impulsion, nouvelle, de faire de ses désirs des réalités.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;« Je ne veux plus subir, tu vois, maintenant je dois agir, et je dois mettre de l'ordre dans ma vie. »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'ordre de sa vie avait commencé à se dérégler quelques années plus tôt, quand en rentrant avant l'heure dite, elle avait croisé son mari sur le perron du domicile conjugal, lui qui raccompagnait une fille, de loin jeune, en lui roulant manifestement une pelle et en s'amusant, enfin je crois, d'un reste de sperme aux commissures des lèvres. Elle avait attendu qu'il referme la porte, pliée derrière le pare-soleil (pour passer inaperçue), puis avait déboulé en furie, et hurlant, et pleurant, qu'ils étaient au-dessus de ça, que c'était tellement cliché, que pourquoi eux, que pourquoi nous, c'est qu'on mérite mieux et tu as tout gâché car tu n'es qu'un gamin égocentrique doublé d'un sacré gros enculé.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;« Ce que tu comprends à 35 ans, c'est que tu peux te faire larguer pour plus jeune que toi. »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors, une fois un divorce rapide et prononcé sans enfant (« question de timing »), elle se rapprocha de son patron, un éditeur renommé mais toujours en nage et toujours vêtu de chemisettes qu'importe la saison. La soixantaine bedonnante, pas trop de risques ni de cheveux dans la manœuvre. Une femme alibi, et des enfants partis : « la bonne planque », s'amusait-elle, le regard embrumé par la certitude de devoir « passer à autre chose » - car, ça s'était fait assez vite, il y avait aujourd'hui « des sentiments très forts en jeu ».&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce soir-là, elle allait donc faire les choses en grand. Il suffisait d'un bar à tapas qui ferme tard, de la musique, de la tequila et des convives bien choisis - lui, en célibataire puis quelques collègues dans la confidence et devenus amis -, pour que « vogue la galère ».&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et le lendemain, tout serait fini, il devrait prendre ses responsabilités : car elle pouvait partir, et de lui et de sa  très prestigieuse maison d'édition. Oui, de toutes façons, d'autres encore plus prestigieuses lui avaient déjà fait de l'œil. Alors.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais il n'y eut pas de lendemain, juste une semaine d'après. Un cancer récemment diagnostiqué, il lui annonça qu'il plaquait tout : il quittait sa femme et s'installait au soleil avec sa petite-amie. Elle avait 22 ans, et travaillait à l'accueil.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4317912203278631002?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4317912203278631002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4317912203278631002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/08/presse-papiers.html' title='Presse-papiers'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Spfrh4EUNwI/AAAAAAAAALY/ZVGKFeMsVpg/s72-c/2664738940_64cd38c55c_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8607842531006186150</id><published>2009-08-18T21:01:00.001+02:00</published><updated>2009-08-18T21:02:39.919+02:00</updated><title type='text'>Caravanserai</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sor6p7Mk83I/AAAAAAAAALQ/lbKjWHV3-OQ/s1600-h/1570961426_623e25a890_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sor6p7Mk83I/AAAAAAAAALQ/lbKjWHV3-OQ/s320/1570961426_623e25a890_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371381103764763506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;Ca se passe comme ça, en vacances, on invite des amis qui nous réinviteront, des voisins qu'on ne reverra plus et la famille qui sera toujours là ; on passe de bons moments à contempler la fuite du temps tout en n'en ayant, pour une fois, pas grand-chose à foutre. On peut passer des après-midi à surveiller de loin des ribambelles d'enfants à la plage ou à la piscine privée d'une maison louée (c'est plus sûr), on peut aller entre hommes faire des parties de tennis parce que ce n'est pas parce que c'est les vacances qu'on doit se relâcher, au contraire, on prendrait même des bonnes résolutions et de retour à Paris un abonnement au Club Med Gym (qui permettra quelques alibis, ah ah), on peut papoter avec les copines et des margaritas bien fraîches (c'est l'extra), on peut reluquer le maillot de bain triangle de la cousine, camoufler avec bonheur son érection dans son bermuda de bain, et se dire, finalement, que ça a du bon de se faire chier pendant trois semaines ; on peut en faire des brochettes au lard et des nappes à carreaux de tous ces clichés qu'il resterait l'énigme ultime du dîner ; &lt;i&gt;qu'est-ce qu'on fait à bouffer ?&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En vacances (d'été), le melon est paradigmatique. Tu peux être un gros beauf, avoir une boule à caravane sur ton break et faire tremper ton San Daniele dans du porto Lidl, tu peux te la péter à soupoudrer ta tranche de poivre et de noix de muscade, comme tu l'as vu faire chez Gaya (même si c'est faux), c'est inexorablement qu'il faut que tu soupèses, que tu examines les rainures, que tu écrases la queue, en haut, que tu renifles, que t'en achètes des cageots ; &lt;i&gt;oh, te fais pas chier, prends des melons&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face à la pastèque, c'est chiant avec ses pépins et si c'est pas trop sucré ça n'a pas de goût, le melon, c'est le grand réconciliateur des familles estivales, par-delà les sexes, les classes et les races. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ca plaît à tout le monde, ce n'est pas cher, selon les écoles c'est entrée ou dessert, tu en trouves partout, même les enfants aiment, c'est diététique - le melon. Et c'est facile, surtout, à préparer et ça colle aux mains, et ça attire les guêpes, et c'est ça, les vacances. Merde, on s'en fout, on décompresse, te casse pas on débarrassera, on lâche prise, on envoie des cartes postales, &lt;i&gt;une petite pensée pour ceux qui rament encore au boulot&lt;/i&gt;, ou des paysages choisis avec soin sur un présentoir qui grince car, quitte à faire comme tout le monde, au moins ne pas faire comme tous ces glandus qui envoient des cartes blagues à la con. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et les mouches feront toujours le reste, en espadrilles.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8607842531006186150?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8607842531006186150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8607842531006186150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/08/caravanserai.html' title='Caravanserai'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sor6p7Mk83I/AAAAAAAAALQ/lbKjWHV3-OQ/s72-c/1570961426_623e25a890_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6138524598510275043</id><published>2009-07-08T02:51:00.002+02:00</published><updated>2009-07-09T01:25:51.307+02:00</updated><title type='text'>Il ne désirait pas être cordonnier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;à Jean Rustin&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit des clés accrochées à une ficelle de fer extensible et rétractable qui cliquètent dès qu'il marche. Dès qu'il trottine, en frottant un peu des pieds, des pieds secs et bruns, des ongles qui s'effritent, sa vie qui part dans les murs du couloir, tout droit, glissant, et la peur de tomber sur les si petites marches pas plus hautes que le rebord d'un tapis. Il faut lui tenir la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa main et sa peau sur l'os qui pend. La rotation des hanches, l'une après l'autre, de quelques centimètres. Des poils hirsutes et collés, drus, sur les joues sous les yeux, blanc et gris en crête, sur des oreilles aux doubles lobes. Un nez en bec d'aiglon, des yeux jaunes derrière des lunettes grasses. Le bout des lèvres toujours mouillé par cette langue qui recule, et c'est beau cette langue qui recule et revient taper sur le devant des dents, éjectant quelques gouttes. Salivation et peau douce, elle a de si beaux yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis des toiles, des pinceaux qui trempent, sans analyse et dans l'aveu que rien n'est vraiment réfléchi - intellectualisé, il précise. Lui qui peint quand il sait ce qu'il doit faire. Le reste : la matière, le procédé, les formats, la lumière. Du superflu. Et c'est peut-être cela la folie que ses yeux qui regardent droit, sans possibilité de s'en extraire, peut-être une fois ou deux à la grâce de quelques flous. Des peaux roses, des petits porcs chauves, des bris d'humanité ou d'humanité pure, c'est selon. Irréductibles, en tout cas. Dans l'atelier la profusion des toiles donnerait le vertige, surtout quand on sait le peu de temps qui s'est écoulé entre l'arrêt des peintures, pour cause de maladie débilitante, et la reprise du pinceau. Quelques mois tout au plus, et il se plaint que la lumière n'est pas assez bonne en ce début de soirée d'été qui ressemble à l'hiver. Humide et froid, venteux. Sur les trottoirs, on pourrait croire que des feuilles mortes glissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait partie de ses êtres connus trop tard, qui s'échappent, dont on sait que quelques mois, quelques années tout au plus sont attendues avant l'ultime claquement de porte, sans cliquetis de clés derrière. L'issue si injuste, si prévisible, toujours à savoir que la colère ne changera rien, et que rien ne changera même si l'on s'y résigne. Qu'il aurait mieux fallu, peut-être, en rester à des images de papier, même si la vue des toiles, des fonds noirs, des fonds gris, des carreaux d'asiles psychiatriques, les vulves étirées à en devenir juste les simples orifices organiques absurdes qu'elles n'ont jamais cessé d'être, les petites bites molles, gourdes, les yeux ronds, les crânes grumeleux comme des culs de nourrissons malades – s'est fixée sur le devant du cerveau, grappillant tout ce qu'il peut, comme ces bibelots petits squelettes sur les étagères, ces sculptures d'animaux morts au ventre gonflé, au pubis glabre et potelé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit qu'il n'y a que la peinture qui l'intéresse, que ça a toujours été ainsi. Il dit qu'il n'aime pas les voyages. Il dit qu'il se lève tôt et se couche un peu moins tard. Il dit que cette rue doit être chère, pour dire ensuite que la conversation l'ennuie. Il dit que s'il avait pu choisir, jamais il n'aurait eu d'enfant mais qu'à l'époque dès qu'on couchait avec une fille, elle tombait enceinte, alors il fallait aller à la campagne avorter et au bout du quinzième enfant tué, quand même, on se disait qu'on allait bien en garder un ou deux. Et il serre sa main, toujours ses yeux fixes et droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques sourires plus tard, il refermera la porte. Dissout derrière. Un pied dans la tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6138524598510275043?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6138524598510275043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6138524598510275043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/07/il-ne-desirait-pas-etre-cordonnier.html' title='Il ne désirait pas être cordonnier'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-287492351674282454</id><published>2009-07-01T19:36:00.001+02:00</published><updated>2009-07-01T19:41:11.807+02:00</updated><title type='text'>Gros</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Skufqt95bEI/AAAAAAAAALI/wmbzl-Qslas/s1600-h/gateau12.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Skufqt95bEI/AAAAAAAAALI/wmbzl-Qslas/s320/gateau12.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353548138302499906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;Tout le monde sait pourquoi les dinosaures ont disparu… mais je suis la seule à savoir comment ; alors écoute bien.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;La météorite leur est arrivée sur la gueule, elle en a tué pas mal sur le coup, et surtout les carnivores qui n’aimaient pas la viande trop cuite. Et elle en a tué d’autres, après-coup : les derniers survivants furent les herbivores diplodocus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Car elle a tout rasé la météorite, les herbes, les forêts, les terrains vagues… les pauvres diplodocus n’avaient plus rien à manger mais erraient dans les champs de ruines et leur ventre les tiraillait. Hyper faim, ils avaient, trop la dalle, miam mais mon estomac fait des bonds, il faut que nous broutions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Mais un diplodocus c’est un peu con, c’est même très con d’ailleurs, car ça a un très gros corps et un tout petit cerveau, et l’information a du mal des fois à remonter tout en haut, à faire une boucle complète d’intention / message / réponse / action - on doit appeler ça un feedback.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;Alors ils avaient faim les diplos.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Mais ils continuaient à brouter, vu qu’ils ne s’étaient pas encore aperçu qu’il n’y avait plus d’herbe ni de forêts ni de terrains vagues (et pas encore de champs car ça n’existait pas).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Alors ils ont commencé à se bouffer les pieds.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Mais ils ne s’en apercevaient toujours pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Et ils continuaient à brouter, chomp chomp, et les rotules y passent mais toujours pas de cerveau qui clignote.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Ils étaient contents, les diplos, ils mangeaient.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;br /&gt;Et puis ils sont tous morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-287492351674282454?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/287492351674282454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/287492351674282454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/07/gros.html' title='Gros'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Skufqt95bEI/AAAAAAAAALI/wmbzl-Qslas/s72-c/gateau12.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8820501179706812647</id><published>2009-07-01T14:39:00.000+02:00</published><updated>2009-07-01T14:40:04.669+02:00</updated><title type='text'>Champagne !</title><content type='html'>Des fois je me dis qu'il faudrait tirer dans le tas,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que c'est la solution,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que ce que tu as crains toute ta vie, d'être privé de liberté, croupir en prison, être abattu sur le fait,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mais peut-être est-cela qu'il faudrait,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que c'est cela qu'il faut faire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;profiter du moment où tu tires, dans le tas, sans que personne ne l'ait jamais fait – sauf par accident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tout est une histoire d'échange,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de trop peu et de trop plein :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de vides à remplir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;du profit de te laisser aller et d'oublier,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ensuite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8820501179706812647?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8820501179706812647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8820501179706812647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/07/champagne.html' title='Champagne !'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4419288631142515508</id><published>2009-06-28T21:25:00.001+02:00</published><updated>2009-06-28T21:26:59.415+02:00</updated><title type='text'>Cow</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfD7uPXcjI/AAAAAAAAALA/0bSvkFHgAbQ/s1600-h/2256238027_cbe709fca0_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfD7uPXcjI/AAAAAAAAALA/0bSvkFHgAbQ/s320/2256238027_cbe709fca0_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352462112945304114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les trains sont souvent remplis de débiles mentaux. Est-ce le fait qu'il s'agit d'un transport bon marché, la pauvreté allant souvent de pair avec un faciès de maladie rare ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thinking about U driving me crazy.&lt;br /&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien que les fins de race aussi, possèdent leur lot de dégénérés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;My friends all say it's just a phase, but&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Est-ce le fait simplement de rassembler des humains rapidement ensemble, et sur de petites surfaces, avec le Ruskof qui gueule sa langue et ses cheveux gras au bol en pensant que personne ne le comprend avec le Rital qui inflige sa techno de soupière pour cause d'écouteurs défectueux avec le poilu qui respire du nez avec la grosse et son mini-moi en jogging avec le demi-pédé grassouillet espérant des yeux que le Rital le remarque.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Every day is a yellow day&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le tout sentant des effluves mélangées de pied, de jambon, de bière et de rot acide. Avec des vieux en tweed s'échangeant leurs gommes pour sudoku et le noir avec iphone en mode haut-parleur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;I'm blinded by the daisies in your yard&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je ne sais pas quoi faire maintenant.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4419288631142515508?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4419288631142515508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4419288631142515508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/cow.html' title='Cow'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfD7uPXcjI/AAAAAAAAALA/0bSvkFHgAbQ/s72-c/2256238027_cbe709fca0_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7796778922842147277</id><published>2009-06-28T21:23:00.003+02:00</published><updated>2009-06-28T21:25:24.257+02:00</updated><title type='text'>Solaire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDjXELu6I/AAAAAAAAAK4/V9eDHxtXRqk/s1600-h/1924327516_b0fe23baf6_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDjXELu6I/AAAAAAAAAK4/V9eDHxtXRqk/s320/1924327516_b0fe23baf6_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352461694407523234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La bouche métallique, sèche, tachycardie bien au-delà de la limite légale. Vision en bulle floue, bocal aux réminiscences calcaires et au poisson rouge flottant depuis bien trop longtemps sur le dos.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ça sent la vieille guenille, l'ignorance du chemin parcouru comme d'autres ne voient pas la propreté des draps. Le tout qui fermente et se met à marcher tout seul, pour peu qu'on y mettre du sien.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Roue libre, faire du carnaval une bataille, planter des plots, mesurer la hauteur des eaux et signifier d'un coup de craie la crue historique.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Être le seul à s'éreinter pour que les poutres tiennent, être le seul à refuser de voir qu'elles sont déjà pourries.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une vie pour ne pas contempler toutes ces merveilles entrevues avec un goût de merde nostalgique sur la langue. La promesse d'un monde meilleur à ceux qui se seront sacrifiés.&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Juste un peu de répit, de laisser aller, et pourquoi pas de joie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7796778922842147277?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7796778922842147277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7796778922842147277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/solaire.html' title='Solaire'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDjXELu6I/AAAAAAAAAK4/V9eDHxtXRqk/s72-c/1924327516_b0fe23baf6_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2184465417114930549</id><published>2009-06-28T21:23:00.001+02:00</published><updated>2009-06-28T21:23:47.905+02:00</updated><title type='text'>Renne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDL5KUh0I/AAAAAAAAAKw/YTxNYXX2hrc/s1600-h/2138327574_d4620cf930_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDL5KUh0I/AAAAAAAAAKw/YTxNYXX2hrc/s320/2138327574_d4620cf930_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352461291243210562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est le genre de fille à rire fort. C'est le genre de fille à en faire des caisses, à voir un film triste et à ne plus sortir de chez elle. C'est le genre de fille à dire qu'elle déteste sa mère. C'est le genre de fille à dire qu'elle adore les pédés. C'est le genre de fille à se teindre les cheveux, pour chercher, quelque part, son soi intérieur. C'est le genre de fille aux dents pourries, à la peau grumeleuse, au dessous d'ongles noircis.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est le genre de fille qu'on entend arriver de loin comme si elle avait des sabots à la place de la corne des pieds. C'est le genre de fille avec un grelot sur le cul, même en dehors des fêtes. C'est le genre de fille que tu saoules, en deux cocktails sucrés, et que tu bascules sur plage arrière.&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est le genre de fille cliché sur pattes, à se prendre en photo en téléphone portable, c'est le genre de fille à dire genre. C'est le genre de filles qui ne sait pas faire la cuisine, c'est le genre de filles qui connait par cœur le nom des génériques des anxiolytiques, à claquer son chewing-gum sur ses gencives. C'est le genre de fille défouloir, et il en faut toujours une petite dizaine par classe d'âge, avec enfance difficile et peluche fétiche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est le genre de fille il y en a des tonnes, à la pelle à la fourche à  la pioche.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2184465417114930549?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2184465417114930549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2184465417114930549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/renne.html' title='Renne'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfDL5KUh0I/AAAAAAAAAKw/YTxNYXX2hrc/s72-c/2138327574_d4620cf930_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2464261118696352437</id><published>2009-06-28T21:21:00.002+02:00</published><updated>2009-06-28T21:22:20.718+02:00</updated><title type='text'>Caddie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfC2Y7UvxI/AAAAAAAAAKo/TJfknpCSBjk/s1600-h/1571041906_c18434f601_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfC2Y7UvxI/AAAAAAAAAKo/TJfknpCSBjk/s320/1571041906_c18434f601_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352460921813122834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'idée m'était venue en visionnant des comptes Flickr au hasard. Les photos standardisées sans le vouloir, les processus inconscients des images qui se succédaient d'un bout à l'autre de la planète, les mêmes visages lisses, les mêmes femmes maquillées, les mêmes bras nus et la posture des amis-étaux ou de la bise-sandwich – c'est selon. Un individu, le plus souvent mâle, entouré de deux femelles serrant fortement leurs bouches en cul de poule sur ses joues. La pose pouvait se moduler au féminin, dans un lesbianisme bon teint de jeune trentenaire en rut, sortage de langue et tête basculée en arrière, cheveux brillants. L'air heureux, théâtralement heureux, du bonheur à fixer sur appareil, à diffuser, à échanger, signe d'une vie sociale fournie, de rencontres socio-sexuelles nombreuses, d'appartenance à la caste sociétalement supérieure des multi-amis.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Rien de plus simple ensuite de les retrouver sur Facebook. Demande d'amitié à faire en femelle si proie mâle, et inverse. Les secondes étant plus regardantes, il fallait privilégier de belles gueules à profil, sans tomber dans le caricatural et sécuriser. Le plus amusant était évidemment de piocher des photos de femmes ou d'hommes seuls dans des comptes Flickr apparemment connus, puisqu'on y retrouvait la cible, qui elle ne s'en souvenait pas. Rien ne rassure plus qu'un visage familier, même s'il nous est impossible de mettre un nom dessus. Ça fonctionnait.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Prise de rendez-vous rapide chez les hommes, plus diluée chez les femmes, le temps d'inspirer confiance dans une discussion via mp. Une fois l'adresse connue, les attendre en bas à l'heure de sortie, et passer au suivant quand trop de témoins à portée. Avec un anesthésiant chevalin, il était tout aussi simple de les transformer en êtres dociles et doux, humides et chauds comme des entrailles de dinde. Une lobotomie transorbitale pour finir de clore un destin.    &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2464261118696352437?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2464261118696352437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2464261118696352437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/caddie.html' title='Caddie'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfC2Y7UvxI/AAAAAAAAAKo/TJfknpCSBjk/s72-c/1571041906_c18434f601_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1731629651815543209</id><published>2009-06-28T21:20:00.000+02:00</published><updated>2009-06-28T21:21:01.710+02:00</updated><title type='text'>Tignasse</title><content type='html'>Au bout d'un moment tu comprends que les mots n'ont plus aucun sens. Que les humains se rassemblent pour se tenir chaud. Et sans plus. Que personne n'a envie de comprendre, que personne ne se donne la peine, que personne n'a ne serait-ce l'idée qui lui vient à l'esprit.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au bout d'un moment tu comprends que tout le monde est fatigué, que c'est l'hiver bien-sûr et qu'on a des excuses, qu'on a des choses à faire et plein de petites tâches à remplir, de croix à cocher dans des cases, de termes à souligner, d'amasser des feuilles mortes, et puis de les brûler, et puis de recommencer quand ça recommence, et d'attendre que ça passe.&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au bout d'un moment tu comprends qu'ils aiment ça faire leurs courses le lundi, prendre une douche avant de baiser, écrire dans des agendas, planifier, organiser, mettre en place, acheter des décorations de Noël.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au bout d'un moment tu comprends qu'un cerveau de chèvre ferait tout aussi bien l'affaire. Et tu rêves de voir le ciel s'embraser, sous le lierre, à l'écart des soirées.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1731629651815543209?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1731629651815543209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1731629651815543209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/tignasse.html' title='Tignasse'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1211065348588938455</id><published>2009-06-28T21:17:00.000+02:00</published><updated>2009-06-28T21:18:18.097+02:00</updated><title type='text'>Elissa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfB5coizgI/AAAAAAAAAKg/yK5GZPpUIxA/s1600-h/www.brickshelf.com_gallery_grysywop_Dreadful_wdreadful0003.jpg_SPLASH.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfB5coizgI/AAAAAAAAAKg/yK5GZPpUIxA/s320/www.brickshelf.com_gallery_grysywop_Dreadful_wdreadful0003.jpg_SPLASH.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352459874836073986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il me dit que je manque de repères. Il fait le geste sur le bois avec ses doigts, et ça crisse. Tu vois, sans prise, ça glisse. Impossible, répète-t-il, tu ne pourras pas vivre toute ta vie comme ça. Ou alors à en devenir fou, comme ceux qui regardent le soleil des heures durant et une rétine intacte.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ça choque le monde hein, on attend la passade. Le côté : tu fais ta crise et tu nous fais plus chier. Je ne sais pas de quoi l'avenir est fait. Au final, ça lasse, et on cherchera toujours plus structuré, avec du sens dedans. Du relativement décalé, et qui ne fait pas exprès.  &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ou alors en tragédie, la sauce prendra. Du genre, tu l'as bien cherché à faire la nique aux spectres. A trop te branler, on te rend sourd, à trop loucher le vent tourne. Tu t'éloignes du chemin, à tes risques et périls Rien de bien tolérable en arythmie sociale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors, oui, ne pas voir le mal partout est une option certaine, et des exercices de style, aussi, je pourrais en éviter. Parler de choses qui sont, du réel, sans pincettes et écrémé. Au fond, tout le monde est en quête de vrai, il n'y a pas d'exception.  &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vous le savez, la forme est un assassinat de tout ce qui reste. De tout ce qui ne se forme pas. De tout ce qui reste en suspens, dans les limbes, comme des cadavres d'enfants morts aux cercueils trop petits. De tout ce reste de glauque à la tonne encore, la preuve, que tu as, un souci, au niveau des, marques de, ponctuation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Insupportable !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1211065348588938455?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1211065348588938455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1211065348588938455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/elissa.html' title='Elissa'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfB5coizgI/AAAAAAAAAKg/yK5GZPpUIxA/s72-c/www.brickshelf.com_gallery_grysywop_Dreadful_wdreadful0003.jpg_SPLASH.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1121394350647396449</id><published>2009-06-28T21:15:00.001+02:00</published><updated>2009-06-28T21:16:39.030+02:00</updated><title type='text'>Endogame</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfBhL2DyoI/AAAAAAAAAKY/Nx04ScYLDxg/s1600-h/araignee_6573_480.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfBhL2DyoI/AAAAAAAAAKY/Nx04ScYLDxg/s320/araignee_6573_480.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352459458012498562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La technique était simple. Il suffisait de les monter les uns contre les autres.    &lt;p&gt;Avec un peu d’expérience, on acquiert vite la certitude qu’une seule espèce est de loin une fausse hypothèse, ce genre de mensonge autogénéré depuis des lustres, et qui tourne en capilotade dès qu’on y regarde de plus près. Il y avaient ceux qui espéraient gueuler fort et asseoir par là leur domination inversement proportionnelle au fait qu’ils bandaient mou, au fait qu’ils ne bandaient pas, au fait que l’idée même de l’avoir dure engendrait en eux toutes sortes de syndromes de sudation excessive, et de débandade assurée. Il y avait ceux qui, dans leur coin, regardaient les autres du coin de l’œil et qui posaient là, sans trop de difficulté, l’évidence d’être à part. Il y avait ceux qui fouinaient, toujours à la recherche d’indices, toujours un peu plus secrets et un peu plus enfouis ; ceux qui savaient avant les autres et à qui on ne la faisait pas. Il y avait ceux qui, les bras bringuebalants, hochaient la tête et n’en avaient rien à foutre, puisqu’ils étaient là pour faire ce qu’ils avaient à faire.&lt;/p&gt;   &lt;p align="justify"&gt;Au milieu, il les tenait tous. Plus ou moins savamment, et plus ou moins subtilement, il savait qu’un déficit se rééquilibrerait dans un excès tôt ou tard, et que la balance, au bout du compte, allait s’en sortir saine et sauve. Il le fallait en tout cas sinon, il serait bien mal dans la merde et se retrouverait seul. Chose impensable pour un être comme lui qui, dès qu’il tournait des orbites, en retrouvait un autre à distance raisonnable. C’était un genre de mission qu’il s’était donnée là, happer tous ces piaillants et les montrer comme des ours à tours sur eux-mêmes, les exhiber en des places relativement fournies, mais pas trop, histoire de se convaincre d’encore appartenir à l’élite.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Puis arriva le jour où l’arrogance de sa main de maître termina l’illusion. Où le bordel ambiant reprit sa place. Et où il l’eut très profondément dans l’os.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1121394350647396449?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1121394350647396449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1121394350647396449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/endogame.html' title='Endogame'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfBhL2DyoI/AAAAAAAAAKY/Nx04ScYLDxg/s72-c/araignee_6573_480.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1156440721257170975</id><published>2009-06-28T21:13:00.000+02:00</published><updated>2009-06-28T21:14:00.525+02:00</updated><title type='text'>Vivre et mourir au pays</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfA48hbh7I/AAAAAAAAAKQ/NOnLaxeTsHM/s1600-h/regle-fimo600.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfA48hbh7I/AAAAAAAAAKQ/NOnLaxeTsHM/s320/regle-fimo600.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352458766704674738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tiens, petit, mange : c’est bon pour toi. Le but du jeu, c’est de faire croire au type que tu fais ça pour son bien. Les gens n’aiment pas se dire qu’ils font des choses inutiles, les gens aiment bien se dire que ce qu’ils font a un sens. Les gens aiment bien parler de cohérence, de logique, d’ordre. Si tu penses que c’est parce que ça les rassure, tu seras un bien piètre psychologue.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les plus évolués sur l’échelle de la connaissance de soi te parleront d’éthique, de construction, qu’ils avancent. J’avance dans la vie et je construis peu à peu ce qui ressemble à l’éthique de mon existence. Si tu as déjà entendu ça, c’est normal. Prendre soin.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il faut commencer par établir la norme, par exemple, l’heure à laquelle programmer ton réveil. L’éthique de  la construction débute par un rythme. Si tous les jours tu ne fais pas les mêmes choses et si tu ne pars pas en week-end quand ça t’arrange, ne vas pas t’étonner que tout foute le camp.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après, il est possible que tu sois surpris, ça va avec, les plates-bandes originent l’éventualité de la mauvaise herbe. Et inversement. Sinon, c’est pas drôle.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu pourrais même être surpris de plus en plus, laisser faire les choses, admettre l’intrinsèque liberté du flux. Ça pourrait même devenir l’éthique de ta construction, ça.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Regarde les humains en grappe, on n’est pas loin de pigeons qui picorent une pelouse.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1156440721257170975?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1156440721257170975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1156440721257170975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/vivre-et-mourir-au-pays.html' title='Vivre et mourir au pays'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfA48hbh7I/AAAAAAAAAKQ/NOnLaxeTsHM/s72-c/regle-fimo600.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6069138382189172169</id><published>2009-06-28T21:11:00.002+02:00</published><updated>2009-06-28T21:12:39.080+02:00</updated><title type='text'>Ton truc, c'est le contrôle.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAh-t6wYI/AAAAAAAAAKI/buNXAWzKp3g/s1600-h/Banane.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAh-t6wYI/AAAAAAAAAKI/buNXAWzKp3g/s320/Banane.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352458372156932482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Faut bien essayer de compenser, vu que j'ai une vie de merde. Du style à me faire pousser un bouton dégueulasse sous la lèvre impossible à péter sans laisser de traces, et impossible à laisser faire ; non plus. Je suis un cliché sur pattes et mon casual friday dure toute la semaine. Je suis une sous merde, une sombre merde, une pauvre merde, et tous les gens autour de moi se ressemblent. Ils mangent à la cantine. Et le pire, c'est qu'ils m'admirent.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mon travail me permet de faire des expériences humaines et d'avoir avec le produit un véritable engagement citoyen. L'essentiel ce sont les rencontres, et d'être ouvert à l'inattendu.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est facile de critiquer, tout ça c'est de l'aigreur, moi je m'éclate. J'ai tellement une tête de con que n'importe qui de normalement constitué aurait envie de me taper. Mais il m'arrive aussi de pouvoir goûter d'authentiques moments de bonheur simple.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis l'émanation universelle du connard international. De tout temps, j'existe, et par en-dessous je te dévore. C'est dans les steppes immémoriales que je puise l'énergie de mes boutons de manchette. Oui, tel est le stade personnel et proprement individuel de ma distinction ; ce sont les boutons de manchette.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'aime le luxe, intimement, au plus profond de ce que je suis, et tu ne pourras rien y changer. J'aime les belles choses, aux lignes aussi ciselées que de l'aluminium semi-conducteur. Avec une patte trop courte ne lui permettant de se gratter que la moitié du dos. Je suis la preuve vivante qu'une autre philosophie d'entreprise est possible.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Aujourd'hui, je suis manager d'un groupe d'analyse qualité partenaire, demain je serai responsable communication pour un lobby de créateurs d'événementiels fournisseur d'expertise. Hier, je pourrissais lentement entre deux doigts de crème de cassis.&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais je m'en fous, je suis le maître du monde.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6069138382189172169?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6069138382189172169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6069138382189172169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/ton-truc-cest-le-controle.html' title='Ton truc, c&apos;est le contrôle.'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAh-t6wYI/AAAAAAAAAKI/buNXAWzKp3g/s72-c/Banane.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4375561783551674876</id><published>2009-06-28T21:10:00.001+02:00</published><updated>2009-06-28T21:10:53.052+02:00</updated><title type='text'>Engagé</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAJEtvLOI/AAAAAAAAAKA/ryyHKBACp2E/s1600-h/tronc.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAJEtvLOI/AAAAAAAAAKA/ryyHKBACp2E/s320/tronc.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352457944270056674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;- Au fond, le problème, c'est qu'on permet à trop de gens de s'exprimer. Tu vois, dans l'ancien temps, avec les rois, les choses étaient claires et chacun de son côté. Tu ne peux pas non plus demander à tout le monde d'avoir un avis pertinent.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Ce qui me gêne le plus, c'est l'absence de contrôle. On a beau dire, mais on ne peut pas faire absolument tout ce qu'on veut, sans respecter les règles.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Les gens ont besoin de limites et de repères. Peut-être qu'une infime minorité est assez éduquée et cultivée pour faire les bons choix et prendre les bonnes décisions en toute connaissance de cause, mais c'est loin d'être le cas pour tout le monde.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Que veux-tu ? C'est comme ça ! Certaines personnes ont besoin qu'on leur dise quoi faire. Sans nous, elles seraient perdues et, pour le coup, vraiment malheureuses.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Ce qu'il faut, c'est toujours avoir en tête l'utilité et la responsabilité. Surtout, mesurer les conséquences.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- J'adore Thomas Dutronc.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4375561783551674876?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4375561783551674876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4375561783551674876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/engage.html' title='Engagé'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkfAJEtvLOI/AAAAAAAAAKA/ryyHKBACp2E/s72-c/tronc.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8128510814192946017</id><published>2009-06-28T13:37:00.000+02:00</published><updated>2009-06-28T13:38:22.873+02:00</updated><title type='text'>Praton</title><content type='html'>Oh mon enfant, comme vous avez une grosse bite ! Pas grave si elle bande mou, je suis bien trop contente de vous voir, on pourra en discuter autour d'un barbecue, à la viande trop sèche, à la viande trop cuite, et à la viande qui crame et qui dissimule tout.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme c'est difficile pour vous, ô la la, et les aspirateurs dans le cul, et d'autres tâches à la petite cuillère, trop de tracas et les papiers s'entassent. Qu'est-ce que tu crois.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vous êtes si &lt;i&gt;fortes&lt;/i&gt;, dit-il, avec sa voix de truie. Nous aimons ce que vous nous envoyez en retour. Sous la boue, ta tête, se fracasse.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Envisager le rapport d'un volet remonté aux trois-quarts. L'aumône est toujours bonne à prendre. Pour qui me prends-tu. Prends le comme tu veux, prends le comme tu le sens, prends le comme tu en as envie.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des conneries à la pelle, et en faire des tissages. L'un après l'autre l'enfiler, comme des antennes sans parabole, simplement piquantes et trop d'émissions.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce n'est pas si facile de rationaliser les choses et de les mettre au clou, à la perceuse, au tournevis électrique, dans une oreille la chose est pourtant simple.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quelles mauvaises pensées s'égrènent sur tes lobes, qu'est-ce qu'une palissade, sinon un garde-fou, qui peut se consumer.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qu'as tu donc à te reprocher et à dévider ainsi : il y a un problème, incontestablement&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Grande malade.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8128510814192946017?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8128510814192946017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8128510814192946017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/praton.html' title='Praton'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-9203835358566946910</id><published>2009-06-28T13:30:00.003+02:00</published><updated>2009-10-08T02:31:47.425+02:00</updated><title type='text'>Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUlMjr1hI/AAAAAAAAAJ4/J7zBl7hBNjU/s1600-h/corrida_mikelsainz.g.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352339680155915794" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUlMjr1hI/AAAAAAAAAJ4/J7zBl7hBNjU/s320/corrida_mikelsainz.g.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 320px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;Essayons de raconter une histoire, histoire qui aurait comme personnage principal un être classé féminin. Pour le bien de la chose, nommons-la Isabelle. Isabelle on la ferait naître en 1973, du genre assez facile à calculer son âge. Aujourd'hui. Isabelle, on l'affublerait d'un petit traumatisme enfantin, pas trop gros, mais qu'elle répéterait à l'envi histoire de préciser les méandres déterminants de son identité. Le traumatisme là, ce serait le divorce des parents. De ceux qui se passent mal, un père qui quitte la mère et qui lui chie dessus dans le dos, et inversement parlant, tout le monde prenant son camp du salaud et de la victime trompée dans son honneur et laissée à elle-même à élever trois enfants. Un frère et une sœur donc, pour Isabelle l'héroïne. Le traumatisme, il ferait qu'Isabelle dès que tu la connaîtrais de rien, elle te lancerait en soufflant de la bouche : &lt;i&gt;je ne peux pas faire confiance aux hommes&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; ; et elle expliquerait, les détails du traumatisme en question.&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Après tu la prendrais à l'âge qu'elle a maintenant, elle aurait un métier aussi. Elle serait du genre par exemple assistante dans un cabinet d'audit en marketing. Un poste relativement merdique, par rapport aux 150 000 balles d'un père démissionnaire qui se rattrape en payant mes études de commerce haut perchées. C'est qu'Isabelle, te raconte-t-elle, a eu un enfant. Ah bon. Un fils oui, un accident, enfin, c'est que le flot continue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle l'a rencontré lors d'une soirée du BDE. Ce qu'elle ne savait pas évidemment, puisque ces soirées sont faites pour que ses membres se reproduisent ; qu'on y trouve des maris, et des femmes, des individus sur lesquels assigner l'électricité d'un gland tendu à la durabilité d'un engagement sur papier, et devant représentants officiels. Et ce genre d'événements se passent les vendredi, ils permettent de digérer l'alcool tout en ne rentrant pas chez soi de tout un week-end, en se gorgeant de l'excitabilité à venir d'un prêt immobilier. Comme la vie est bien faite.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Exactement comme cela, ce qui lui est arrivé à Isabelle. Sauf que l'homme en question, une fois les échauffourées des quotidiens hermétiques et des idées qu'il n'y a que toi dans ma vie que je cherchais depuis toujours, s'est révélé absent, incapable de &lt;/span&gt;&lt;i&gt;prendre ses responsabilités&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et criant des fois un peu fort le soir, quand il n'y avait pas de match sur aucune chaîne câblée. C'est là qu'elle a compris Isabelle, qu'on ne changerait pas la nature humaine, encore moins à coup de curetage pour une pilule oubliée sciemment. Elle le sait maintenant, et on ne peut plus la lui faire. &lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Si je rajoute qu'elle s'apprête à rejoindre ce soir l'actionnaire principal du cabinet où elle bosse, le même qui lui a promis qu'il quitterait bientôt sa femme, l'emmènerait sur la côte et plaît tellement à son fils, ça sonnerait comme une caricature ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-9203835358566946910?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9203835358566946910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9203835358566946910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/les-cimetiere-sont-remplis-de-gens.html' title='Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUlMjr1hI/AAAAAAAAAJ4/J7zBl7hBNjU/s72-c/corrida_mikelsainz.g.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5679718695839490270</id><published>2009-06-28T13:28:00.001+02:00</published><updated>2009-06-28T13:30:32.145+02:00</updated><title type='text'>Fait chaud. Envie de me faire baiser.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUMuRM8qI/AAAAAAAAAJw/ScKTbEn9gEA/s1600-h/piscine9.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 129px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUMuRM8qI/AAAAAAAAAJw/ScKTbEn9gEA/s320/piscine9.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352339259708469922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moi, ça serait plutôt gravement l'inverse. Quand on dépasse les vingt degrés, j'ai le cerveau qui fond et juste assez d'énergie pour me faire refroidir du thé à l'hibiscus. Je perds du temps à mariner, ou plutôt j'en gagne évidemment, mais pas la peine de me dire de consommer des crèmes glacées, ça me fait mal à la bouche. Et pas la peine non plus de me dire que je suis chiant, ma mère a commencé bien avant toi, brave petit. Non, tout ce que je supporte c'est l'acidité rouge de l'hibiscus. Il faudrait te faire voir la couleur, un brun-rouge tirant vers le pourpre rosé quand tu remplis ta tasse. J'en boirais des litres. C'est d'ailleurs ce que je fais, tant est si bien me ma pisse vire au rouge, enfin, pour être précis dans la description réaliste, il faudrait dire orangé foncé, vu que nous mélangeons ici une sorte de rouge avec une sorte de jaune. Et surtout que l'hibiscus au thé renforce  sa teinte originelle, ce qui fait qu'on peut se dire  assez éloigné de la pureté des coloris.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Donc baiser non, comment dire pas vraiment. Les températures extrêmes ont cela de commun qu'elles rétrécissent ma bite. Et l'idée de m'évertuer en va et vient m'épuise par avance et me fait transpirer. Ne pas sous-estimer les forces de l'abstraction. Toute mon histoire fait &lt;i&gt;tafiolle&lt;/i&gt;, tu dis. Bah oui, tiens, tu crois quoi, que l'avalanche de valeurs de pédale dans laquelle notre culture nous fait baigner n'a aucune incidence sur mon cerveau de parasite ? J'en déduis que tu es juste un tout petit peu con. Et même pas mignon, vu que ta face dégouline de l'idée d'aller cracher parterre afin de prouver ta virilité.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Une fois, je devais faire &lt;i&gt;un truc&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; dans un théâtre. J'ai croisé ce type qui fumait des Gitanes maïs, ou simplement sans filtre, le fait est que ça sniffait gravement le tabac brun. Après avoir compris que je m'étais perdu, ou que bien visiblement je n'étais pas là pour lui, il me fit suivre un autre chemin. Un peu par hasard, un peu parce que j'étais un peu trop con. Arrivés sur les coursives, il ma donné un coup derrière les genoux et m'a fait part de son envie de m'enculer. Avec un couteau brillant et personne aux alentours, la chose fut plutôt rapide. Il m'a craché sur le cul et tâté le terrain avec deux doigts. Quand il a éjaculé sur mon dos, il s'est senti les mains et m'a traité de sale pédé en m'honorant d'un dernier coup dans le bide.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ce jour-là, il faisait trop chaud pour un mois de mai.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5679718695839490270?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5679718695839490270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5679718695839490270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/fait-chaud-envie-de-me-faire-baiser.html' title='Fait chaud. Envie de me faire baiser.'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdUMuRM8qI/AAAAAAAAAJw/ScKTbEn9gEA/s72-c/piscine9.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8017358710041404139</id><published>2009-06-28T13:26:00.000+02:00</published><updated>2009-06-28T13:27:09.693+02:00</updated><title type='text'>Pignole</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTdYH_WYI/AAAAAAAAAJo/xK9eejlLXAk/s1600-h/TAVOL323221M.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTdYH_WYI/AAAAAAAAAJo/xK9eejlLXAk/s320/TAVOL323221M.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352338446310398338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est un peu facile, tout le temps, comme ça, de se foutre de la gueule des gens qui &lt;i&gt;travaillent&lt;/i&gt;. Regarde celui-là, avec sa tronche de con et son déjeuner d’affaires. Tu crois que c’est simple d’avoir des déjeuners d’affaires ? De concilier l’alimentation de milieu de journée, les renvois incontrôlés et les discussions sérieuses qui aboutissent sur des contrats et des améliorations de secteur ? Alors évidemment, ah ah, il ne prend qu’un quart de vin, car c’est un sacré négociateur et qu’il reprend le chemin du bureau dès le café, et toi tu peux prendre ton temps et te bourrer sciemment la gueule, tu t’en fous, tu pourras dormir ou danser dans la rue ou rouler des pelles sous les porches, ce n’est pas ton souci de continuer les choses qui durent et de faire que le tout possède une homogénéité sous-jacente aux intermèdes précis.   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C’est un peu facile, tout le temps, comme ça, d’écouter les conversations et de noter ou de s’en souvenir, car tu dis aussi des choses très connes, de temps en temps, et personne ne les notera ni s’en souviendra, et ton inconsistance s’évanouira dans l’histoire tandis que celle des autres sera fixée à jamais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C’est un peu facile, tout le temps, comme ça, de voir la paille dans l’œil de ton voisin, et pas la poutre dans l’œil qui est le tien, mais c’est universel et tu n’es pas le seul qui croit avoir tout compris et se gonfler la cervelle d’être l’unique et indivisible prescripteur de vérité toute entière tournée vers la fonctionnalité première de changer le monde, pour le mieux.  &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C’est un peu facile, tout le temps, comme ça, de te &lt;i&gt;plaindre&lt;/i&gt;, tout le temps, que les &lt;i&gt;autres&lt;/i&gt; t’en veulent et ne te laissent pas, tout le temps, t&lt;i&gt;’épanouir&lt;/i&gt; comme tu le &lt;i&gt;devrais&lt;/i&gt;, ou comme tu le &lt;i&gt;mérites&lt;/i&gt;, ou comme tant de ces choses inabouties dont la responsabilité de l’inexécution n’incombe qu’à toi-même.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;En plus, tu n’as pas foi en l’humain, alors je ne vois pas ce que tu pourrais revendiquer.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8017358710041404139?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8017358710041404139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8017358710041404139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/pignole.html' title='Pignole'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTdYH_WYI/AAAAAAAAAJo/xK9eejlLXAk/s72-c/TAVOL323221M.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3731462975443397381</id><published>2009-06-28T13:24:00.002+02:00</published><updated>2009-06-28T15:35:52.559+02:00</updated><title type='text'>Sh.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTPTJ0I8I/AAAAAAAAAJg/XfgWEvJTNUI/s1600-h/rien.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTPTJ0I8I/AAAAAAAAAJg/XfgWEvJTNUI/s320/rien.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352338204457706434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il avait un jogging rose. Un ensemble de jogging.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Souvent on pouvait dire aussi &lt;i&gt;survêtement&lt;/i&gt; mais c'était plutôt un mot de mères ça  : « n'oublie pas ton &lt;i&gt;survêtement , &lt;/i&gt;aujourd'hui tu as sport ». On ne disait pas « sport » on disait  « gym » et on connaissait très bien son emploi du temps. Pas de cartables, des &lt;i&gt;sacs à dos&lt;/i&gt;, pas de cahier de texte des &lt;i&gt;agendas&lt;/i&gt;, pas de tennis des &lt;i&gt;baskets&lt;/i&gt;, pas de boums des &lt;i&gt;soirées. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Les autres, ils étaient trop cons ou trop pauvres ou trop des fifissamoman pour comprendre ce qui faisait bien, et ce qui faisait qu'on pouvait rentrer dans les cercles, à la récréations, à la &lt;i&gt;pause&lt;/i&gt; et qui faisait discuter et rigoler et faisait dire ah ah mais tu l'as vu celui-là avec son jogging rose trop ridicule il ne fait rien en plus, il est dispensé mais pourquoi est-ce qu'il vient. C'était toute la question&lt;i&gt; : mais pourquoi est-ce qu'il vient&lt;/i&gt; &lt;i&gt;?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;A partir de quand faire pleurer dans les chaumières, c'est toute la question, surtout quand l'exercice est court et qu'il faut faire comprendre que l'histoire est vraie et qu'on a beau ne pas être bien vieille, on en a quand même des souvenirs, et du genre assez durs. Pourquoi d'ailleurs parler de &lt;i&gt;dur&lt;/i&gt; d'ailleurs quand le fait de penser à une chose vous donne envie de pleurer&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;et faire couler les larmes, pas violemment non plus, pas de violence non plus depuis tout ce temps car la chose a été digérée à ce qu'on croyait, des larmes alors un peu grosses, molles et résignées. On devrait parler de souvenir mouillé. Et pas de résignation non plus  parce qu'on se demande bien c'est quoi se résigner de l'idée qu'on puisse crever à 13 ans.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le mot a été lancé, tu vois, la mort, ça y est, on s'en doute bien que ton petit copain, ou je ne sais pas qui dont tu parles, là, et dont la vie est vraie, va finir par y passer. En fait, dans toutes tes histoires il y a toujours quelqu'un qui finit par y passer, et tu crois que ça suffit à faire un ressort dramatique. Il y en a qui sont de vrais écrivains et qui savent raconter des histoires et dont les choses sont en place et le début et la fin, et la chute et les rebondissement, trac trac kodak, pas besoin de gigoter dans tous les sens et de hocher la tête pour faire croire qu'il y a là-dessous du autre chose qu'un divertissement juvénile en attente de mieux.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est lui qui m'avait appris à me gratter les oreilles avec un trombone. Il suffit de dérouler le trombone jusqu'au premier virage et ça suffit en général pour une oreille standard. Et ça résout pas mal de soucis aussi, une fois qu'on a compris on comprend bien par exemple que le coton-tige n'est qu'un pis-aller du besoin de se gratter. Se gratter l'oreille en dedans avec un trombone ça me fait un bien fou, me disait-il. Au niveau de la véracité, je ne sais plus vraiment si c'était ce genre d'expression qu'il employait : « ça me fait un bien fou ». Il devait plutôt prononcer les mots de « j'adore », ou « essaye pour voir », ou « il suffit de faire un peu attention et de ne pas enfoncer trop, c'est pour cela que le premier virage suffit ». Il avait une voix grave mais une voix de fille, toujours posée, un peu lente, il était  grassouillet, pas gros, mou, empâté, il avait un coeur de merde et il se grattait les oreilles avec un trombone, il mettait un jogging rose et il s'asseyait sur les rambardes et il faisait bouger ses pieds dans l'air à baskets scratch.   &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il était tout jaune dans son lit et après j'ai dû apprendre à vivre sans.   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3731462975443397381?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3731462975443397381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3731462975443397381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/sh.html' title='Sh.'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkdTPTJ0I8I/AAAAAAAAAJg/XfgWEvJTNUI/s72-c/rien.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4404101830189531465</id><published>2009-06-27T21:22:00.000+02:00</published><updated>2009-06-27T21:23:41.629+02:00</updated><title type='text'>La société du spectacle</title><content type='html'>De mon temps, ce n'était pas si facile de faire ce qu'on voulait, tu sais. Il y avait l'autorité, les baffes, le respect. Mais l'idée n'est pas de regretter quoi que ce soit ou d'en vouloir à quiconque, l'idée c'est de faire avec les choses comme elles viennent, mais d'avoir des principes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des lunettes qui pendent à un fil, le front qui se plisse de ceux qui ont du mal à réfléchir, qui souffrent en espérant qu'une fronce de sourcil éjectera un peu plus de jus dans les circuits. Un cerveau, c'est comme une voiture, tu sais, si tu ne mets pas d'essence, tu ne peux pas démarrer. Il lève des fois les yeux et regarde autour de lui, il pourrait parler s'il ne murmurait pas, ne pas faire de vagues dit-il, tu n'as pas besoin de faire de scandale, les choses vont s'arranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle, elle pète les plombs, elle le dit d'ailleurs « si ça continue je vais péter les plombs », alors elle les pète, un par un, elle se lève et sa voix se colle sur le haut de sa gorge, elle éructe, elle nasillarde, elle se coince un peu à en pleurer des yeux. Elle bouscule, elle pousse, ce qui n'est plus possible n'est désormais plus tolérable, il faut que ça se sache, il faut que ça s'entende, il faut que ça se sente. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Complètement hystérique cette pauvre fille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son ventre sec remonte sa ceinture bombée, comme dans un triptyque de Kranach, sa peau blanche s'étire sèche, se flasque. Elle en a porté trois, ils se sont développés à l'intérieur d'elle-même, elle a fait son devoir d'organe, elle a attendu, se serait résignée si elle connaissait le sens du mot désir. Cela fait partie de ce qui ne se discute pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne regarde plus rien, il se baisse vers ses pieds et il souffle, tant de mots qui ne passent pas cette barrière de la langue, il pense en silence, tellement fort qu'on pourrait en décompter les syllabes. Les habitudes, les conventions, les automatismes, ceux qu'on accepte bien, ceux qu'on accepte moins bien, la vie porte à coche, tant de réflexions muettes et de résultats équilibrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il raconte les toiles d'araignées, la femme de ménage pour 10 heures par semaine et l'évier qui colle encore. Le travail, c'est un esclavage, tu gagnes ta première paye et tu t'achètes une maison, alors après tu rembourses et tu dois encore travailler, tu gagnes et des gens comptent sur toi, c'est sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis retour à la normale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4404101830189531465?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4404101830189531465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4404101830189531465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/la-societe-du-spectacle.html' title='La société du spectacle'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5689018672190408030</id><published>2009-06-27T21:20:00.005+02:00</published><updated>2009-06-28T13:44:16.531+02:00</updated><title type='text'>Génération tête de con</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZxGKBJ_YI/AAAAAAAAAJY/Jv4TPDTAApc/s1600-h/6a00d83451b09f69e200e54f844eb68834-800wi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 303px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZxGKBJ_YI/AAAAAAAAAJY/Jv4TPDTAApc/s320/6a00d83451b09f69e200e54f844eb68834-800wi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352089557758770562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peut-être que si je devais faire une liste des candidats à l'avortement post-natal, je commencerais par ceux qui ont la coupe de Beigbeder ou qui ont un métier qui ressemble à quelque-chose comme « chef de produit ». Du genre qui t'interpellent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- salut, tu fais quoi dans la vie ?&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;- moi, je suis responsable produit d'un grand groupe agroalimentaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'ils ne peuvent pas te dire « Danone », vu que si jamais tu travaillais dans le renseignement industriel, ça te serait super utile de savoir qu'un type aussi fier de son implantation de cheveux occupe ses journées à manager du yaourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es responsable produit, alors tu fais gaffe que le lait caillé ne traverse pas tout seul le passage clouté. Il en va de ta responsabilité de responsable produit, c'est ce à quoi tu travailles, tu vois ; la responsabilité. Tu sniffes le destin, pas loin en tout cas. Même des fois, tu suggères des améliorations, et tu en fais des rapports en copie attachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, je croise une fille qui se dit « styliste ». C'est ce qu'elle fait dans la vie. Dans la vie elle fait « styliste ». Identification prioritaire à l'acharnement bulbique - petit avec des grandes oreilles. Elle avait une tête de vieille, de ceux et celles qui même à 11 ans avaient déjà leur tête de 45 ans, avec en dessous tout de même toujours leur corps de 11 ans. Évidemment, le résultat final peut être assez monstrueux, et son pull sentait l'effaceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point commun entre les responsables produits et ceux qui ont du plus long derrière mais pas trop sinon ça fait trop, c'est qu'ils t'adressent la parole. Ils se rentrent dans ton environnement sonore, afin de provoquer un échange, recadrer le contrat social. Un peu remettre de l'ordre à l'édifice. Une pierre dans la marre, avec ses ronds autour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça s'appelle se rendre utile. C'est pour ça aussi qu'ils trient leurs déchets, préfèrent la brocante à Ikéa et se demandent ce qu'ils vont faire ce soir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5689018672190408030?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5689018672190408030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5689018672190408030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/generation-tete-de-con.html' title='Génération tête de con'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZxGKBJ_YI/AAAAAAAAAJY/Jv4TPDTAApc/s72-c/6a00d83451b09f69e200e54f844eb68834-800wi.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1865025707963594648</id><published>2009-06-27T21:17:00.002+02:00</published><updated>2009-06-27T21:17:48.628+02:00</updated><title type='text'>Arachide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZwRvOKFjI/AAAAAAAAAJQ/xicQkOK1cFo/s1600-h/iln84.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 208px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZwRvOKFjI/AAAAAAAAAJQ/xicQkOK1cFo/s320/iln84.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352088657212347954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En venir à compter les semaines comme des trophées. Encore une et ça en fera deux. Tenir bon et ne pas flancher, ne pas signer de trêve ou d'armistice, accepter la reddition. Il n'y pas pas de reddition dit-elle, et tu peux me la mettre bien profond, tu ne me possèdes pas, libère-toi un peu de ces discours de domination post-colonialiste du cul. Les hommes croient toujours (ah ah – elle riait) que celles qui jouissent leur ouvrent grande ouverte la porte de leurs secrets et la clé avec, tu la mets dans le trou. Et s'il n'y avait rien à savoir, dans ce fond plutôt court, si on y réfléchit, mais qui absorbait des bites depuis son plus jeune âge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non, tu te donnes, disait-il, et il accentuait d'un coup de langue les syllabes téméraires. Baise-moi, murmurait-il, inversant provisoirement le rôle du preneur. Souvent les choses se passent dans la tête, ajoutait-il, et l'ergot de son cou remontait à en faire peur aux passants. Analyser et parler, remplir les vides par peur, expliquait-il, sans faire de gestes de ses grandes mains graciles, l'interprétation glissait de soi. Le sens, original, la vérité vraie qu'on y colle des estampilles, l'univocité perlait de tous les pores de sa peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets de style, il les testait aussi, un peu malappris, un peu désordonné, régulièrement fantasque et refusant la prise au sérieux (processus éventé de domestication). Il n'en faisait pas son affaire, il appelait au secours, le sourire à la commissure boursouflée des regards qu'on évite. Il cherchait les balises, les attentions, les accrochures, étonné paraît-il d'une si grande évidence immédiate. Et il s'en retournait, et il calculait les coûts et les bénéfices, tout est histoire de transaction, pensait-il. Envoyer des signes et des pigeons voyageurs, la transpiration aussi prouvait-elle la dépense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait certainement dû le mettre de côté, l'oublier certainement sur le revers d'une porte, ignorant certainement par-là même qu'elle lui avait donné sa vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1865025707963594648?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1865025707963594648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1865025707963594648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/arachide.html' title='Arachide'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZwRvOKFjI/AAAAAAAAAJQ/xicQkOK1cFo/s72-c/iln84.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2281791651555045765</id><published>2009-06-27T18:34:00.000+02:00</published><updated>2009-06-27T18:35:53.065+02:00</updated><title type='text'>Si tu tisses</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZKTtfq7HI/AAAAAAAAAJI/Agk2XELmlKE/s1600-h/penelope.pajuil.hegr.0g.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 277px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZKTtfq7HI/AAAAAAAAAJI/Agk2XELmlKE/s320/penelope.pajuil.hegr.0g.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352046909666815090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le but du jeu c'est d'attendre. Quoique tu fasses l'idée que ton action présente n'est qu'une transition vers quelque chose de mieux – on appelle ça un passe-temps. Quand tu connais l'échéance, tu as une heure et un lieu, et savoir comment t'y rendre et par quel moyen le temps que ça va prendre, évidemment c'est plus facile. Adaptation de l'action présente en fonction de paramètres connus. Après il y a les prévisions en créneaux, beaucoup plus pervers, la précision n'est pas totalement lâche mais pas non plus évidemment ponctuelle pour te laisser l'esprit complètement libre. Ensuite, il y a les attentes irrationnelles et subtilement déterminées par l'idée que tu t'en fais. Les connaissances que ça va arriver mais sans autre détail attenants à la seule pensée de l'événement.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est ainsi que tout entier tu restes tendu vers l'avènement de la chose prévue mais sans plus. N'importe quelle activité différente peut bien en venir à bouleverser tes plans. N'importe quoi absolument n'importe quoi le plus petit détail qui te fait sortir de l'attente est précisément un risque même que tout ne sa passe pas comme prévu.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le but du jeu c'est de combler les trous. Imaginer l'infinité probable d'activités possibles permettant une réalisation irrémédiablement consciente du risque de devoir être abandonnées. Tu donnes des lettres de noblesse à l'intermittence.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Après 10 ans, on peut dire qu'on frise la débilité mentale.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2281791651555045765?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2281791651555045765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2281791651555045765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/si-tu-tisses.html' title='Si tu tisses'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZKTtfq7HI/AAAAAAAAAJI/Agk2XELmlKE/s72-c/penelope.pajuil.hegr.0g.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1990418407943463910</id><published>2009-06-27T18:31:00.001+02:00</published><updated>2009-06-27T18:32:42.109+02:00</updated><title type='text'>Aluminium</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZJoLiLwKI/AAAAAAAAAJA/fgV-T8uNOh8/s1600-h/2295012258_9f6002f7b0_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZJoLiLwKI/AAAAAAAAAJA/fgV-T8uNOh8/s320/2295012258_9f6002f7b0_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352046161816174754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le genre de mec à mettre des pulls à boutons sur les épaules. Ouverts et bleu marine. Gentil, oui, gentil. Le genre de mec qui sort sa carte de fidélité en avance, question de symbole. Il prendra soin de tes gamètes si tu choisis de dépenser avec lui l'énergie nécessaire à une copulation. L'air brave, les yeux un peu trop ronds. Trop par rapport à quoi, ce n'est pas précisé, mais l'effet de surplus est patent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trimballe avec une femelle aux cheveux coupés en carré tirant vers le vert. Avec une veste imperméabilisée de couleur passe-partout. Un signe de plus d'adaptation sportwear – et le regard émerveillé vers l'homme qui fait les courses. Celui qui prend en charge, ouvre les sacs en plastique en moins de deux et paye, et harmonise bien les produits achetés dans les sacs en plastique pour que les mains ne soient ni trop ciselées ni trop surchargées et que le poids se répartisse harmonieusement entre les deux bras. Question d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manège est bien huilé, suffit de fourrer les denrées lourdes au fond et de parsemer d'emballages plus légers, qui tomberont en toute bonne logique dans les coins laissés vacants. Attention tout de même aux produits les plus fragiles, œufs, fruits, à garder sur le côté et à mettre au dernier moment sur le haut. En cerise sur le gâteau, et quelque soit la saison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenter de mettre le frais avec le frais, l'hygiène avec l'hygiène et les piles, c'est pas grave, mais la petite bouteille donne la moi dans mon sac je vais boire tout de suite (j'ai soif).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une tête un peu suspicieuse quand le montant s'affiche en lettres digitales. On en a pour trois jours, seulement, à tenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1990418407943463910?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1990418407943463910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1990418407943463910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/aluminium.html' title='Aluminium'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZJoLiLwKI/AAAAAAAAAJA/fgV-T8uNOh8/s72-c/2295012258_9f6002f7b0_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2253835493153740660</id><published>2009-06-27T18:28:00.000+02:00</published><updated>2009-06-27T18:30:26.884+02:00</updated><title type='text'>Fruit de la passion</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZIuxLJxJI/AAAAAAAAAI4/ikCnkHoz_6A/s1600-h/franck_gerard_orange_web.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 251px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZIuxLJxJI/AAAAAAAAAI4/ikCnkHoz_6A/s320/franck_gerard_orange_web.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352045175487710354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je m'appelle François, mais les gens m'appellent Franck. Fondamentalement, personne ne m'a jamais forcé à porter ce surnom débile, mais vous savez, les surnoms, les diminutifs, les pseudonymes, tout ça, ça plaît, ça donne l'impression de contrôler les événements, de donner sa patte à des processus aveugles - je ne vais pas vous faire l'article, vous savez tous de quoi je parle. Bref. D'un point de vue strictement objectif, je pense n'avoir aucun intérêt, même si c'est toujours difficile d'être à la fois l'observateur et le critique, et de raisonner en termes d'intérêt en ce qui concerne les gens, les humains, les individus avec des consciences dont on a toujours du mal à concevoir la qualité dispendieuse.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il y en a évidemment qui m'aiment pour ce que je suis, comme ma mère par exemple, c'est tellement cliché que c'est vrai. Le concept de mère, c'est évidemment que n'importe quoi sortant d'une mère est automatiquement digne d'affection, d'intérêt et d'amour, c'est le concept même de l'attachement. Il doit évidemment y avoir des tas d'hormones et de processus biochimiques en marche pour tisser ce lien indéfectible entre le pondu et la pondante. Il y en a évidemment qui ne sont pas aussi prévisibles et qui ne ressentent pas cette immédiateté inconditionnelle – dans ces cas là, ça se finit souvent dans un sac plastique.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Néanmoins, je me suis toujours demandé ce qui poussait les gens à se reproduire. Ce n'est pas vraiment que cela me gêne, mais il n'a jamais été question, pour moi, d'un désir irrépressible à s'étouffer s'il n'est pas assouvi. Comme pour ma femme par exemple. Elle s'appelle Clotilde. Le détail n'a peut-être pas d'importance, mais comme pour les surnoms, j'ai remarqué que l'idée de déduire une personnalité à travers un prénom avait son charme parmi les gens. Je me suis donc dit que cela pouvait vous plaire. Clotilde, vous l'aviez peut-être déduit, elle n'a jamais été belle. Même à 17 ans quand je l'ai vue pour la première fois sur le banc du lycée à faire des filaments de chewing-gum entre ses doigts. En fait, je dis ça, mais je n'en sais rien, je brode, vu je ne me souviens pas de cette première rencontre. Je sais bien que moi non-plus, je ne suis pas beau, mais je ne suis pas laid : je suis bof. Du genre à me mettre contre un mur et à disparaître. A la limite la laideur aboutie de Clotilde faisait qu'on me remarquait – mais ce n'est pas le sujet.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai divorcé de Clotilde, je vois mes enfants toutes les deux semaines, mon fils a une tête de hamster et, je le crains, des capacités intellectuelles assez basses, du genre tout juste suffisantes pour rédiger des rapports dans une multinationale agroalimentaire sur l'intérêt prospectif de l'audit en qualité produit. Ma fille ressemble à sa mère, c'est même son portrait craché. Elles sont pour le moment inséparables, jusqu'au jour où elle se détesteront et où ma fille se plaindra de sa première fois dans une cage d'escalier.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Avec ma femme, nous avons divorcé à l'amiable parce que j'en avais marre d'être puceau, je voulais tremper ma bite ailleurs. Mais aujourd'hui, j'avoue avoir toujours préféré me branler.     &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2253835493153740660?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2253835493153740660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2253835493153740660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/fruit-de-la-passion.html' title='Fruit de la passion'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZIuxLJxJI/AAAAAAAAAI4/ikCnkHoz_6A/s72-c/franck_gerard_orange_web.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1384970619471039669</id><published>2009-06-27T18:22:00.004+02:00</published><updated>2009-06-27T18:27:00.584+02:00</updated><title type='text'>Gloria</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZH1Xe_C5I/AAAAAAAAAIw/9k6lQHkwS6A/s1600-h/117427095_d67ffc1cc5_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 305px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZH1Xe_C5I/AAAAAAAAAIw/9k6lQHkwS6A/s320/117427095_d67ffc1cc5_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352044189339028370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aujourd'hui le cocktail de vitamines avait un goût de rat. Je ne sais pas, finalement, j'avais dû mal rincer le verre. Ne me juge pas si durement, petite fille, avec tes collants blancs et ta jupe à volants. Quand tu seras grande, tu comprendras  : parfois ça ne mousse plus et pourtant il reste du produit vaisselle, au fond.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est un peu ce genre de tiraillements du quotidien qu'il te faudra enjamber, avec le sens du compromis, des mots pas plus hauts que d'autres, le sacrifice dans la poche arrière (tu pourras aussi dire &lt;i&gt;je prends sur moi&lt;/i&gt;). Alors bien évidemment, on est loin des diamants liquides, de l'or en tube et plus proches de la merde en barre. C'est un fait même, pour certains.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il te faudra apprendre aussi à ne pas écouter les &lt;i&gt;oiseaux de mauvais augure, &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;prendre appui sur tes pairs et tes aînées, par exemple, qui seront, en gros, toujours plus ou moins de bon conseil. Plus moins que plus d'ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Il te faudra apprendre aussi la nécessité d'une carapace, en particulier car tu auras à ingérer une grande quantité de salade. Pensez à diversifier les espèces et à user sans modération des épices et des herbes !&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et ne jamais sous-estimer la pauvreté des rêves des gens.&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1384970619471039669?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1384970619471039669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1384970619471039669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/gloria.html' title='Gloria'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkZH1Xe_C5I/AAAAAAAAAIw/9k6lQHkwS6A/s72-c/117427095_d67ffc1cc5_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2526751411394691927</id><published>2009-06-25T16:23:00.002+02:00</published><updated>2009-06-25T16:24:41.879+02:00</updated><title type='text'>Pink</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOIocQNFhI/AAAAAAAAAIg/iviKEVX11f4/s1600-h/2254691038_ecbaab9fb1_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOIocQNFhI/AAAAAAAAAIg/iviKEVX11f4/s320/2254691038_ecbaab9fb1_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351271010606585362" /&gt;&lt;/a&gt;Et c'est comme ça que tourne le monde. Les choses segmentées, les putes et les femmes respectables, celles avec qui tu te marieras et qui te feront rouler des yeux au ciel et à gauche et à droite, et souffler dans tes narines qui se gonflent à mesure que tu t'amuseras de toutes les choses par lesquelles tu es passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A six mois de grossesse, elle ne voulait plus du tout de sexe, plus du tout c'est plus du tout (tu témoignes), impossible de ne rien lui demander ni de la toucher si gentiment qu'une plume de bébé pigeon aurait bien fait l'affaire. Le dégoût total, disait-elle, si sensible elle était et son ventre tout entier remontait jusque dans ses bras et ses jambes gonflées de trop de poids par-dessus qu'elle s'endormait épuisée de ne pouvoir rien plus faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il y eut Fabienne, Fabienne dans ce séminaire à la con dont tu ne te rappelles plus le nom. Fabienne c'était une sorte de fantasme rabougri, la fille pas vraiment belle mais tellement interdite des teasings saugrenus à la pause café, les blagues un peu osées (pour tester les réactions) vous vous croisiez depuis plusieurs années et les études ensemble, de loin, et des rencontres fortuites dans les ascenseurs (elle vient passer un entretien d'embauche). Fabienne elle était là et un peu délurée, avec le peu d'alcool de ces soirées à l'hôtel où on se fait bien chier à zapper sur les chaînes étrangères, un peu honteux de devoir payer le lendemain le supplément pay per view qu'on s'endort frustré, et la main sur la queue à n'oser rien faire, même pas de tâche sur les draps en coton sauvage. Fabienne alors, Fabienne qui rit pour un rien, Fabienne un peu seule et un peu triste ce soir, Fabienne qui monte facilement (elle est à ton étage), Fabienne à qui tu racontes tes histoires de mari trompé dans sa virilité promise à une femme enceinte qui ne veut plus de lui (même si c'est temporaire, les hommes ont des besoins). Fabienne qui écoute et tu la culbuteras rapidement, à en juter sur son cul alors que tu croyais reprendre ton souffle. Fabienne qui s'excusera pour deux et qui te griffonnera son nouveau numéro de portable sur le calepin de l'hôtel, Fabienne que tu oublieras sur la table de nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Fabienne qui t'a fait tellement de bien à ne pas devoir demander si elle avait envie de toi, car c'était évident, Fabienne, même si elle n'est pas cette super bonne meuf que tu aurais été en droit d'attendre (statut upper class), Fabienne sympa pour te pomper le dard sans autre forme de procès et se retourner sans bruit pour que tu la lui mettes. Fabienne enfin, si gentille au fond d'avoir tout compris à la minute même où tu lui proposas ce dernier verre. Fabienne sous cloche, Fabienne pour plus tard. Fabienne, tu lui aurais bien envoyé un texto quand ta femme accoucha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabienne, c'est toi, tu l'as décidé, la responsabilité incombe à tes épaules, Fabienne tu n'aurais pas pu être quelqu'un d'autre, Fabienne c'était toi qu'elle voulait, ou qu'elle ne voulait pas, car ce n'est pas ton problème. Fabienne, tu y penses de temps en temps, et tu soupires pour penser à autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tire, je tire, et la chair en-dessous de la peau en devient vive de sang à mesure qu'elle tombe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2526751411394691927?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2526751411394691927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2526751411394691927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/pink.html' title='Pink'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOIocQNFhI/AAAAAAAAAIg/iviKEVX11f4/s72-c/2254691038_ecbaab9fb1_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3237030976216178945</id><published>2009-06-25T16:20:00.000+02:00</published><updated>2009-06-25T16:21:40.676+02:00</updated><title type='text'>Dans mon jeune âge je jouais du violon sur des boyaux de chat</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOH6KPw5AI/AAAAAAAAAIY/f9kqSrysIi0/s1600-h/moicentaure_2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOH6KPw5AI/AAAAAAAAAIY/f9kqSrysIi0/s320/moicentaure_2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351270215498916866" /&gt;&lt;/a&gt;Il avait d'énormes couilles, cela dit un peu trop rondes pour êtres vraies, comme remplies de boules de pétanque. Elles ne devaient pas vraiment l'aider à marcher, mais vu qu'il était proportionnellement gigantesque, en fait, il devrait plutôt s'en foutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raconter n'importe quoi, ce n'est pas ça qui va t'aider à te sentir plus existante. En effet, non, mais ça peut tout de même y contribuer. De la même façon que remplir des caisses, et aligner les bouteilles une à une l'une contre l'autre en minimisant les risques de choc en cas de chute ou de manipulation trop brutale de la part du manutentionnaire. De la même façon que les gens se mettent sur les photos et demandent à d'autres personnes qui passent, ou aux personnes qui marchent avec elles d'appuyer sur le bouton. De la même façon que tout le monde se satisfait de petits expédients en espérant que le soir se couche vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attente est la chose du monde la mieux partagée. Et ne crois pas que le fait de porter un imperméable bleu y change quoi que ce soit. Ça va être les premières rides, qu'elles soient imaginaires ou non, ensuite tu sentiras des tiraillements, tu te mettras à lever les yeux au ciel, que ce soit pour trois secondes ou plus ou pas, et ensuite tu feras des choses assez débiles, comme danser avec une rose entre les dents ou une tomate cerise entre les seins. Tu es condamnée à avoir des considérations existentielles, ma petite, plus le temps passera, et plus tu collectionneras les regrets à pouvoir t'en tisser des colliers de nouilles. Pas la peine de faire ta fière et de dire que c'est à cause de ton cerveau malade que les événements glissent comme du beurre en motte. Ça ne trompe personne et pas besoin de machines sophistiquées pour lire en toi comme dans un livre. Trop facile même, tu pourrais te mettre en équation que rien ne serait plus clair, lipide, absolument transparent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il te manque une vraie vie. Point barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;./&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3237030976216178945?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3237030976216178945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3237030976216178945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/dans-mon-jeune-age-je-jouais-du-violon.html' title='Dans mon jeune âge je jouais du violon sur des boyaux de chat'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOH6KPw5AI/AAAAAAAAAIY/f9kqSrysIi0/s72-c/moicentaure_2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-222226118056152862</id><published>2009-06-25T15:56:00.001+02:00</published><updated>2009-06-25T15:58:45.180+02:00</updated><title type='text'>Hommage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOCGn-ggKI/AAAAAAAAAIQ/zpzDyOSGEco/s1600-h/3226017245_49c0f05125_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 234px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOCGn-ggKI/AAAAAAAAAIQ/zpzDyOSGEco/s320/3226017245_49c0f05125_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351263832568266914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle dit qu'elle n'a pas fait de shampoing depuis jeudi. Jeudi, ça fait presque une semaine. Elle dit qu'entre les deux elle a fait un shampoing sec mais qu'elle n'en est pas satisfaite, évidemment. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle s'est dit qu'elle allait aller chez le coiffeur, entre autres, pour se laver les cheveux. Les gens ne se rendent pas compte comment ils ont l'air cons et sales et malpropres avec les cheveux sales. Les femmes surtout, vu que les hommes ont en moyenne les cheveux courts et que sur cheveux courts la saleté se voit moins, à moins qu'elle soit associée à des pellicules ou à d'autres formes de croûtes de cuir chevelu sale et malade. Les hommes mettent parfois du gel pour dissimuler la graisse de leurs cheveux sales, les hommes mettent parfois du gel sur leurs cheveux, même si les cheveux sont courts et que le gel ne sert à rien à part à faire croire que les cheveux sont sales.  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;Chez les femmes, le cheveux sales rendent con, le visage devient con, le visage devient graisseux à mesure que le cheveu luit et que les yeux s'éteignent. On dit « le cheveu » quand les cheveux sont sales, car les milliers d'individus capillaires se transforment en une unique et seule masse luisante de gras du laisser aller. Ce n'est pas grave aujourd'hui je n'ai qu'à descendre la poubelle et remonter regarder la télévision et repasser ses chemises à lui qui sort et qui a donc toutes les raisons de se laver les cheveux, lui. Ce n'est pas grave car j'ai entendu qu'il ne faut pas trop se laver les cheveux car cela abîme le cuir chevelu et comme cela économise aussi l'eau et que la bonne-femme de la météo me donne des conseils pour sauver ma planète je m'y plie sans trop avoir à demander les permissions de faire ce que je veux puisque c'est bon pour la planète c'est bon pour moi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;Elle essaye parfois de cacher la misère de ses cheveux collants avec des barrettes ou des raies sur le côté qui ne font qu'ajourer un peu plus la façon dont le cheveux colle au crâne de toute sa viscosité contente. Et le bas du front qui en refléterait même le trottoir tellement les couches de matière grasse accumulée depuis des jours descendent peu à peu sur la peau sous les cheveux. On appelle ça l'implantation, il y en a même qui passent leur temps à calculer l'inclinaison de cette fameuse implantation en fonction du QI supposé de l'individu, face à  l'implantation telle qu'il doit être sacrément cortiqué ce petit bout de gars-là, jamais vu une implantation pareille. Et ça peut continuer sur le lobe des oreilles.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;Tout n'est qu'un prétexte pour te dire que je n'aime pas ta gueule.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-222226118056152862?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/222226118056152862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/222226118056152862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/hommage.html' title='Hommage'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOCGn-ggKI/AAAAAAAAAIQ/zpzDyOSGEco/s72-c/3226017245_49c0f05125_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3426950925691733343</id><published>2009-06-25T15:51:00.000+02:00</published><updated>2009-06-25T15:52:23.412+02:00</updated><title type='text'>Grenouille</title><content type='html'>Il lui fallait faire un break. Toute la semaine de 9h à 19h, elle remplissait des cases de chiffres, concevait des tableaux animés qu'elle montrait ensuite à d'autres, rassemblés dans des pièces faites pour, des salles de réunion qui précédaient des salles de pause, des portes et des chaises à roulette, de la moquette bleu ciel, des murs blancs, des vitres et du verre, un peu de métal et quelques grandes plantes vertes accueillant les visiteurs aux badges appropriés. Les virements tombaient en fin de mois, avec eux les primes qui permettaient de payer ces taxes qui rendent utiles, partie invisible du système, je fais ce que je peux à ma manière, on me prélève par tiers et je peux dire que c'est un peu grâce à moi que l'on construit des routes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regardait le temps passer, parfois, et le passait aussi à discuter par mail, par réseau social, par messageries interne et instantanée, avec ces mêmes personnes qu'elle croisait en vrai à la machine à café et qui faisait sa vie, ses habitudes, ses chiffres à remplir dans ses cases, ses prospections, ses rapports, ses présentations. Elle se grisait de tant d'immédiateté, de tant de rapidité et d'évidences. Il y avait aussi quelques fois des bières après le boulot, quelques fois aussi des dîners à ne pas terminer trop tard pour cause de lendemain de boulot, à terminer un peu plus tard les relâches de fin de semaine sans boulot le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'avais suivie par hasard, parce que je l'avais entendue dans le métro, parler à d'autres femmes, d'un dénommé Jérôme, je crois, qui passait sa vie devant des jeux vidéos, il en avait même oublié un jour la rentrée des classes, il ne faisait que ça du lever au coucher, trois minutes pour aller aux toilettes et il en profitait pour se faire des plateaux repas. Sa mère lui avait demandé son avis, sa mère était sa soeur, Jérôme était son neveu, sa mère lui avait demandé ses conseils, et elle le racontait à ses amies des quatre places, elle parlait à n'en plus finir de respirer, le bruit incessant de ses paroles, la salive inépuisable des lèvres toujours ouvertes, les éclats, elle faisait le bien des autres et elle s'en gorgeait la bouche pleine ; le bruit. Les mesures de rétorsion, elle racontait, l'ordinateur confisqué et les CD-Rom jetés, elle disait, ce n'était plus possible, il avait perdu tout contact avec la réalité, tout ce qu'il voulait, c'était être le meilleur à ses jeux vidéo. Les amies chuchotaient, s'offusquaient, jouaient la mine de l'accointance. Mais elle était contente et elle avait réussi, Jérôme reprenait peu à peu le goût du réel, et samedi dernier, pour la première fois depuis six mois, il était sorti avec ses copains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus trop comment on en était arrivé là, ses yeux ouverts sous l'eau. Elle avait fait son break.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3426950925691733343?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3426950925691733343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3426950925691733343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/grenouille.html' title='Grenouille'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4672449738827740503</id><published>2009-06-25T15:48:00.002+02:00</published><updated>2009-06-25T15:53:09.677+02:00</updated><title type='text'>Ruche</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOAOQmsR-I/AAAAAAAAAII/LNzqDlBJpLc/s1600-h/156697412_ea38224519_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 213px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOAOQmsR-I/AAAAAAAAAII/LNzqDlBJpLc/s320/156697412_ea38224519_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351261764710057954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'aurais pu finir comme tant d'autres, à pendouiller la chaussure défaite au-dessus d'un tabouret renversé et du four encore chaud. Mais j'ai préféré m'agripper, non pas à un lustre, qui facilement se serait pété la gueule et m'aurait causé, en plus d'une mort en forme de truisme, de celles ridicules qui encombrent les almanachs qui font rire, non pas à la vie non plus, la formule est tellement éculée que ses fondements tombent en miettes, non pas à un bidet car la distance aurait été trop faible ; mais plutôt à ses deux doigts doigts qui, au fond de ma gorge, font que certains week-end se terminent moins mal que d'autres et me donnent envie de remettre le couvert.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'aurais pu choisir la moins moche de la promo, enfin, la moins moche de celles qui voulaient bien de moi, et ce pour une durée indéterminée avec photos à poser sur la commode et comptes en banque à joindre ; ce qui n'était pas si évident compte tenu non pas de mon mètre-quatre-vingt-douze pour quatre-vingt-sept kilogrammes de muscles saillants mais du seul membre qu'il me fallait lever avec peine en lui donnant des coups dessus.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Avec le petit œil au fond du trou.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4672449738827740503?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4672449738827740503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4672449738827740503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/ruche.html' title='Ruche'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkOAOQmsR-I/AAAAAAAAAII/LNzqDlBJpLc/s72-c/156697412_ea38224519_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4700048581467129</id><published>2009-06-25T15:45:00.002+02:00</published><updated>2009-06-25T15:52:50.226+02:00</updated><title type='text'>Calcification</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN_wTG4YsI/AAAAAAAAAIA/Wg_1hSQKFhk/s1600-h/1058307513_371ca4be90_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN_wTG4YsI/AAAAAAAAAIA/Wg_1hSQKFhk/s320/1058307513_371ca4be90_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351261249985864386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une sorte de cou s'enfilant directement dans un genre de tête le tout embouché dans un style de pull. Avec un col, à plusieurs pliures. Elle lisait la biographie de Madonna écrite par le frère de Madonna. Elle claquait aussi des dents, des gencives, et ce bruit de vent en silence me donnait presque envie de la battre à coup de brique. Le nez relevé, une tâche sur la langue, j'y étais bien avant et j'avais fait tout cela bien, aussi. Au bout d'un temps, le temps te fait dire « je le savais », avec un air blasé et les yeux qui remontent.   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Car au moment même où les lumières baissent, ce sont ces vieux réflexes qui se la donnent. Flairer la hyène derrière la pierre, analyser les bruits, avoir peur, toujours, dans l'éternel recommencement des toujours en place. Toute suspicion s'efface devant des certitudes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour que cela cesse et pour passer à autre chose. Pour de vrai. Pour ne plus se traîner cette nostalgie comme une fierté des cicatrices ; des marques, des attestations de passé proche ou moins, l'impression d'évoluer (« avancer ») de progresser, directement, dans le trou. Le haut du trottoir roulant, le mouvement imposé sans pouvoir donner cet avis dont tout un chacun, à raison, se fout.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voire à coup d'extincteur.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4700048581467129?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4700048581467129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4700048581467129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/calcification.html' title='Calcification'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN_wTG4YsI/AAAAAAAAAIA/Wg_1hSQKFhk/s72-c/1058307513_371ca4be90_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4589421252358600737</id><published>2009-06-25T15:35:00.002+02:00</published><updated>2009-06-25T15:38:15.880+02:00</updated><title type='text'>Retour sur investissement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN9XShLWZI/AAAAAAAAAH4/RM4ELNhy-Ms/s1600-h/213713845_5d1812313c_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN9XShLWZI/AAAAAAAAAH4/RM4ELNhy-Ms/s320/213713845_5d1812313c_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351258621307738514" /&gt;&lt;/a&gt;Il s'appelle Pascal Chantrieux. Je le sais parce qu'il le dit tout fort dans son téléphone et que l'arrière de son crâne est pratiquement collé au mien. Je le sais parce que je me retourne et parce que je suis étonné de la disposition de ces fauteuils collés eux aussi à une structure en fer elle-même collée sur un revêtement caoutchouteux en nid d'abeille, au milieu duquel parfois colle un reste de chewing-gum aplati et grisé. Une fois sur deux, environ. L'autre fois c'est un papier qui traîne. Certainement inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix frôle les aigus et retombe. Sa voix au départ parle de choses intimes. Elle doit certainement parler à une femme parce qu'il lui dit de lui dire tout du net qu'elle recherche un homme jeune, actif et vigoureux. Il pouffe à  la fin des trois mots, certainement parce qu'il pense à une bonne grosse bite sans soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il termine son rire entre ses dents, le bruit du vent qui passe dans la salive. Tchou tchou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui dit qu'il s'excuse, car oui, longtemps qu'il n'a pas donné de nouvelles, et il s'excuse aussi de l'appeler dans le bus (certainement destiné aussi à excuser en sous-texte l'imposition anonyme uniforme du contenu des décibels de sa conversation), mais il explique que c'est parce que le soir il est avec elle, que la relation est &lt;i&gt;toute neuve&lt;/i&gt;, et que ce n'est pas facile parce que le soir il préfère en profiter déjà que certains soirs elle est avec ses enfants et que ça non plus, ce n'est pas facile. Oui, ce n'est pas facile (encore il répète).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un temps, elle parle à l'autre bout. Ça s'entend comme une petite souris qui crierait dans une boîte à sucre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, ça va ça va, on commence à s'apprivoiser (il pouffe encore un peu, mais de façon plus silencieuse), mais c'est encore jeune, donc bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Donc bon&lt;/i&gt; clôture : on passe à autre chose. Il revient aussi de Leroy Merlin, dit-il, et non il n'en a pas trouvé (de quoi, inconnu, exigence d'imagination, poser des hypothèses, calculer des probabilités). Il raccroche, oui, oui d'accord, à très bientôt, ciao ciao. Encore un peu de pouffe, ça passe maintenant par le nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix se baisse à mesure qu'il bascule son front vers l'avant. Oui, je veux la garder pour moi, dit-il à sa cravate.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4589421252358600737?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4589421252358600737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4589421252358600737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/retour-sur-investissement.html' title='Retour sur investissement'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SkN9XShLWZI/AAAAAAAAAH4/RM4ELNhy-Ms/s72-c/213713845_5d1812313c_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5969977437262943680</id><published>2009-06-13T01:24:00.001+02:00</published><updated>2009-06-13T01:25:50.255+02:00</updated><title type='text'>Hygiène morale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjLj9CMPYGI/AAAAAAAAAHw/7TZo6MSLY9g/s1600-h/2160983598_be5d0e3a60_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 213px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjLj9CMPYGI/AAAAAAAAAHw/7TZo6MSLY9g/s320/2160983598_be5d0e3a60_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346586345341935714" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà, que veux-tu, ta vie court si bien. Du matin jusqu'au soir, réveil et couvertures : sans cesse occupé à faire mille autres choses. A ranger, bien en place, dans leurs petites casemates : à neuf heures, voyons-nous, à midi, un whisky. Tout petit et pas trop, car c'est l'après midi embrumé de tes sucs, il te faut peser lourd dans l'harmonie fétide d'un soleil déclinant. La fatigue aux genoux et rapidement l'ennui, d'assister, sans rien faire, à l'avance du cadran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on sonne, et ça vibre, et sortir, il le faut. Un dernier coup d'œil, amusé, vers un film rigolo. Un animal blessé, qui éructe et faillit ; comme ça t'amuse tout ça, comme ce n'est pas sérieux. On se poile entre soi, on s'en tape les cuisses. Tu as vu la dernière ? Et comment, oh la la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ta grosse tête de con j'aimerais l'écraser. Ton costume beige merde, et ta besace qui pique. Tes dents blanches, tes yeux ronds, ta barbe à peine poussée. Comme on pèle un brugnon, comme on flambe un fraisier : j'aimerais que ça gicle, j'aimerais voir sur ton front ruisseler la goutte et saisir le mot non. Il n'y aura pas de chance, ni première ni seconde. Tes excuses bidon, tu peux te les carrer : on ne s'est jamais vus sans jamais se connaître et sans rien à comprendre. Sans raison apparente, c'est absurde, et voilà. La violence immature d'un gorille au village. Le respect et la crainte, avoue la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes gros poils, ta mâchoire, l'apparat d'un mensonge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5969977437262943680?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5969977437262943680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5969977437262943680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/hygiene-morale.html' title='Hygiène morale'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjLj9CMPYGI/AAAAAAAAAHw/7TZo6MSLY9g/s72-c/2160983598_be5d0e3a60_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5037152125174480938</id><published>2009-06-11T20:54:00.002+02:00</published><updated>2009-06-11T20:57:01.690+02:00</updated><title type='text'>Subhuman (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFTZ9JNg7I/AAAAAAAAAHo/GEVyncTs740/s1600-h/3349195292_c521b90d7a_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFTZ9JNg7I/AAAAAAAAAHo/GEVyncTs740/s320/3349195292_c521b90d7a_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346145938040521650" /&gt;&lt;/a&gt;Il s'appelle Renaud.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;A l'époque de sa naissance, ses parents pensaient sans y penser que cela ne serait pas grave de donner à leur nouveau-né le nom d'un chanteur communiste et rebelle. Inconnu il était, intimiste. Au pire, un initié aurait compris l'hommage et l'aurait félicité, le goût des parents. Manque de pot pour Renaud, le chanteur homonyme a duré, traversé les époques, comme on dit, repenti son alcoolisme honteux, engouffré la ringardise. Son enfance, il l'a passée dans des " c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, tatatin ". Il vit aujourd'hui dans les " arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie ".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Mais il a l'habitude, Renaud, on pourrait même dire que ça lui plaît, quand le témoignage parental de ferveur musicale est compris, saisi sur le champ d'une première rencontre. Il chantonne, il acquiesce, il remercie tacitement ses parents de lui avoir donné un sujet de conversation si aisé et automatique, une manière si simple et finalement naturelle de briser la glace. Il le fait d'ailleurs souvent, en vrai, le dimanche, autour des côtelettes, de la purée, de l'opéra et de la Suze, quand il rend visite à sa mère. Séquence émotion, l'idée venue du père, le baptême républicain, Madame Thatcher (c'est la meilleure), devenus définitivement nostalgiques, tristes à pleurer. Car le père est mort, emporté par un cancer des poumons (le crabe a eu raison de lui). En vérité, le diagnostic fut relativement optimiste : de grosses cellules concentrées sur le lobe gauche, une opération, une vie longue et vieille à s'économiser sur un seul organe, l'espoir d'une greffe, peut-être, ni vu ni connu ; un mauvais souvenir, en somme, qu'on raconte avant de détendre l'atmosphère, ensuite, avec un " marche à l'ombre ". Un mauvais souvenir, oui, si un chirurgien n'avait pas fait l'ablation du poumon droit et terminé toute l'affaire au crématorium de Sucy-en-Brie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, Renaud est un être jovial. Comme aujourd'hui d'ailleurs. Bourré comme un coing, il fait tressauter son polo Lacoste, son jean délavé et ses mocassins cirés sur du Madonna remixé à la sauce bonne soirée qui se respecte. Une soirée de collègues, car Renaud est prof d'éducation physique dans le lycée Albert Camus d'une banlieue sud. Une soirée de collègues, car c'est une fin d'année avec ses tempéraments qui s'échauffent et ses bouteilles qui se vident. D'ailleurs, Renaud en aurait bien profité pour sauter Virginie (qu'on appelle Gigi), la documentaliste, si son meilleur ami Thomas s'en occupait pas déjà, depuis deux semaines environ. L'idylle est jeune, les effusions régulières, la passion débordante. Gigi et Thomas remercient souvent Renaud, qui sait rester toujours tranquille et peinard, car c'est grâce à lui qu'ils se sont rencontrés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;- Et merci Renaud, t'es un chou, dit Gigi sur la piste de danse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;- Un chou, ouais, répond Renaud, un gros chou à la crème qui va t'exploser le cul, salope.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Mais Gigi n'entend rien, parce que ça va faire quatre fois que &lt;i&gt;la music makes the people come together&lt;/i&gt;. Yeah.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5037152125174480938?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5037152125174480938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5037152125174480938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/subhuman-3.html' title='Subhuman (3)'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFTZ9JNg7I/AAAAAAAAAHo/GEVyncTs740/s72-c/3349195292_c521b90d7a_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4219143543447027829</id><published>2009-06-11T20:51:00.001+02:00</published><updated>2009-06-11T20:53:06.949+02:00</updated><title type='text'>Schuld</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFSglxXecI/AAAAAAAAAHg/deyNT9u7kU8/s1600-h/987106622_7767da3e7b_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFSglxXecI/AAAAAAAAAHg/deyNT9u7kU8/s320/987106622_7767da3e7b_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346144952513952194" /&gt;&lt;/a&gt;Tu ne peux pas simplement te dire que les autres sont en faute, il faut que tu sois coupable. Il faut que tu ressentes que les choses auraient pu être autrement si tu l'avais voulu, vraiment, sincèrement. Si c'était réel que tu n'en voulais pas, si c'était réel que tu n'en avais pas un peu envie. Il faut que tu l'assimiles, la faute. Il faut que tu la mâches, que tu l'avales et que tes sucs gastriques te la fasse passer dans le sang. Que ça vive en toi et que tu ne puisses plus faire autrement que de t'en prendre plein la gueule. Que tu ne puisses plus rien ignorer. Que l'oubli ne soit même pas une possibilité pensable, une alternative possible.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Mais tu peux être aussi coupable de ne l'avoir pas trop voulu, de t'en être foutu un peu, de dire que c'est passé et que tu ne t'en souviens plus. Tu peux dire que ce n'est pas grave, on ne te croira pas et même et on dira que tout s'explique bien maintenant, ah ah. Tu peux raconter que tu n'as pas envie de le dire et que tu ne veux pas que ça soit mal pris. Tu peux toujours te camoufler, on prendra ça pour un traumatisme, un trouble, quelque chose à soigner ou à garder avec soi, même si au fond ce n'est pas normal et qu'on se demande bien ce qui a pu te faire en arriver là.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Tu peux prendre tout ça à la rigolade, ou extrêmement sérieusement, dire que maintenant tu trembles dès qu'un homme te touche, ou veut te toucher, ou pense à te toucher. Là on compatira et on poussera des « oh » et on fera rouler ses yeux. On se tordra de douleur sur nos chaises à te regarder te débattre comme une mouche dans un tube de néon tellement qu'on attendra qu'une chose c'est qu'on te ramasse à la petite cuillère et qu'on te mette dans un sac et qu'on y colle une étiquette.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Suivant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4219143543447027829?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4219143543447027829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4219143543447027829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/schuld.html' title='Schuld'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFSglxXecI/AAAAAAAAAHg/deyNT9u7kU8/s72-c/987106622_7767da3e7b_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7943712090734391024</id><published>2009-06-11T20:30:00.002+02:00</published><updated>2009-06-11T20:33:43.480+02:00</updated><title type='text'>gloB</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFNxWHrrPI/AAAAAAAAAHY/QJLxnkuNF-o/s1600-h/2994297809_7abd60b2e4_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFNxWHrrPI/AAAAAAAAAHY/QJLxnkuNF-o/s320/2994297809_7abd60b2e4_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346139742812220658" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai de la culture, tout du moins, on m'a appris à en avoir ; et je serai éternellement reconnaissant envers toutes ces personnes, tous ces passeurs de relais, tous ces messagers du sublime qui font aujourd'hui ce que je suis en cet instant.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je ne raconte pas ma vie car je sais pertinemment que le narcissisme allié au capitalisme conduit au fascisme. Je suis humble, je suis conscient de ma propre médiocrité qui me frappe quelquefois au visage que j'en reste à terre abasourdi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;J'ai une sainte aversion des hiérarchies, on peut même dire que ça me débecte, quand je suis énervé, je dirais même que ça me donne envie de gerber tellement ça me dégoûte.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je n'achète pas les journaux mais je croise leurs couvertures et je sais bien, au fond, qu'on veut m'acheter mon cerveau, que je ne suis qu'un produit parmi d'autres, une pièce qu'on ramasse à la fourche et mon âme et tout ce qui fait le sceau même de mon identité est étalée sur le grand marché obscène du libéralisme qui n'a même plus peur d'être effrontément dégueulasse.&lt;br /&gt;J'ai des avis, je pense, je lis, je réagis, je ne vais pas très bien mais il faut s'en sortir même si j'ai beaucoup souffert car il faut que je vous le raconte.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;J'ai une tête de 12 ans sur un corps de 56 ans. Je pousse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je me débats, je cuisine et j'ai des problèmes gastriques et je transpire. Et il faut totalement que je me débarrasse de mes héritages et de ma filiation car c'est cette famille là qui m'a tellement détruit et enfoncé la tête sous l'eau en la maintenant à la pince monseigneur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je me pose des questions et je n'ai pas de réponses, et je suis angoissé et merde des fois j'ai tellement envie de tout foutre en l'air.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Alors je vais voir les statistiques, je compare, j'imagine tous ces individus qui doivent en avoir des points communs avec moi pour passer en moyenne 34 mn 43s sur ma page personnelle et confidentielle car même si je parle au fond de ma vie il y a toujours quelque chose de supérieur, quelque chose qui la dépasse, quelque chose qui fait ce lien aux autres et cette attention, et toute cette curiosité tellement saine et normale et mon coeur se réchauffe de voir que je ne suis pas le seul dans ces tracas. On me soutient.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je peux aussi parler des gens qui passent même si je ne les nomme pas par respect de leur vie privée, je leur mets des majuscules ou je leur donne des surnoms, je me moque, quelquefois, un peu. J'en rajoute, souvent et c'est la norme d'enjoliver les petits rien pour leur donner la consistance qui fait que je passerai trois heures à me relire et à me relire encore une fois publié, heureusement que la fonction éditer existe et que j'ai les codes d'administration.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je suis un exemple - non, je suis un exemplaire des hommes de ma génération, de ma classe, de mon quartier - il y a le flot et je surnage. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ca froisse, ça poisse, je touille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7943712090734391024?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7943712090734391024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7943712090734391024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/glob.html' title='gloB'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFNxWHrrPI/AAAAAAAAAHY/QJLxnkuNF-o/s72-c/2994297809_7abd60b2e4_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4063201797116564641</id><published>2009-06-11T20:19:00.002+02:00</published><updated>2009-06-11T20:25:18.954+02:00</updated><title type='text'>Subhuman (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFLrWGzZnI/AAAAAAAAAHQ/qzZQdmaRgcw/s1600-h/3242587656_5cbb072c1f_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 256px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFLrWGzZnI/AAAAAAAAAHQ/qzZQdmaRgcw/s320/3242587656_5cbb072c1f_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346137440706061938" /&gt;&lt;/a&gt;Il s'appelle Jean-Philippe Kerlagnec mais tout le monde l'appelle Kéké. Kéké est fier de ses origines bretonnes, il est fier d'être fier même. Dans un monde un peu trop cosmopolite à son goût, conserver l'héritage des ancêtres et faire briller son blason au miror ça lui plaît. Kéké va tous les ans au festival de Lorient, même une fois pour déconner il s'était déguisé en bigoudène et avait pris des photos.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Kéké avait commencé par vouloir qu'on l'appelle Jean-Phi, mais ça ne collait pas, c'était trop artificiel, du moins à ses oreilles. Et puis ça lui est venu Kéké dans la bouche d'un de ses bons potes vendeur de GPS. Même si ce bon pote n'est pas un simple vendeur car il est importateur et assembleur de GPS. Le bon pote importe, le bon pote accroît la valeur ajoutée, le bon pote pose des stickers UE sur le derrière des ventouses. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est lui l'inventeur du Kéké, pour rire au début comme toujours mais ça continue en déferlement mémétique et tout le monde l'appelle désormais Kéké - car même au bout d'un moment la chaîne mémétique se ferme et c'est un automatisme et plus besoin de dire « mais tout le monde m'appelle Kéké » le Kéké en question se poste dans l'évidence même du devoir de l'appeler Kéké.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Kéké a 42 ans et Kéké fume le cigare, en particulier dans les lieux où c'est interdit de fumer, pas vraiment pour la provoc' mais juste pour se donner un style, car Kéké demande toujours si ça ne dérange pas qu'il fume bon d'accord merci.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Kéké possède sa propre entreprise de gardiennage dans la banlieue de Laval, il a trois hommes et douze chiens sous ses ordres et il fait des roulements. Kéké a dans son bureau qui sent le cigare froid et le mobilier en fer un grand organiseur en tableau avec des petites languettes de couleur à mettre dans des trous pour synchroniser l'emploi du temps de son personnel et mesurer sporadiquement qu'il en a fait du chemin le Kéké et qu'il en a des responsabilités.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Car Kéké ne compte pas en rester là et Kéké a un grand projet avec son bon pote le vendeur de GPS. Kéké a acheté un gros lot de combo mini GPS puces à radio fréquence et Kéké pense pouvoir faire un coup marketing et se faire plein d'argent en vendant sa trouvaille taiwanaise comme bon moyen de localiser les enfants à l'école ou les chats dans le jardin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Kéké pense à tout ce qu'il faut faire comme réserver les encarts pub dans le Courrier de la Mayenne ou encore faire des annonces trash et choc car partout on a peur des pédophiles arabes et ça marche toujours de jouer sur la peur pour vendre des produits qui se vendront comme des petits pains.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Kéké pense à tout ça et se gorge d'espérance sur sa vie qui évolue même s'il glisse sur une plaque de crottin gelé et terminera son avenir écrasé par la belle grosse moto qu'il vient juste de s'offrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans le fossé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4063201797116564641?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4063201797116564641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4063201797116564641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/subhuman-2.html' title='Subhuman (2)'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjFLrWGzZnI/AAAAAAAAAHQ/qzZQdmaRgcw/s72-c/3242587656_5cbb072c1f_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8725715506626013278</id><published>2009-06-11T15:39:00.002+02:00</published><updated>2009-06-11T15:44:33.724+02:00</updated><title type='text'>Mais non. Arrête tes conneries.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjEJ54lVShI/AAAAAAAAAHI/OVTzQJIyTJA/s1600-h/450751843_1d8cb56cd6_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjEJ54lVShI/AAAAAAAAAHI/OVTzQJIyTJA/s320/450751843_1d8cb56cd6_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346065122711652882" /&gt;&lt;/a&gt;Il avait une cravate rose et lisait un livre gris. Une parka de loin qui pouvait ressembler à n'importe quoi, comme à une veste en velours d'où dépasseraient des poignets de Polonais, voire à un blouson en flacons recyclés de produit-chiottes. Trop attentif aux alentours pour être vraiment là, dans la rame anonyme de ceux qui se regardent en flou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était du genre hyprasocial tu vois, les gens qu'ils touchent, les mots qu'il dit, à peine encastré qu'il te donnait déjà du on, de l'esprit d'entreprise, du rassemblement et du, au fond, nous sommes tous les mêmes et nous ne formons qu'un. Tel était son projet auquel réfléchir, dès que ses entrailles  lui tiraillaient l'idée, au petit matin. Pas encore réveillé qu'il tressautait d'envie et de tâches à accomplir. Et tout cela c'était pour ton bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et toujours ce sourire en fente vissé sur la gueule, un rouquin maladif supplémenté au bêta-carotène, un peu de sueur collée sur les temps (parce qu'il venait en vélo), une face pliée de type pas tout à fait laid, mais toujours assurément gentil. D'où les compliments qu'il se devait d'entendre. Ça c'est sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A te ressortir sur commande toute la mélasse d'usage, comme les expériences à faire, et les débouchés à prévoir, et tous ces champs de possibilités pas encore exploités. A t'en donner le tournis d'imaginer qu'il pouvait adhérer à ses discours, sans recracher la sauce d'une programmation trop hâtive. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Car ça lui collait à la peau toutes ces belles formules, tout comme ses restes de dents arrachées au pied de biche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8725715506626013278?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8725715506626013278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8725715506626013278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/mais-non-arrete-tes-conneries.html' title='Mais non. Arrête tes conneries.'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SjEJ54lVShI/AAAAAAAAAHI/OVTzQJIyTJA/s72-c/450751843_1d8cb56cd6_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3308310745820859941</id><published>2009-06-07T18:49:00.001+02:00</published><updated>2009-06-07T18:51:37.602+02:00</updated><title type='text'>Traces</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivwAhm9ngI/AAAAAAAAAHA/2qN0NFAIzaQ/s1600-h/300px-A4.svg.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 265px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivwAhm9ngI/AAAAAAAAAHA/2qN0NFAIzaQ/s320/300px-A4.svg.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344629274617683458" /&gt;&lt;/a&gt;Évidemment elle avait aussi ses problèmes. De loin, j'aurais pu croire que sa vie coulait de source, qu'elle était aussi fixe que régulière et que ce genre de questions, elle ne se les posait pas. Mais non. Elle tremblait par exemple, chaque mois, de l'échéance des impôts à payer (ça grève un budget). Sa mère, aussi, était malade depuis longtemps, une dépression qui la clouait au lit les trois-quarts du jour, qui rendait le futur incertain, qui faisait que chaque coup de téléphone pouvait annoncer une catastrophe, une fin de vie volontaire, des obsèques à préparer et des gens à prévenir. La politique, pareil, ça la passionnait, les Français sont des cons, vraiment, elle le répétait à l'envi, un jour ils votent à gauche, un jour ils votent à droite, impossible de tenir des réformes et de faire avancer les choses – quelquefois elle faisait passer l'air entre ses lèvres pour montrer toute l'étendue d'une telle absurdité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son véritable souci actuel, le centre majeur et névralgique de son quotidien, c'était la recherche de l'âme soeur. Pas un partenaire rapide, pas de ceux qui baisent et qui claquent la porte, elle voulait quelqu'un qui reste et qui prend les choses en charge. Quelqu'un qui s'occuperait d'elle, quelqu'un qui donnerait un sens à sa vie, quelqu'un pour qui se lever le matin, quelqu'un avec qui faire des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'à 35 ans, elle voyait le temps qui passe, elle disait, les expériences faites et les plus à faire, elle avait profité, pour sûr, elle était partie faire de la plongée aux Maldives, elle n'avait pas hésité à jongler de mec en mec, comme ça, sans conséquence, elle en avait vu du pays et fait le tour du monde avec son cul. Car elle en mesurait les limites aujourd'hui, elle se sentait seule, souvent, elle voyait bien comment l'univers, autour d'elle, avançait, et comment elle restait sur le bas-côté de la route. Elle voyait les enfants grandir lors des dîners entre amis et des week-end en famille, elle voyait les engagements se prendre, elle regardait avec langueur la décoration impeccable de l'appartement que son salaire lui avait permis d'acquérir. Elle n'avait pas peur d'admettre le rythme de l'horloge biologique, elle se disait même victime du syndrome du pavillon de banlieue (ah ah).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que l'obsession grandissait, la quête devenait chasse, le quotidien tout entier se tournait vers la réponse à cette seule question : vais-je finir ma vie seule ? Elle tournait ses yeux comme un caméléon, acceptait les rendez-vous, notait les déceptions, faisait des compte-rendus aux uns et aux autres, devenait de moins en moins légère, de plus en plus pressée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il voulu d'elle, ils s'installèrent, se marièrent dans la foulée, se reproduisirent plutôt facilement pour leur âge, partirent en vacances et firent des projets. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Elle oublia l'échéance, se reposa enfin, sortit de la route un soir de verglas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3308310745820859941?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3308310745820859941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3308310745820859941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/traces.html' title='Traces'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivwAhm9ngI/AAAAAAAAAHA/2qN0NFAIzaQ/s72-c/300px-A4.svg.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-3234466842793609155</id><published>2009-06-07T18:39:00.003+02:00</published><updated>2009-06-07T20:47:27.943+02:00</updated><title type='text'>Double-bind</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivtpuL7XrI/AAAAAAAAAG4/95eA3dMD2gs/s1600-h/1677216379_6f66ee61d2_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 278px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivtpuL7XrI/AAAAAAAAAG4/95eA3dMD2gs/s320/1677216379_6f66ee61d2_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344626683833704114" /&gt;&lt;/a&gt;Et oui, tu te plains, ou la la, de ne pas pouvoir lui faire sa fête à ce chauffeur de bus qui arrive en retard et qui t'a humilié, laissé là dans les traces de pisse d'une virilité foulée aux pieds, tellement qu'on se fout de ta gueule, matin midi et soir, à te donner tes rations quotidiennes de bonheur pour ne pas oublier que, finalement, la survie c'est pas si mal, et qu'on ne va pas se la mettre trop profond la question de l'incongruité d'une pompe à fusil - trop conne, trop vive, et trop prévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, tu te plains, ou la la, cet homme ne te laisse pas faire ce que tu veux, violence,  manipulation et emprise, et ça t'étonne, une fois les papiers signés, la robe blanche et les serments pour toujours, de voir qu'il n'en reste rien d'autre que la valse des compromis empilés en sacs de sable. Tu disais toujours, l'air absent et concerné, qu'un homme, ça devait être plus fort que toi, que c'était là que se jouait l'humidification du fondement, et en tirer des conséquences hypothétiques, de l'autre en tant qu'autre qui t'attire pour tout ce qu'il n'est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, tu te plains, ou la la, vu que la victime a toujours été un bon placement, ça t'entoure, ça t'embrasse, ça réchauffe, ça demande de tes nouvelles, ça te conseille des issues, ça te donne l'illusion qu'au fond du tas de merde qui fait ta vie, il reste l'ultime gaz d'espoir qui te permettra d'y voir plus clair. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un jour prochain, à moins que demain tout recommence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-3234466842793609155?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3234466842793609155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/3234466842793609155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/06/double-bind.html' title='Double-bind'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SivtpuL7XrI/AAAAAAAAAG4/95eA3dMD2gs/s72-c/1677216379_6f66ee61d2_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-5584138618530839749</id><published>2009-05-19T14:11:00.002+02:00</published><updated>2009-05-19T14:15:10.074+02:00</updated><title type='text'>Fresh</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKiY91EdnI/AAAAAAAAAGQ/oNaaVEmFKoI/s1600-h/cocktail1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 213px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKiY91EdnI/AAAAAAAAAGQ/oNaaVEmFKoI/s320/cocktail1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337507058185172594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Salut&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Salut...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Ça va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne sais pas quoi dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah dis comme ça vient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pff, je ne te sens plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'en ai marre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'est trompés, je crois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tu t'es trompé ! moi j'ai  toujours été sûre de moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu veux, disons que les choses  me regardent. Nous n'avons pas les mêmes attentes, nous n'allons  pas la même direction, nous n'allons nulle part...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le savais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tu as toujours été un connard  égocentrique et égoïste de toute façon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça doit être ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire, ce n'est pas de m'avoir  menti, mais que tu te sois menti à toi-même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clair.&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;J'ai terminé le repas devant la glace.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-5584138618530839749?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5584138618530839749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/5584138618530839749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/fresh.html' title='Fresh'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKiY91EdnI/AAAAAAAAAGQ/oNaaVEmFKoI/s72-c/cocktail1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-9023524689909611237</id><published>2009-05-19T14:02:00.002+02:00</published><updated>2009-05-19T14:04:08.905+02:00</updated><title type='text'>Raison</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKgJcCBgiI/AAAAAAAAAF8/dv9R5nwRI6E/s1600-h/335369682_c8dfcc9046_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKgJcCBgiI/AAAAAAAAAF8/dv9R5nwRI6E/s320/335369682_c8dfcc9046_b.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337504592391406114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Attendre. Trop tard, c'est aux antipodes de ce que tu pouvais espérer quand tu avais encore du temps pour rêvasser et les yeux brillants tournés vers ce que tu ne savais pas encore. Maintenant, il y a trop de choses que tu connais, que tu maîtrises, dont tu dis savoir le cours avant même de les avoir commencées. Cela te paraît prévisible, tu en devines déjà la fin. C'est comme si tout devenait glauque, comme la toile cirée de la cuisine au savon de lavage mal rincé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Il y a toujours, oui, des rues ou des arbres au détours desquels tu peux te dire c'est joli, qui méritent que tu t'y attardes, que tu reprennes un peu ta respiration pour mieux en savourer une certaine délicatesse, mais plus rien n'a le goût des premières fois. Tout te paraît usé, guindé, les tentatives pour redorer les blasons ne sont qu'artificielles, comme des pis-allers de conduite, comme s'évertuer à ne jamais faire au retour le même voyage qu'à l'aller. Se ménager des surprises et faire semblant d'ignorer ce qu'il y a dedans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Un jour, tu penses avoir trouvé la solution. Des milliers et des milliers d'ancêtres sélectionnés pour maximiser les chances de survie de l'espèce, et une fois passé l'optimum reproductif, on s'emmerde. On n'a pas été faits pour vivre vieux, c'est ce que tu répètes, une fois la pépite découverte, à foison, à brandir en sticker repositionnable à l'envi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Et perdre patience.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-9023524689909611237?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9023524689909611237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/9023524689909611237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/raison.html' title='Raison'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShKgJcCBgiI/AAAAAAAAAF8/dv9R5nwRI6E/s72-c/335369682_c8dfcc9046_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7935551433420620479</id><published>2009-05-17T17:23:00.002+02:00</published><updated>2009-05-17T17:24:21.198+02:00</updated><title type='text'>En rond</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShAsFkOFVOI/AAAAAAAAAF0/mNYD54ULR5Y/s1600-h/2344686259_ba9efa6a19_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShAsFkOFVOI/AAAAAAAAAF0/mNYD54ULR5Y/s320/2344686259_ba9efa6a19_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336814032567751906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Il avait une petite langue pointue de porc qui tapait sur l'arc de ses dents rapprochées. Il clignait des yeux aussi et personne ne savait véritablement, avec précision, qui il regardait. Des lunettes sans monture mais d'une épaisseur telle qu'elles déviaient son strabisme déjà conséquent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Les yeux enfoncés sous un crâne avancé, des sourcils presque chauves, un front haut qui donnait sur des cheveux courts, grattants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Il agitait de grands bras aux manches remontées. Il les agitait mollement, les articulations serrées, le stylo dans la main, présent, déterminé, les notes sous les yeux. Il parlait.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;Je suis gestionnaire en management des risques en organisation de l'entreprise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Il le sortait d'une traite, sans respirer, la petite langue de porc tapait sur ses dents, en mitraillette, tac a tacatac tac.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Son nez trop maigre à l'os trop court bougeait du bout quand elle ouvrait la bouche. Elle avait aussi de petits yeux, avec ou sans lunettes, je ne m'en rappelle pas. Elle était sèche, cachait son torse plat sous deux couches de vêtements qu'elle tirait sans cesse pour redraper ses reins. Elle disait vouloir, pourquoi pas, se couper un bras. Elle faisait le geste de la main sectionnant pour de faux l'articulation de l'épaule.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Encore un autre plus vieux, au crâne certainement plus blanc, même si la densité capillaire se rapprochait du néant, quasiment. Il parlait peu mais du nez en tout cas, et le corps penché en avant. Je me disais l'avoir déjà vu quelque part, bien que l'attestation factuelle ait obtenu sa note de réalité hautement improbable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;Rien ne se renouvelle jamais assez pour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7935551433420620479?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7935551433420620479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7935551433420620479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/en-rond.html' title='En rond'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/ShAsFkOFVOI/AAAAAAAAAF0/mNYD54ULR5Y/s72-c/2344686259_ba9efa6a19_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6602346325873884879</id><published>2009-05-16T15:54:00.002+02:00</published><updated>2009-05-16T15:55:33.835+02:00</updated><title type='text'>Toutes des putes sauf ma femme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sg7FwCMvtQI/AAAAAAAAAFs/AXq7H5qnJxM/s1600-h/346697036_b6e4571ffd_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 262px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sg7FwCMvtQI/AAAAAAAAAFs/AXq7H5qnJxM/s320/346697036_b6e4571ffd_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336420037495338242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Là nous sommes d’accord, personne ne t’empêche de penser ce que tu penses.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Tu pourrais y aller franco et ne pas te retourner sans te dire que tu aurais dû parier sur le chien n°63 et que de toutes façons c’est complètement absurde de parier sur des chiens anorexiques qui poursuivent un faux lapin – ou un lapin mort, car de là où tu es, tu ne vois pas très bien. Mais la chose est faite et c’est maintenant trop tard.  &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Quand tu étais petit, ton père te disait toujours qu’il fallait que tu mûrisses tes choix, que tu te demandes vraiment si tu voulais ça ou ça ou encore ça et de te demander jusqu’au bout si ça allait te convenir et te demander si bien oui tu étais sûr de vouloir ça plutôt que ça et de bien réfléchir aux conséquences – et souvent à la fin tu tirais à pile ou face.  &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Il y a dans toute personne que tu rencontreras un être insoupçonné, quelqu’un que tu ne pensais pas possible et tu seras déçu. Alors il te disait aussi de faire attention et de te méfier, de bien réfléchir avant d’accorder ta confiance ou de dire des choses que tu n’aurais pas dû dire ou seulement à quelqu’un en particulier car les gens sont parfois cruels sans raison mais c’est juste que ça les rassure car ils se sentent exister en faisant du mal aux autres ; ils s’impriment dans leur existence pour se donner l’illusion que leur vacuité intrinsèque a bien plus de consistance (et ça tu ne le comprenais pas).&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Ce que tu aimais bien faire, quand tu étais petit, c’était de t’inventer inventeur. De dire qu’il y avait plein de choses tellement utiles auxquelles personne n’avait jamais pensé et que tu pouvais devenir riche juste en en ayant l’idée, et recommencer jusqu’à l’infini et la fin de ta vie. Il suffisait juste d’avoir les intuitions de ce qui manquait dans la vie des autres en prenant évidemment la tienne comme modèle et les choses iraient d’elles-mêmes. Tu t’étais par exemple dit que ce serait une bonne idée d’inventer le fast sex et de la même manière que les gens ont de temps en temps ou souvent ou quand ça leur chante envie de manger au fast food et de manger chaud et de se remplir le ventre rapidement et efficacement tout en sachant qu’aux quatre coins du monde la même chose allait leur être servie – avec quelques variantes exotiques le temps des promotions à durée limitée -, tu pensais que de temps en temps ou souvent ou quand ça leur chante les gens avaient envie de baiser sans passer par des verres ou des dîners ou des semaines de drague et de conversations, qu’il y avait bien les prostituées (pour les hommes) mais que là aussi c’était compliqué, et qu’il fallait choisir et bien tomber, et faire attention aux conséquences et avoir peur des maladies – et qu’il y avait bien aussi des femmes qui avaient envie de se faire mettre avec un service clé en main.  &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Mais en dehors de toi et de tes trois copines nymphomanes, tu t’étais rendu compte à faire tes calculs et tes analyses prospectives que tu valais quedalle en termes de marché. Que les gens ils te disaient que l’intéressant c’est le jeu de séduction et les dîners et les conversations et les semaines de drague et les verres, que c’est cela qui apportait la consistance à la vacuité intrinsèque du sexe brut et qui faisait des souvenirs.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;Pour devenir riche, il te resterait donc les lévriers, et tu avais grandi.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6602346325873884879?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6602346325873884879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6602346325873884879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/toutes-des-putes-sauf-ma-femme.html' title='Toutes des putes sauf ma femme'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sg7FwCMvtQI/AAAAAAAAAFs/AXq7H5qnJxM/s72-c/346697036_b6e4571ffd_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4585017411735063862</id><published>2009-05-12T17:51:00.002+02:00</published><updated>2009-05-12T17:54:21.784+02:00</updated><title type='text'>Clash</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SgmbpcVww5I/AAAAAAAAAFk/TsTELgMPoA8/s1600-h/2583068019_db4f75e03b_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SgmbpcVww5I/AAAAAAAAAFk/TsTELgMPoA8/s320/2583068019_db4f75e03b_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334966369881473938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Calligraphier l'envie et en faire des volutes. Ne pas voir se qui cloche et y penser demain. Tu ne devrais pas me donner de telles idées, mettre en branle les engrenages, les boulons et les tournevis. &lt;p&gt;Rideau orange en jersey, lieu qui n'a pas d'âge, froid. L'eau dans la bouteille pourrait sortir du frigidaire. Me pelotonner à en oublier ton absence (même si tu ne sais pas à qui je m'adresse). L'enveloppe cachetée dans la boîte moisie d'ennui, il y a la lune qui éclaire les nuages de mon crâne ramolli : le sang jaillira plus tôt qu'on ne l'attend. Chair de poule sur les épaules, il faudrait m'en dire plus. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les ombres pourraient s'advenir bucoliques s'il n'y avait pas ce brouillard et ses perles d'ennui. Pas de cheminée qui fume ni de feu qui crépite, les clichés se sont tus. Je déblayais les derniers cadavres d'araignées. Empiler les restes et sortir le tout à la fourche, faire des tas et des amoncèlements, serrer dans les coins, fourrer les interstices, envisager l'infime partie vacante et faire des pronostics. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces odeurs rémanentes qui auront la vie dure, tu pourrais faire des listes et enfin faire ton deuil, savoir que tout passe et rien n'est imprévu. Comme cette grande maison qui t'angoissait en rêve. Le tournant de la route enfoncé dans les pins, la montée involontaire et l'arrivée subite. Faire croire que quelqu'un t'y attend et que je ne le saurai pas. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car globalement, de tout ça, on s'en fout.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4585017411735063862?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4585017411735063862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4585017411735063862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/clash.html' title='Clash'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SgmbpcVww5I/AAAAAAAAAFk/TsTELgMPoA8/s72-c/2583068019_db4f75e03b_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-807961580822179417</id><published>2009-05-12T00:31:00.002+02:00</published><updated>2009-05-12T00:32:12.276+02:00</updated><title type='text'>Conditionnement instable au niveau des jointures</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SginYvjkUBI/AAAAAAAAAFc/0m4By2iMM_w/s1600-h/500033161_7d6951ffa9_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SginYvjkUBI/AAAAAAAAAFc/0m4By2iMM_w/s320/500033161_7d6951ffa9_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334697802144698386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jalousie du passé, comme c'est idiot et absolument sans intérêt. Ta tête parle, fort, à te mettre les équations en branche histoire que rien ne puisse, avec crédibilité, être taxé de futile. Mais tes yeux cadencent : alors comme ça tu aimais l'enculer dans les fourrés et ressortir la poitrine haute et quelques échardes en guise d'attestation ? Comme cela devait être drôle et instructif, ma foi, toutes ces anecdotes pour te mettre le lit au carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est arrivée un jour de pluie et ne ressemblait à rien, à une sorte de truie luisante et verte, penses-tu, avec les difficultés remémoratives du type à qui on ne la fait pas (froncement de sourcils). La cloche a sonné, drelin, et c'est ainsi que tu la remarqua, par obligation quoi ; oui. Ce que tu dis, évidemment, aujourd'hui, et tu oublies en protection par défaut du crâne de mentionner la gaule immédiate qu'elle t'a mise. Toi et tes si grands soucis pour te la faire tenir droite, il y avait de quoi marquer le coup. Façon de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les préliminaires écourtés car elle venait de la part d'un ami et tu savais bien qu'il serait du genre à te la refiler en douce. Oh non, pas grassement, oh non pas comme des potaches de bas étage, non non non, du genre classe, t'as vu, avec des prétextes intellectuels de haute volée, façon biographie à rédiger, façon besoin de détails, façon spécialiste ou amateur éclairé, façon approche plus précise, tête derrière l'épaule et, sans aucune précipitation, croupe à ramoner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu la laisseras sur les notes de bas de page, en attendant que ça sèche. Et je pouffe. Sur mon séant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-807961580822179417?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/807961580822179417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/807961580822179417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/conditionnement-instable-au-niveau-des.html' title='Conditionnement instable au niveau des jointures'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SginYvjkUBI/AAAAAAAAAFc/0m4By2iMM_w/s72-c/500033161_7d6951ffa9_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4352786145256459534</id><published>2009-05-12T00:27:00.001+02:00</published><updated>2009-05-12T00:30:09.315+02:00</updated><title type='text'>Fixation</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Respecter ses engagements ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;prendre ses responsabilités ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;à ton âge ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;avoir des projets&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;connaître ses limites ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a name="1fr0"&gt;&lt;/a&gt;arrêter de déconner ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;prendre du recul ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;devenir un vrai adulte ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;c'est une passade ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;prendre conscience ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;être sérieux ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a name="1fsd"&gt;&lt;/a&gt;tu ne penses pas ce que tu dis ;   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu ne peux pas faire ça ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu ne peux pas dire ça ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;fais attention ;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;c'est une question de principes ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu me prends pour qui ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;perdre ses repères ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu sais ce que ça implique ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;réfléchis bien ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;agir en conséquence ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;savoir ce que tu veux ;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;l'âge mûr, juste avant l'âge pourri.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4352786145256459534?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4352786145256459534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4352786145256459534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/fixation.html' title='Fixation'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-7267995759697175580</id><published>2009-05-11T23:52:00.002+02:00</published><updated>2009-05-11T23:55:35.649+02:00</updated><title type='text'>Renvoi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sgiew9Py6oI/AAAAAAAAAFM/b9cL3IUkRks/s1600-h/13850295_ae69e26911_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sgiew9Py6oI/AAAAAAAAAFM/b9cL3IUkRks/s320/13850295_ae69e26911_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334688322532076162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Globalement, le mois de mai n'a aucun intérêt. On voudrait faire ce qu'il nous plaît, on tomberait toujours entre deux ponts, trois RTT, celles qui accouchent, les autres qui se marient (sans oublier l'enterrement des vies de jeunes, garçons ou filles, parce qu'une fois marié, on devient vieux - c'est la définition) ; il y a ceux aussi qui, une fois reproduits, se disent que c'est toujours mieux de passer par la case baptême (ce n'est pas vraiment quelque chose de religieux mais ça permet de rassembler toute la famille) ; il y a aussi des anniversaires ; il y a aussi des déménagements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout ce monde là se dit qu'en mai, c'est l'idéal, vu justement qu'il y a les ponts, les RTT, etc., que finalement personne n'a vraiment rien à faire et, en ce sens, tout le monde est libre. Et tout ce monde se dit que vous allez être invité, puisque c'est la règle du vivre-ensemble qu'à ce genre d'événements, réguliers ou ponctuels, on invite sa famille ou ses amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui, il se dit qu'il va faire quelque chose d'original, d'un peu fou, qu'il faut savoir se lâcher, surtout devant les enfants, parce qu'après on devient trop sérieux et finalement, on perd toute crédibilité. Il se dit donc qu'il va emmener sa famille (une femme, quatre enfants, de 0 à 8 ans), celle d'un ami de longue date (une compagne - il est divorcé, pas remarié, parce qu'on ne l'aura pas deux fois - et deux enfants, de 12 et 16 ans), et un ami seul, qui est super sympa, on ne sait pas trop pourquoi il est seul, d'ailleurs ; mais c'est comme ça. Il se dit donc qu'il va profiter d'un de ces longs week-ends de mai pour emmener tout ce beau monde à la fête foraine. Pas n'importe laquelle de fête foraine : la fête foraine de province, la place du marché, les forains qui ont encore le sens de l'amusement et pas seulement celui de l'argent, les pas encore trop de bandes de jeunes un peu trop remuants, un peu trop bourrés ou un peu trop arabes, et tout le monde en a pour son compte, les petits comme les grands. Il aime bien prendre des initiatives, il a des enfants en bas âge, il est très soucieux de sa crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(La compagne de l'ami de longue date n'en a pas encore, des enfants, et elle ne sait pas si l'ami de longue date lui en fera, même si c'est encore trop tôt - dans leur relation - pour y penser, alors elle s'extasie sur ces enfants en bas âge qui deviennent dans sa bouche des bambins, des bout'chou, des bouts d'homme. Il lui arrive même d'ébouriffer des têtes, de pincer des joues, de taper des fesses. Elle ne sait pas trop d'où ça lui vient, la compagne de l'ami de longue date, tous ces gestes automatiques, non réfléchis, non conscients ; et normaux au fond. C'est qu'elle doit l'avoir, l'instinct maternel, la compagne de l'ami de longue date, car elle veut finalement en avoir, des enfants).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui, il est ravi. Tout le beau monde invité et rassemblé se promène dans la fête foraine. Se promener, ça n'a rien à voir avec la marche, il n'y a pas de but à atteindre, pas d'horizon, pas de destination, juste un rythme à respecter, un rythme lent ; lancinant. La marche permet de prendre son temps, de prendre le temps d'être ensemble, de se parler, de regarder alentours, de mettre ses mains dans les poches et de balancer ses jambes, un peu comme au pas de l'oie, mais non, pas du tout et pas vraiment, parce qu'on est des humanistes et qu'on déteste les militaires. Les deux enfants de l'ami de longue date peuvent être en retrait de la troupe et se foutre de sa gueule, il l'ignore, il est ravi, il est avec ceux qui comptent pour lui et ça lui suffit. Il dore le blason de sa crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il se dit que se promener c'est bien, mais qu'il faut aussi profiter de l'essence de la fête foraine, de ce qui fait l'un peu fou de son initiative, ce qui fait son originalité : il faut savoir se lâcher et prendre part aux attractions : « Qui veut faire la chenille ? ». La troupe se rassemble et conciliabule, se concerte, donne ses sentiments et ses opinions. La femme, non, elle préfère vous regarder, elle a les petits, ça doit être trop violent pour eux. Alors lui, il se dit que sa crédibilité passe par aller demander au forain son avis, et le forain avise que les enfants de moins de 5 ans ne doivent pas monter sur ce manège, ce n'est pas que ça soit trop violent mais c'est qu'ils peuvent glisser sous la barre en fer faisant office de sécurité, c'est qu'ils peuvent se retrouver sur les rails, et, tendrement, se faire broyer par les wagons (ça il ne le dit pas, et je ne sais pas même s'il le pense, au fond).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors la femme restera avec les bambins, bout'chou, bouts d'homme. La compagne de l'ami de longue date fait état de son souhait de l'accompagner, mais non, car il dit qu'il faut que tous, ensemble, ils fassent cette attraction, qu'ils vont tous, ensemble, bien rigoler. Quand la compagne de l'ami de longue date accepte, c'est tout son torse qui se gonfle de sa crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manège démarre, il rit, tous rient, les deux enfants de l'ami de longue date ricanent mais il l'ignore, il est ravi, il est avec ceux qui comptent pour lui et ça lui suffit. Il distille le flot de sa crédibilité à mesure que le rythme du manège s'accélère. Les corps montent, descendent, des bras se lèvent. Alors le forain passe en mode marche arrière. Il continue à rire, il se tourne, il commente, il fait des hourras, il attrape la cuisse de la compagne de l'ami de longue date qu'il a placée à côté de lui - question de crédibilité - et lui dit qu'elle ne va pas regretter d'être montée avec eux. Alors le forain accélère la cadence, les corps montent, descendent, la marche arrière remue un peu les estomacs mais il dit que ça va passer parce qu'il pense que c'est bientôt terminé, que même si le forain a le sens de l'amusement et pas seulement celui de l'argent, il ne va pas faire tourner son manège cent sept ans. C'est aussi ça la crédibilité, c'est savoir anticiper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est la chenille qui redémarre, et toujours en marche arrière. Alors il commence à ne plus rien dire, il commence à ne plus faire de bruit, il commence à lâcher la cuisse de la compagne de l'ami de longue date. Il hisse un peu son torse hors de la barre en fer faisant office de sécurité, il hisse un peu ses bras et fait avec ses mains le signe « temps-mort ; temps-mort ». Il espère que le forain comprenne, remette le manège en marche avant, ou même qu'il stoppe le tout. C'est aussi ça, la crédibilité, c'est savoir quand les choses amusantes ne le sont plus, c'est aussi savoir quand les choses dégénèrent et deviennent dérangeantes. La crédibilité, c'est aussi savoir poser des limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crédibilité, c'est aussi devenir vert et vomir sur l'épaule de sa voisine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-7267995759697175580?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7267995759697175580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/7267995759697175580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/05/renvoi.html' title='Renvoi'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sgiew9Py6oI/AAAAAAAAAFM/b9cL3IUkRks/s72-c/13850295_ae69e26911_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-126831349209241864</id><published>2009-04-25T07:57:00.001+02:00</published><updated>2009-04-25T08:01:52.155+02:00</updated><title type='text'>Balancelle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SfKnNU6LCTI/AAAAAAAAAFE/KDE86H59dv4/s1600-h/2952974202_84671ffed1_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SfKnNU6LCTI/AAAAAAAAAFE/KDE86H59dv4/s320/2952974202_84671ffed1_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328505156525558066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il lui prend la main, le bras, il l’embrasse, il fait descendre sa main et il remonte, il frotte, comme un essuie-glace. Il la tient, elle fait mine de se retirer, et non, elle ne veut pas qu’il la tienne parce qu’elle &lt;i&gt;fait la gueule &lt;/i&gt;et qu’elle boude, et qu’elle fait tout pour lui montrer, et qu’elle le montre aussi à tout le monde, tant qu’à faire, que ça ne se passera pas comme ça, parce qu’il a regardé passer la fille aux jambes nues, qu’il ne s’est même pas gêné pour tourner la tête, qu’il la suivie du regard, et que c’est plus qu’elle ne peut en supporter.    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle lui demande des comptes, et elle pleure, et elle se pose des questions, au fond : est-ce qu’elle peut vraiment encore lui faire &lt;i&gt;confiance&lt;/i&gt; ? est-ce que ça va recommencer ? est-ce que, comme ça, il va encore tout foutre en l’air ? est-ce qu’il ne peut pas grandir ? est-ce qu’il ne peut pas, merde, mûrir ? est-ce qu’il ne peut pas prendre &lt;i&gt;conscience &lt;/i&gt;qu’il la fait &lt;i&gt;souffrir&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;reconnaître&lt;/i&gt; tout ce qu’elle a &lt;i&gt;sacrifié&lt;/i&gt; pour lui ? Toute cette ingratitude, qui s’étale, elle pourrait en beurrer des tartines.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle a d’abord dit : tu veux que je t’aide ? (il a un peu souri)&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Moi, ça ne me fait pas du tout rigoler, tu me dégoûtes, j’en ai marre (elle a dit ensuite).&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle parle fort et des têtes se retournent, c’est un réflexe, comme les suricates, ce n’est pas de notre faute, ce n’est pas comme si, tous les jours, la vie d’inconnus étaient déversées devant nous, comme ça, sans raison, sans qu’on ne demande rien à personne, et que ça nous gêne, au fond. Parce qu’on en ressent, de l’empathie, de la vraie, de la bonne bien faite. La voici, la race ! La race des peaux grasses, la race des cheveux plats, la race des chairs froides, de la tendresse et des marques d’affection. Des automates en concile qui portent des sacs à dos, qui chuchotent et qui téléphonent.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Pendant un moment, elle n’a plus rien dit, emmurée, elle était.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors il a commencé à la tenir, il a commencé à se rapprocher d’elle, il a commencé à la rassurer, à faire l’essuie-glace, à lui prendre les genoux, à tenter d’engouffrer sa tête sous son menton et la regarder d’en dessous. Il a essuyé son visage et ses larmes avec un pouce qui me paraît sale, d’ici.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors il lui a dit d’arrêter, il lui a dit de se calmer, il lui a dit qu’il l’aime, dans son oreille, il a soufflé le souffle sec des après-midi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C’est qu’il voudrait que ça passe vite parce que le trajet n’est pas si long. Qu’il doit encore retrouver la fille aux jambes nues et la tringler dans les chiottes. Ou, du moins, essayer.    &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-126831349209241864?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/126831349209241864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/126831349209241864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/balancelle.html' title='Balancelle'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SfKnNU6LCTI/AAAAAAAAAFE/KDE86H59dv4/s72-c/2952974202_84671ffed1_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-4093999710792498505</id><published>2009-04-21T01:05:00.002+02:00</published><updated>2009-04-21T01:12:16.718+02:00</updated><title type='text'>Cartoon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Se0BSJPPyhI/AAAAAAAAAE8/4gnvIesVKkg/s1600-h/2456553371_f17cd75df6_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Se0BSJPPyhI/AAAAAAAAAE8/4gnvIesVKkg/s320/2456553371_f17cd75df6_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326915345478306322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; vision : Il est blond, enfin, décoloré. Les cheveux en crête sur la tête, c'est mon &lt;i&gt;collègue de travail&lt;/i&gt;. Cet après-midi, il a raconté au Portugais, l'autre &lt;i&gt;collègue de travail&lt;/i&gt; qui décore le bureau en face du mien, comment sa petite copine est tombée sur le &lt;i&gt;SMS compromettant d'une ex&lt;/i&gt;. Trop chaud, il a eu. &lt;p&gt;2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : La petite copine est là, ce soir. Elle est enceinte, elle a 18 ans parce qu'elle voulait un enfant rapidement. Des cheveux et des mèches multicolores (elle s'y connaît, elle est coiffeuse, d'ailleurs, elle coiffe aussi son petit copain décoloré). Une face de hamster mort qui s'esclaffe : &lt;i&gt;Ya pas à chier, ça sent le pâté&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : Le chef. Le patron. Lui, le centre. L'organisateur du &lt;i&gt;dîner d'entreprise de Noël&lt;/i&gt; (ça permet de se détendre un peu, et les gens se laissent aller, et se connaissent mieux. Et au final, c'est l'atmosphère de travail qui gagne) prend la parole et, fièrement, déclare que si l'année dernière nous étions 11, cette année, nous sommes 37. Les choses avancent. Ils applaudissent. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : Des coquilles St-Jacques, qui baignent, dans leur jus. J'allume une cigarette mais la maîtresse de maison, la patronne du restaurant, l'amie de cour d'école de la femme du patron, elle ne veut pas, qu'on fume. Enfin, pas dans la salle, et c'est en raison de la &lt;i&gt;santé du personnel&lt;/i&gt;. Alors il faut aller au bar, mais le personnel y passe aussi. Tant pis. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : Je suis assise à côté de l'adjoint au chef (le sous-chef). Dans l'ancien temps, il aurait pu se faire enculer par le patron. Mais aujourd'hui, il a amené sa femme, et son père. Une momie sans âge, chiante comme une plante verte et un sénile qui me demande ce que je pense de &lt;i&gt;Ricet Barrier&lt;/i&gt;. Si je ne connais pas (son fils dit : quelle honte !), et ben je devrais, parce que c'est vachement bien. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;6&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : Il dénoue sa cravate. Il entrouvre sa chemise. Il rougit, il rit grassement, il a bu. Il se dit qu'il doit être au même niveau que ses &lt;i style=""&gt;salariés&lt;/i&gt;. Ca lui plaît. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : C'est le technicien de service. Enfin, l'&lt;i&gt;ingénieur-technico-commercial&lt;/i&gt;. Depuis quelques jours, il est passé cadre, il est fier mais n'a personne avec qui le fêter. C'est un puceau et son père vient de crever. Il se dit que ce soir, il peut se lâcher, et sa bouche lippue de semi-trisomique avale alors les kirs, les verres de mousseux, les pichets de vin trop frais, et trop dégueulasse. Il s'endormira dans son vomi et, le lendemain, retrouvera sa voiture. Sa mère se fera du souci. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;8&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; vision : Le nougat glacé fond. La petite copine enceinte est assise sur les genoux du Portugais. Je bois encore un coup, histoire d'effacer ces instants de ma mémoire. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Malheureusement, les souvenirs ont la vie dure.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-4093999710792498505?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4093999710792498505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/4093999710792498505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/cartoon.html' title='Cartoon'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Se0BSJPPyhI/AAAAAAAAAE8/4gnvIesVKkg/s72-c/2456553371_f17cd75df6_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-8911047006812925269</id><published>2009-04-21T00:53:00.002+02:00</published><updated>2009-04-21T00:55:57.414+02:00</updated><title type='text'>Quadrige</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sez9dGSSAXI/AAAAAAAAAE0/UimApdYvvZY/s1600-h/2246666555_68c73ca09b_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sez9dGSSAXI/AAAAAAAAAE0/UimApdYvvZY/s320/2246666555_68c73ca09b_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326911135617778034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On les appelle les amis du vendredi. On les appelle ainsi parce que ce sont des amis qui se retrouvent le vendredi, qui sortent le vendredi, qui profitent du vendredi comme premier jour du week-end, comme veille d'un jour où ils ne travaillent pas pour se retrouver. &lt;p&gt;Les amis du vendredi peuvent se retrouver chez l'un des amis, auquel cas il faut faire les courses du vendredi, on peut faire ces courses entre amis du vendredi, ce qui revient à considérer l'épisode magasin, grande surface, monoprix, supérette comme un prélude à la soirée entre amis du vendredi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Auquel cas, on se partage les tâches : Clémence va au rayon boissons et pense à acheter du coca avec sucre car le coca sans sucre est dégueulasse avec le whisky ; Julien, ou Juju, s'occupe des biscuits apéritifs et n'oublie pas de ne pas prendre de guacamole car Clémence est allergique à l'avocat et a tout gerbé, avec les petits bouts de tortilla chips pas bien mâchées lors de précédentes retrouvailles du vendredi ; Maxence - que tout le monde appelle Teddy - est celui qui tient les comptes, il fait les divisions du ticket de caisse et demande à chacun de participer à hauteur de ses moyens, mais ce serait tout de même mieux si chacun donnait la même chose car &lt;i&gt;comme ça on s'y retrouve&lt;/i&gt; ; Isabelle vient de se faire &lt;i&gt;méchamment&lt;/i&gt; larguer la semaine dernière par un Italien rencontré le mois dernier lors du cours de salsa - je crois qu'il avait peur de s'engager - et zone un peu dans les allées même si sa mission c'est les bonbons, bonbecs, chamallows parce que le sucre s'avale sans faim - mais donne soif - et parce que ce n'est pas parce qu'on a 30 ans et des enfants et des mariages ou de sales histoires compliquées merde je ne sors qu'avec des cons (Isabelle) qu'on va faire nos vieux et s'acheter des desserts comme par exemple : des tartes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant de se retrouver à la caisse du magasin, grande surface, monoprix, supérette, les amis du vendredi peuvent se retrouver par hasard entre les rayons, rire, se pousser parce qu'on n'a pas non plus toute la soirée, et dire des trucs drôles tels que : « On prend des préservatifs ? », &lt;i&gt;merde pas devant Isa vous êtes vraiment trop cons les mecs&lt;/i&gt;. Quand les amis du vendredi se retrouvent chez l'un des amis, ils choisissent en général celui qui n'a pas d'enfant ou de mari, ou chez celui qui peut faire garder ses enfants ou envoyer sa femme chez sa mère, car c'est bien de se retrouver entre nous, car les amis du vendredi sont souvent des amis de longue date, des amis de lycée (Clémence et Teddy eux, se connaissent même depuis le collège) et Isa, Clémence l'a rencontrée à la fac, à Censier - putain qu'est-ce qu'on a pu faire comme conneries. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les amis du vendredi peuvent se retrouver au restaurant. Auquel cas on choisit un restaurant central, c'est-à-dire pas trop éloigné des domiciles de chacun. Mathilde est arrivée la première, car c'est elle qui a réservé la table dans un restaurant éthiopien qu'elle adore et parce qu'elle connaît le chef, en plus. Il ne lui a pas fallu attendre longtemps pour voir sa copine Léa débarquer (en vrai, elle se nomme Léonor), elle souffle un peu car la nounou a eu 1/4 d'heure de retard mais bon, l'essentiel, c'est que tu sois là. Pour Jérôme, qui est grand, et beau, et porte une chemisette avec une cravate, c'est dix minutes plus tard, il a son téléphone portable contre son oreille et met ses lunettes de soleil sur sa tête ; il dit : « Ne vous en faites pas pour Alex, il a dit qu'il nous rejoindrait après le boulot ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les amis du vendredi ne commandent pas d'apéritif mais un pichet de vin qu'ils renouvelleront une fois au cours du repas - la vache, c'est un peu épicé quand même. Alex arrivera et les amis du vendredi se placeront fille contre fille (sur la banquette) et garçon contre garçon (sur les chaises). Ils font tchin avec leurs verres et parlent tout haut, les filles rient aux éclats et deux fois Léa se lève pour aller téléphoner et Mathilde explique que sa dernière a eu une bronchiolite et qu'ils ont du appeler SOS médecins à 1h du matin. Alex fait remarquer qu'il y a trois ans, si quelqu'un lui avait dit que Léa deviendrait mère de famille, il aurait bien rigolé. Jérôme dit que les temps changent et que les gens changent et que tous ils vieillissent et qu'ils prennent des &lt;i&gt;responsabilités&lt;/i&gt;, mais en même temps c'est normal, et c'est même un peu bien ; Mathilde dit que ça lui fait quand même un peu peur, et au moment de l'addition, tous se mettent à discuter avec le chef qui vient à leur table et qui dit que s'il avait eu le droit de vote, il aurait voté Bayrou : aujourd'hui ce n'est plus possible et c'est bien ce qu'il a fait ce type à vouloir rassembler au lieu de diviser. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je pense qu'ils ont tous plus ou moins couché ensemble, même si l'idée d'une partouze ne leur viendrait jamais à l'idée - c'est un peu dégueulasse -, qu'ils font tourner la sauce sans s'en rendre vraiment compte et même souvent ils ne s'en souviennent plus trop. Je pense qu'ils se racontent leurs vies et que tout le monde s'en fout, mais que sans cela ils se sentiraient &lt;i&gt;terriblement seuls&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-8911047006812925269?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8911047006812925269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/8911047006812925269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/quadrige.html' title='Quadrige'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/Sez9dGSSAXI/AAAAAAAAAE0/UimApdYvvZY/s72-c/2246666555_68c73ca09b_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-6117208578076588427</id><published>2009-04-15T18:33:00.003+02:00</published><updated>2009-04-15T18:37:44.300+02:00</updated><title type='text'>Monumenta</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeYNFl61NPI/AAAAAAAAAEs/4l7iXQpKTes/s1600-h/2281323834_ab66f86d3d_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 190px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeYNFl61NPI/AAAAAAAAAEs/4l7iXQpKTes/s320/2281323834_ab66f86d3d_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324957999141565682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;- Il reste du Jet 27 ? Ou du Manzana ? &lt;p&gt;- Nan, que de la Marie Brizard et je vais vous encaisser les chéris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Putain, je dois me lever à 6h demain, j'ai un cours à préparer, vraiment, faut que j'y aille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Combien tu me donnes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- 26, 27, en tous cas pas plus de 27.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ben j'ai 31.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Il arrive à la machine à café : j'allais quand même pas m'lever pour lui faire la bise ? Alors il vient vers moi et m'dit : tu fais la gueule ? Ben non, donc je me lève, tu vois. Mais tu te rends compte ? Les mecs c'est quand même hyper susceptible !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- En tous cas j'me sens en accord avec moi-même, j'ai pas de problème.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Faut que j'essaye de marcher droit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Et roule droit surtout !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(imaginer, quelques secondes, deux trois tonneaux direction Créteil et un pare-brise en sang)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- T'avales tout comme ça toi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Nan, moi j'aspire, je res-pire. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Mais c'est pire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Fallait y aller franco si tu voulais coucher avec elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Tu parles pas beaucoup mais quand tu l'ouvres, c'est pour dire que des conneries.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ouais, que de la gueule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Rosa, rosa... rosas ? Y'avait pas un truc en - us ? Rah nan mais j'confonds avec dominus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Je connais un truc en - us, si tu le mouilles un peu, ça glisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;rires, hoquet, bruits de cochon dans le nez, grands pans de béton armé, mégots, tournesols et tessons de bouteille dans la gorge.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Attente d'un taxi en retard puisqu'il pleut : délaisser les grands axes et prendre les routes parallèles. Ta peau m'appelle imprudemment et je ne crains désormais plus rien. Le reste : peanuts.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-6117208578076588427?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6117208578076588427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/6117208578076588427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/monumenta.html' title='Monumenta'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeYNFl61NPI/AAAAAAAAAEs/4l7iXQpKTes/s72-c/2281323834_ab66f86d3d_b.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2340019097293355450</id><published>2009-04-15T14:20:00.002+02:00</published><updated>2009-04-15T14:25:49.472+02:00</updated><title type='text'>Ding Dong</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeXRij9wboI/AAAAAAAAAEk/JM9Eh4mTBAE/s1600-h/351185815_e0c49158aa_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 229px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeXRij9wboI/AAAAAAAAAEk/JM9Eh4mTBAE/s320/351185815_e0c49158aa_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324892526135504514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est comme si ça pouvait se calmer. Se mettre entre parenthèses, dans la poche, sous le paillasson. Pour un moment du moins, quelques heures tout au plus. S'anesthésier. &lt;p&gt;J'aimerais, cela dit. Parce que j'ai bien fait « chut » pour ne pas ruiner totalement d'un fou rire si cynique la cérémonie. Même si le maire s'est dit que ça serait une bonne idée de citer du Francis Cabrel là, maintenant, au milieu des briques et des mines déconfites des lignées consanguines (mais en habit). De même, à la remise du livret de famille, il s'est dit que ça serait une bonne idée d'offrir un &lt;i&gt;livret de recettes de cuisine flamande&lt;/i&gt;, il s'est dit que ça serait une bonne idée de faire une blague, rapidement, comme ça, demander si c'est monsieur ou madame qui fait la cuisine - ah, bon, les deux ? -, il s'est dit que ça serait une bonne idée de montrer qu'on a beau se trouver dans un patelin perdu au ciel aussi bas que les fronts de l'assistance, on n'en est pas pour autant un ramassis d'arriérés phallocrates. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Faire bonne figure, se lâcher un peu, et profiter, et allez au diable car je vous déteste tous - c'était certainement un peu facile, et immature aussi, surtout avec 6 heures de bagnole dans les jambes, sous la pluie et les briques et la boue. Prendre toute expérience comme document, ça occupe de prendre des notes et permet aussi de faire passer la pilule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Et tu chantes, chantes, chantes, ce refrain qui te plaît, et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer.&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a les lumières qui clignotent, qui tournent, plusieurs couleurs et des va-et-vient en rythme. Il y a les vieux qui ont pris des cours de danse de salon et qui dansent, et qui dansent toujours une sorte de danse rock bâtarde, parce qu'il ne savent pas danser autre chose, mais parce qu'ils veulent tout de même danser. Parce qu'ils veulent tout de même se fondre dans la foule et retrouver l'instinct adolescent du troupeau. C'est la convergence des catastrophes. Olé.&lt;br /&gt;Il y a les sandales à talon de 3 cm, parce que c'est la fête et que la féminité festive passe par le port de chaussures à talons, mais pas trop hauts, il faut tout de même être &lt;i&gt;à l'aise&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Il y a les camarades de corpo finis à la bière, les projections &lt;i&gt;Windows Movie Maker&lt;/i&gt; (ce qui serait bien, c'est de faire défiler côte à côte les photos du couple, avec la musique d'&lt;i&gt;Amicalement vôtr&lt;/i&gt;e), les chansons détournées « et faites-nous un beau bébé », les discours, les étiquettes de champagne personnalisées (ça se garde), la déferlante d'émotion qu'on pourrait en graver des arbres et faire pleurer dans les chaumières tellement ça dégouline de nostalgie. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a que tout est tellement triste, à commencer par la vie de ce Dj trônant sur le haut de sa scène comme un crâne trônerait en haut d'une pile à se faire picorer les orbites par des corbeaux. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas à supporter le passé. Il n'y a pas à thésauriser sa mémoire. Le passé est forcément un échec, sinon, ce n'est même plus la peine de vivre. Car il n'y a aucune raison d'aimer les gens pour les souvenirs qu'on a d'eux.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2340019097293355450?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2340019097293355450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2340019097293355450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/ding-dong.html' title='Ding Dong'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SeXRij9wboI/AAAAAAAAAEk/JM9Eh4mTBAE/s72-c/351185815_e0c49158aa_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-1658360989402194515</id><published>2009-04-14T03:50:00.003+02:00</published><updated>2009-04-15T14:15:22.556+02:00</updated><title type='text'>Sous-entendu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SePsn1IT5yI/AAAAAAAAAEc/tALNCecT2qE/s1600-h/331962110_2aff56f4cf_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SePsn1IT5yI/AAAAAAAAAEc/tALNCecT2qE/s320/331962110_2aff56f4cf_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324359353503049506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il ne faut pas critiquer les religions, dit-elle. Non il ne faut pas, il ne faut pas se moquer des gens, il ne faut pas leur faire de mal, il ne faut pas les prendre de haut, et il faut savoir vérifier ses sources. Ses yeux sortent de ses orbites, son front devient chaud, elle s'éponge, elle s'évente. Elle raconte qu'on lui a ôté la thyroïde mais qu'elle ne le voulait pas, elle se dit déréglée, elle a chaud, elle a froid. Elle passe du coq à l'âne, un peu comme dans sa conversation qui s'offusque à mesure que son cou se tend et craquelle de son manque de vernis. Elle explique d'ailleurs que les omoplates doivent se dire bonjour si l'on veut se tenir droit ; elle roule ses yeux, ses yeux sortent, ses yeux exorbités de femme malade, ses cheveux en crin lisse, lissés, huileux. Des tonnes de beurre à s'enfourner chaque matin, une discipline de plus comme d'autres se vident, consciencieusement, pour que la journée passe plus vite, faite de petits rituels, à répéter l'un après l'autre, sans se demander pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Non, il ne faut pas critiquer les religions dit-elle, et l'autre opine de la tête, les yeux dix fois plus révulsés, le visage maigre et le nez remontant. C'est que la spiritualité, sans ça, on n'est pas grand chose, ajoute-t-elle et précision faite elle vient de passer six mois en Inde, elle raconte, c'est son tour, elle fumait du matin au soir, oui les Indiens s'y mettent, c'est dommage, avant ils gardaient ça pour les touristes, et cette ambiance, si animale, sauvage, l'énergie, partout, ça te ferait presque trébucher tellement c'est fort, et les gens, en lien direct avec le ciel mais aussi très terre à terre, le geste joint à la parole, de haut en bas, elle lève le menton et ses yeux pourraient tomber à la renverse.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Georges, Georges, dit la malade, oui Georges est mon mari, mais il a honte de moi - oh elle dit ça c'est pour rire, rassurez-vous, c'est juste qu'ils sortent souvent séparés et que Georges a pour habitude de taire son existence, Georges, hein Georges, oui, ne mens pas, je le sais. Et Georges le jovial à la peau violacée qui rit de la gorge, regardant l'autre du coin des yeux dans l'espoir qu'elle ne trahisse pas ce qu'elle sait. Il y en aurait tant à recoudre, sur le chemin du retour, entre deux pauses pipi sur l'autoroute, alors histoire de détourner l'attention, se contenter d'embrayer sur le massage ayurvédique aux huiles chaudes ou encore l'ayahuasca, oulala, c'est que j'en ai pris pas mal quand j'étais au Brésil.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Les gens de trente ans ne parlent de rien, ils parlent de leur vie, et le lapin qu'on dépèce, on l'entend déjà moins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-1658360989402194515?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1658360989402194515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/1658360989402194515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/sous-entendu.html' title='Sous-entendu'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SePsn1IT5yI/AAAAAAAAAEc/tALNCecT2qE/s72-c/331962110_2aff56f4cf_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2692706481606262321</id><published>2009-04-07T15:24:00.002+02:00</published><updated>2009-04-07T15:26:15.625+02:00</updated><title type='text'>Friable</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdtUNEeYviI/AAAAAAAAAEU/8162v3YBha8/s1600-h/415438998_a9d3597f0a_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdtUNEeYviI/AAAAAAAAAEU/8162v3YBha8/s320/415438998_a9d3597f0a_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321939968184598050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un air de déjà-vu dans celui-là. Du genre : absolument remplaçable par peu ou prou n'importe quoi. Un comptable, un chargé d'études dans un cabinet de recrutement. Du genre aussi à faire du zèle pour ramasser du sens à sa vie façon petite cuillère. L'existence bien réglée sans en avoir l'air, d'y toucher. Une douche en rentrant du boulot, les nouvelles en cornets de frites, les week-ends : faire des breaks et penser enfin à soi.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;On va te la scotcher, ta gueule.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il pouvait s'en rendre compte, sans qu'il n'y ait rien de dramatique là-dedans, que tous les lundis il faisait ses courses et tous les dimanches l'enduisait d'huile. Le quotidien à la rescousse, un peu, sauvage, en entrée de gamme, plutôt pas mal la réussite de vie. Il faisait. Il en faisait des tartines de choses à faire. Faire, faire, faire, encore un peu plus tellement que ça l'occupait, au fond.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu vois.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quatre ou cinq cellules primitives auraient suffi à faire l'affaire. Emballé, sous-pesé, emmailloté même, vu qu'il n'y allait pas par quatre chemins. Du lourd, qu'il disait, du très très lourd en absorbant régulièrement, à l'aise, des doses significatives de carbone. Ça pouvait donner aussi de l'onomatopée soufflante, histoire de résumer rapidement les situations. Il pouvait très bien avoir des commentaires sous cloche, à raturer au stylo bic bleu, mettre sa trace, envoyer des perches, attendre que ça remonte et s'étonner du vide. A force de s'être ouvert.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2692706481606262321?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2692706481606262321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2692706481606262321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/friable.html' title='Friable'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdtUNEeYviI/AAAAAAAAAEU/8162v3YBha8/s72-c/415438998_a9d3597f0a_o.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4753484682406641719.post-2558470542467983678</id><published>2009-04-03T14:24:00.001+02:00</published><updated>2009-04-03T14:24:44.258+02:00</updated><title type='text'>Nihiliste</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdYAABVO3tI/AAAAAAAAAEM/8ra-ffggysU/s1600-h/1457539782_7cfe568990_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 278px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdYAABVO3tI/AAAAAAAAAEM/8ra-ffggysU/s320/1457539782_7cfe568990_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320440010142310098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Arrêter de croire. Sans avoir jamais commencé d'ailleurs. C'est la phrase « quoique tu en dises » ou « tu ne peux pas dire ça ». Ça se répète que les symboles, au fond, n'ont jamais tué personne.  Qu'un rituel ou deux, finalement, qui n'en a pas besoin ; et ça suspend la voix pour bien te faire comprendre, appuyer, souligner, minimiser le plus possible l'éventualité d'une cervelle qui s'échappe. La faire se tenir droite et serrée sur sa chaise. Attention et concentration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'autres moyens d'y arriver aussi. Par exemple argumenter l'universel. Le bien, le mal, les opposés, les causalités, le vrai et le faux. Enfoncer encore, grossir le trait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Processus de défense en complot, en doute. Articuler distinctement, mettre les virgules là où il faut, cadrer et prévenir. La simplification en idéologie pourrait aussi fonctionner : on peut toujours faire plus simple. L'ambiguïté est un luxe que peu de gens peuvent se permettre – ça tu le sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'abstenir de repères comme on te crucifierait la gueule. A coups de marteaux sur ta porte, et que ça dégouline encore un peu. Histoire de tout parer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ça ne marche toujours pas, joue les larmes, l'indisposition, tu t'offusques, appuie sur la poitrine pour montrer où ça fait mal. Courbe un peu le dos et relève les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'humilité a toujours payé, à commencer par l'épouillage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4753484682406641719-2558470542467983678?l=nihil-ex-nihilo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2558470542467983678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4753484682406641719/posts/default/2558470542467983678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/2009/04/nihiliste.html' title='Nihiliste'/><author><name>PS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Xht4fQ8NhsM/SdYAABVO3tI/AAAAAAAAAEM/8ra-ffggysU/s72-c/1457539782_7cfe568990_o.jpg' height='72' width='72'/></entry></feed>
